09 janvier 2012
Un pour tous et tous au musée d’Artagnan
Le petit village de Lupiac, niché entre bas-Adour et bas-Armagnac a ses secrets de Polichinelle. C’est là qu’un beau jour d’une année alentours de 1620 est né le plus Illustre des gascons : le célèbre Charles de Batz de Castelmore alias d’Artagnan. Et pour honorer les exploits de ce dernier, on y trouve un musée qui lui est entièrement consacré. Et je l’ai ENFIN visité ! Oui ENFIN ! Je voulais y aller depuis déjà un bon moment, depuis que j’avais rencontré Le Chef Thibault Lagoutte, qui si je ne me trompe pas, est également de Lupiac : il m’avait fait l’éloge de son petit village pittoresque et m’avait parlé de ce musée. Si j’étais déjà venue à Lupiac furtivement un matin pluvieux de Mai, il y a deux ou trois ans, je n’étais pas passée aux bonnes heures d’ouverture de l’établissement. Alors j’avais procrastiné encore et encore. Jusqu’à ce que j’y passe mi-Décembre après un passage à la Palmeraie du Sarthou. Avant mon rendez-vous à Auch, j’avais un peu de temps alors j’ai pris la direction de Lupiac. Je suis arrivée à 16h45 devant la porte d’entrée des lieux, une ancienne petite chapelle pleine de charme. D’Artagnan m’y accueillit et m’invita à la découverte.
C’est en 1998 que le musée est créé et depuis on peut y découvrir la vie de d’Artagnan, en long, en large, en travers, sur un parcours audioguidé, avec un très joli parallèle entre le personnage historique réel et le personnage de fiction que nous connaissons peut être plus que l’original ! A nous une magnifique collection d’œuvres diverses sur le sujet. Une fois que vous avez poussé la porte de la chapelle, vous commencez l’aventure avec un accueil souriant. On vous équipe du casque d’audio guidage, vous sortez par une autre porte et découvrez d’abord les paysages des terres natales de notre star gersoise. Des vallons, de la lumières, les arbres, les routes, les chemins, la campagne gersoise…
Je suis entrée dans une première salle où une grande statue de D’Artagnan se dresse au centre. Il y avait là une très belle série d’affiches cinématographiques. J’ai été extrêmement surprise de voir le nombre de films qu’a pu inspirer le personnage ! J’ai été charmée par ces affiches anciennes.
Une voix me racontait toute l’histoire dans le casque. Et peu à peu je découvrais, dans un subtil parallèle entre fiction et réalité, l’homme que d’Artagnan a été, les personnages qu’il a rencontrés, sa vie à la cours, notamment par une série de portraits d’aristocrates de l’époque.
J’ai particulièrement aimé le passage où l’on explique d’où vient le mot « mousquetaire ». Etonnant non ? Aussi simple que l’étymologie puisse paraitre, je ne le savais pas. C’est devant une vitrine contenant une rapière, un pistolet à rouet et un mousquet que tout s’est éclairé. Ah donc, ça vient de là, de cette arme nommée « mousquet »… cette sorte de fusil. Mais alors ? D’Artagnan avait une arme à poudre ? Mais, je ne l’imaginais qu’avec son épée !
Dans des vitrines, j’ai pu découvrir quelques ouvrages littéraires sur le sujet : fiction, biographie, nouvelles, journal… notamment des exemplaires de l’œuvre d’Alexandre Dumas.
Je suis montée à l’étage où une autre salle m’attendait et encore des vitrines pleines de livres et autres œuvres ! Je crois que j’aurais pu rester des heures à regarder ces ouvrages : romans illustrés ou non , histoires pour enfants , bandes dessinés, disques. Et dans toutes les langues !
Et sur les murs, une foison de peinture qui racontent, en concordance avec l’audio-guide, les exploits et faits de guerre de d’Artagnan qui, si vous ne le saviez pas encore, a été rien que gouverneur de la ville de Lille !
En voilà un très beau voyage historique dans la vie d’un personnage qui passe tout à coup de la fiction à la réalité humaine, un voyage qui permet de quitter l’enjolivement de la littérature et de mieux connaitre le plus illustre des gascons dont la statue trône aussi dans la capitale gersoise et devant laquelle on s’émerveille et s’intrigue. A visiter, seul, accompagné, entre amis ou en famille car le Gers, c’est aussi ça, une Histoire avec un grand H avec des personnages marquants de ce genre !
Pour en savoir plus :
Le courriel : museedartagnan@wanadoo.fr
Le téléphone : 05.62.09.24.09
14 décembre 2010
Petits tours à l'exposition de Noël de la Poterie Hillen 2010…
Je vous l'avais annoncé la semaine dernière, du 4 au 23 Décembre 2010, la poterie Hillen et son jardin vont briller de mille feux et respirer la joie de Noël pour les plaisir de tous. J'ai eu l'occasion d'y aller, et je n'ai qu'une envie, y retourner !
Je m'y suis rendue une première fois le dimanche 5 Décembre. Et là, c'était incroyable le monde qui s'y était rendu ! La boutique avait grand succès et la famille Hillen débordait littéralement de travail ! Mais avec autant de talent, je comprends tout à fait qu'ils aient autant de succès ! Du coup, j'ai écouté l'aventure, mais ça a été une première découverte de l'exposition. A l'entrée, un petit stand vêtu de rouge pimpant attendait les visiteurs avec des tas de décorations colorées.
Dès l'arrivée vers la maison, j'ai été surprise de voir accrochées à des arbres de vraies pommes sous lesquelles se balançaient des boules dorées de Noël. J'avais presque envie de croquer dedans !
Dans le jardin, la statue de bouddha, au bord de l'eau, continuait paisiblement à faire sa prière.
Dans la boutique Noël est omniprésent. Des poupées colorées, des sapins resplendissants aux décorations extraordinaires vous accueillent chaleureusement.
Il y a des plafonniers aux milles bougies également. Des personnages rappelant le Père-Noël ou Saint-Nicolas au quatre coins de la pièce…
Il y avait trop de monde ce jour-là, et comme je voulais aller à la rencontre des artistes des lieux et que je les voyais courir en tous sens, je les ai laissés tranquilles et je suis rentrée chez moi … et en sortant de la boutique, il y avait encore bien d'autres merveilles à l'extérieur.
Evidemment, j'y suis retournée ! Et de préférence un soir, pour voir tout ça de nuit. Le long de l'allée qui mène à la poterie est délicatement décorée d'une série de bougies. Les arbres sont plein de lumière.
Rentrer à nouveau dans la boutique. J'y ai retrouvé mon joli Père-Noël violet. Et je me suis émerveillée devant la grande table décorée probablement installée là à l'occasion !
Un petit instant, à la lumière des bougies. Tout illumine dans la boutique.
Le Père-Noël parfois, se cache, mais il n'est pas très doué à ce jeu là !
Et juste à côte, dans le salon, la famille Hillen vous accueille chaleureusement, avec des sourires, vous offrant un petit thé plein de saveur et un petit gâteau fait maison ! J'ai pris celui avec le chocolat et la grosse noisette !
Le temps de papoter un peu, j'ai eu le privilège d'observer Renate-Elisa Hillen en plein travail. Parce que si vous trouvez dans la boutique des poteries magnifiques, vous pourrez aussi avoir des paquets cadeaux magnifiques !
Le temps de discuter encore un peu, voilà que le soir est déjà tombé, il faut commencer à rebrousser chemin. Mais en repartant vers le parking , on a tout le temps envie de se retourner et pour que vous alliez voir de vous-mêmes, j'ai fait exprès de ne pas trop réussir les photos … l'allée dans les lumières vaut vraiment le détour !
Où ?
La poterie Hillen
65230 Thermes-Magnoac
Départementale 28 - direction Lalanne-Magnoac
Pour en savoir plus :
http://www.poterie.fr/
http://jardindumagnoac.active24blog.com/
Article de la dépêche à ce sujet
Informations au 05.62.39.83.48
Articles associés :
Les rendez-vous aux jardins 2009 au Jardin de la Poterie Hillen
Les rendez-vous aux jardins 2010 au Jardin de la Poterie Hillen
Annonce exposition de Noël 2010
03 décembre 2010
L'exposition de Noël du Jardin de la Poterie Hillen 2010…
…ça commence demain , soit ce Samedi 4 Décembre 2010 et ce jusqu'au 23 Décembre de 10h à 13h et de 14h à 19h. Un jardin que j'affectionne tout particulièrement et une boutique de poteries magnifiques !

Crédit photo : Les jardins de la poterie Hillen
Ce n'est pas pour rien que cette année le jardin de la Poterie Hillen a reçu le label "Jardin Remarquable " ! L'été est passé, l'automne se termine, l'hiver arrive à grand pas, et Noël aussi ! Cette exposition de Noël va nous mettre dans l'ambiance des fêtes, en proposant aux visiteurs des décorations de jardin, de table, de maison, sur le thème de Noël, évidemment !

Crédit photo : Les jardins de la poterie Hillen
Tous vos sens seront en ébullition avec les multiples couleurs et les lumières, les parfums, la musique et le goût avec les petits gâteaux faits maison ! De quoi voir grandir une myriade d'étoiles dans les yeux des petits et des grands

Crédit photo : Les jardins de la poterie Hillen
Alors dès ce week-end, s'il y a un endroit où il faut aller, c'est au jardin de la Poterie Hillen qui, à la tombée de la nuit, est encore plus féérique parait-il !

Crédit photo : Les jardins de la poterie Hillen
En ce qui me concerne, j'irai au moins deux fois ! En journée pour voir ça en pleine lumière, et une fois le soir, pour profiter de la magie de ces décorations en nocturne !
Où ?
La poterie Hillen
65230 Thermes-Magnoac
Départementale 28 - direction Lalanne-Magnoac
Pour en savoir plus :
http://www.poterie.fr/
http://jardindumagnoac.active24blog.com/
Article de la dépêche à ce sujet
Informations au 05.62.39.83.48
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Les rendez-vous aux jardins 2010 au Jardin de la Poterie Hillen
Et n'oubliez pas de participer aux concours de Noël sur Gersicotti Gersicotta dans les articles précédents,
mais aussi demain et dimanche !
01 septembre 2010
L'exposition "Biographie Illustrée de Jean-Emile Castex" au Musée Paysan de Simorre.
Le 7 Juillet 2010 s'est déroulé le vernissage de l'exposition intitulée "Biographie Illustrée de Jean-Emile Castex" au Musée paysan à Simorre. Cette exposition a été mise en place pour la journée "Patrimoine du Pays" en Juin et qui avait pour thème "dates et personnage". Quoi de mieux que de mettre à l'honneur l'homme qui est à l'origine du musée ? Cet homme, Jean-Emile Castex, a en fait légué bien plus que ce fabuleux musée car il avait plus d'une corde à son arc.
Ainsi en visitant l'exposition qui devrait se tenir jusqu'à Novembre, vous découvrirez toute la vie du fondateur , son enfance, sa vie adulte et sa retraite, trois périodes de sa vie bien remplies. Déjà jeune, Jean-Emile aimait l'art : il dessinait, aimait la musique et apportait beaucoup de jovialité autour de lui. Le besoin de travailler lui fera arrêter les études mais ce n'est pas pour autant que l'esprit d'Emile cessera d'être créatif. Il continuera, malgré les embûches de la vie, à écrire des poèmes, jouer de la musique et peindre. Ce sera à la retraite qu'il pourra profiter de ses passions tout en mettant en route la fondation du musée.
Un homme exceptionnel, aux multiples talents, grand pédagogue, artiste, doté d'une grande créativité, vous attend dans les salles du musée paysan de Simorre. Vous pourrez alors observer son saxophone, ses tableaux, lire ses poèmes et découvrir sa vie un peu plus en détail…tout en en profitant pour visiter en long, en large et en travers ce musée surprenant !
22 juin 2010
[Gondrin] Voyage dans le temps dans La rue des Cornières
Beaucoup de scientifiques ont toujours rêvé de pouvoir remonter le temps, repartir dans le passé. Le cinéma a exploité cette folle idée mais jamais personne n’a réussi à changer d’époque par le biais d’un phénomène physique ou d’une machine sophistiquée. Est-il vraiment besoin d’un engin créé par des savants fous pour voyager dans le temps ?
Non ! J’ai, ce dimanche, eu l’occasion de pouvoir voyager au début du siècle dernier, d’une certaine manière. Ce voyage inter temporel était possible grâce au travail qu’a fourni,depuis le mois de Septembre 2009 , l’association « Belle Garde » et une partie des habitants de Gondrin : ils ont, le temps d’un week-end, rendu à la rue des Cornières, plus vieille et plus pittoresque rue du village, ses charmes d’antan.
L’originalité de l’exposition en question m’intriguait, et j’étais d’autant plus motivée pour m’y rendre que l’association avait fait l’emprunt de quelques unes de mes photos consacrées à un sabotier ,croisé dans un marché de l’ancien temps en la belle ville de Fleurance l’an dernier. Je m’attendais donc à une simple exposition de photos dans les rues et quelques éléments décoratifs. Un petit truc sympathique apportant gaieté, couleurs et quelques anecdotes sur la vie de cette rue il y a quelques décennies.
Et bien j’ai été tout simplement bluffée en constatant l’ampleur de l’exposition, des moyens mis en œuvre, du travail accompli et de l’investissement de chacun. Le projet a pris pour support l’ouvrage La rue des Cornières à Gondrin de Roger Lazartigues, écrit en 1989 et qui évoque avec nostalgie, sensibilité et passion ce qu’était cette rue commerçante au début du XX e siècle. Les archives ont également été décortiquées afin de pouvoir tout remettre dans le contexte ancien et découvrir ou redécouvrir quelles enseignes et quels personnages font partie de l’histoire des maisons actuelles. Ce sont des gens passionnés et amoureux du territoire et du patrimoine qui ont fait de cette exposition une réussite. Au gré de ma visite de l’exposition et après avoir fait connaissance avec Claudine Peuvrel, présidente de l’association Belle garde, j’ai pu échanger quelques mots avec certains d’entre eux. L’énergie de Mme Peuvrel est impressionnante, son dynamisme est sans doute le reflet de l’amour qu’elle porte à ce village et les environs. J’ai apprécié également l’anecdote du larcin infantile (j’y reviendrai ensuite) racontée avec humour par le monsieur qui tenait l'une des épiceries reconstituées, il y avait quelque chose de touchant, de vrai, de nostalgique. Les explications et descriptions données par chacun montraient un enthousiasme sans borne. Quant à l’archiviste du coin, passionné d’Histoire, il m’a confié avoir adoré participer à ce projet ! Et pour couronner le tout, une bonne partie des organisateurs portaient des costumes d’époque. On s’y croyait vraiment et il aurait été presque possible de faire son marché chez l’épicier, d’aller faire un tour chez le sabotier, d’aller voir la couturière ou de s’acheter du bon pain frais de la boulangerie…
Le voyage dans le temps va bientôt commencer. Attachez vos ceintures, je vous emmène avec moi dans la première moitié du siècle dernier !
C’était donc Dimanche matin que je me suis rendue à Gondrin. Après un samedi coincée à la maison à cause d’un violent mal de dos, je n’étais même pas sûre de pouvoir m’y rendre. Heureusement, dimanche, j’étais en forme, ça m’a permis de pouvoir partir sur le coup de 8h45 de chez moi et malheureusement sous la pluie.
Un piètre 13 degrés m’a convaincue de partir avec mon gros manteau et je me demandais si à Gondrin, bien au Nord Ouest de chez moi, j’allais subir l’affront du mauvais temps. Mais plus je me dirigeais vers la Ténarèze et plus le temps semblait devenir plus clément. Une fois à Gondrin, vers 10h10, j’ai pu constater que le temps était bien moins capricieux et plutôt beau ! Je me suis garée dans l’une des petites rues descendantes et je me suis dirigée au hasard vers le clocher.
J’ai trouvé après une jolie place fleurie, une porte qui menait sous un couvert donnant sur la rue des Cornières, mais j’ai préféré descendre pour être sûre de ne pas commencer du mauvais côté. Il y avait des photos, des aménagements de boutiques anciennes et de l’animation de part et d’autre de cette grande rue.
Sur une placette en bas de la rue, quelques engins agricoles étaient exposés. Sur une vitrine, des photos retraçant l’évolution de la rue des Cornières depuis le début du XX e siècle et à l’intérieur du bâtiment vitré, des livres à consulter , un coin consacré au café et aux jeux.
J’ai donc remonté la rue découvrant sur une fenêtre quelques affiches publicitaires anciennes et colorées, le coin consacré au coiffeur et ses outils et son nom en gascon « Lou perruquié ».
Puis je suis tombée sur l’affiche avec les photos du sabotier que j’avais prêtées à l’occasion. Un sabotier qui n’était autre que le grand père de Roger Lazartigues.
Un peu plus loin la reconstitution d’une autre épicerie avec une tenante souriante et de grands pots de verre remplis de friandises.
A certaines fenêtres de grands draps blancs étaient étendus, sertis de fleurs sauvages. Comme l’explique Roger Lazartigues dans son ouvrage, ce rite était pratiqué à la veille de la Fête Dieu : « Les ménagères sortaient les plus beaux draps de leur trousseau, les suspendaient à l’aide de filets ou de grosses cordes contre les murs de la façades et les enjolivaient de fleurettes, de marguerites des champs, de feuilles de magnolias piquées au tissu par des épingles » (1).
La rue des Cornières resplendissait. Sous les embans j’ai eu le grand plaisir de découvrir tous les secrets de la fabrication de la croustade exposés dans un grand tableau énumérant étape par étape la confection de ce dessert typiquement gascon. Ce panneau se trouvait contre la maison où avait vécu La Nini dou Paul qui fût « le cordon bleu » du village.
De droite à gauche, les découvertes n’en finissaient plus : le charron, le tonnelier, le cordonnier, la boulangerie d’Emile Truau, une autre couturière …
Puis j’ai osé entrer dans ce qui s’appelait « Pharmacie » au fond de laquelle étaient reconstituées des scènes de la vie quotidienne et où l’on pouvait découvrir une multitude d’objets anciens.
Mes pas m’ont menée pour continuer dans l’arrière boutique d’une boulangerie. Là se trouvait un ancien four, une balance mais aussi les moules où l’on calibrait le pain. La dame qui s’occupait de ce coin là de l’exposition m’a confirmé que tout est là d’origine. Elle m’a conviée à remarquer l’incroyable profondeur du four et la longueur des pelles qui menaient le pain au plus près du feu.
Quand je suis entrée dans la mairie, temporairement transformée en école car les lieux étaient auparavant ceux de l’école des filles, j’ai, à l’odeur des vieux livres, eu la sensation de retourner dans la petite école primaire où j’étais lorsque j’habitais dans l’arrière pays Niçois. Et pourtant ça n’était que dans les années 1990 ! Les vieilles cartes de France sur les murs étaient les mêmes et ce parfum de livre, cette ambiance écolière… J’ai adoré pouvoir voir ces vieux bureaux d’écoliers, leurs fournitures, les vieux cartables et observer les écritures élégantes de leur pleins et déliés sur les cahiers.
La visite de l’exposition m’a permis de découvrir la petite église dans laquelle des photos d’événements religieux comme les mariages, baptêmes et communions étaient mises en valeur sur des grilles. C’était l’occasion pour moi d’admirer l’intérieur de l’édifice, les splendides vitraux, les voûtes et les statuettes.
En redescendant j’ai pu faire la connaissance d’un artiste peintre dont j’admire particulièrement le travaill Gilles Brasseur dessine et peint le Gers avec beaucoup de talent et j’avais déjà croisé les tuiles qu’il peint dans le village de Saint-Orens-Pouy-Petit où il est installé depuis plus de 15 ans maintenant. L’art pictural est quelque chose qui lui plait depuis qu’il est enfant, mais le Gers l’a particulièrement convaincu de se mettre à explorer son talent. C’est ainsi qu’il restitue à merveille la magnificence du Gers par ses réalisations à la fois joyeuses et colorées. Je reviendrai sur cet artiste gascon ultérieurement. A l’occasion de l’exposition, il a réalisé la vitrine de la boutique du Tonnelier.
C’est en flânant ici où là, en revisitant encore et encore l’exposition que j’ai croisé Madame Peuvrel, la présidente de l’association que j’avais vue en photo dans un article de La Dépêche. «Bonjour, vous êtes Madame Peuvrel ? ». Elle répliqua « Oui, c’est moi, vous êtes Gersicotti Gersicotta ? ». J’aime bien ce pouvoir métonymique que peut avoir mon blog. Les présentations faites, elle m’a fait rencontrer une partie des acteurs de l’exposition qui ont tous eu le droit de me connaitre sous le nom de « Gersicotti Gersicotta avec deux t », comme s’appliquait la présidente à préciser lorsqu’elle les invitait à venir découvrir ce blog. Ça a été l’occasion de pouvoir discuter avec le monsieur qui tenait l’exposition grandeur nature d’une ancienne épicerie et qui, pour la reconstituer, avait sorti tout ce qui se trouvait dans son grenier. Il m’a raconté une anecdote amusante : les enfants s’amusaient à chaparder les bonbons dans le gros pot à bonbons de l’épicière sans que celle-ci ne s’en aperçoive. Ils profitaient toujours du fait que cette dernière était occupée avec un client pour glisser leur main dans le gros bocal de bonbons. Un jour, il n’y avait pas de client, alors pendant qu’un de leur copain occupait l’épicière en lui demandant de la craie, les deux autres s’empressèrent d’à nouveau voler quelques bonbons. En sortant ils se montrèrent leur butin mais lorsque leur camarade avec la craie les avait suivi, l’épicière était aussi sortie de la boutique. Elle avait vu le larcin dans leurs mains mais n’avait pas fait de scandale, ni appelé la police. Les enfants n’osèrent plus venir dans le magasin pendant un temps. Mais quand ils revinrent, elle les accueillit chaleureusement par un « bonjour mens » en gascon qui signifie « bonjour MIENS », comme s’ils faisaient partie de la famille. La bonbonnière était pleine, toujours pleine et se re remplissait après leurs petits larcins, comme-ci, un jeu tacite s’était instauré entre l’épicière et ces enfants gourmands !
Magnifiquement décorée de fleurs, d’objets anciens, de bancs et d’étoffes d’époque, l’exposition bénéficiait également d’un alambic géant qui occupait une cour entière.
Au gré de cette nouvelle visite en compagnie de madame Peuvrel je lui ai posé une question : « Comment avez-vous eu cette idée ? ». Parce que pour mettre en place une si belle exposition, il faut un départ, quelque chose qui aura créé une première petite étincelle. L’inspiration lui est venue de l’ancienne façade du tonnelier encore présente. Elle s’est dit alors que ce serait bien de faire revivre un temps les commerces et la vie d’antan de cette rue, vieille rue de Gondrin, l’un des derniers coins du village à encore rappeler ce passé quand l’urbanisation moderne a pris peu à peu possession des alentours. C’est un patrimoine que l’on peut sauver, entretenir et animer et une telle exposition avait sa place et était une idée indubitablement excellente ! Pour une première, c’était une belle réussite, j’espère qu’elle inspirera de nombreux villages qui ne l’ont pas encore osé, à mettre en valeur ce qu’il leur reste de leur patrimoine ancien de cette façon et j’ai hâte de voir la seconde édition !
Ah oui, et je peux dire maintenant, qu’il n’est nul besoin de calculs scientifiques extravagants ou de machines étranges et spectaculaires pour voyager dans le temps. Grâce à l’association « Belle Garde » et l’énergie collective, les visiteurs auront pu, le temps de l’exposition, faire un petit voyage dans le passé qu’eux et moi ne sommes pas prêts d’oublier !
(1) La rue des Cornières à Gondrin, Roger Lazartigues, 1989
11 mai 2010
Nouvelle visite du musée Paysan et la grande question du jour !
J’ai eu le plaisir , il y a deux semaines de retourner au musée Paysan d’Emile en compagnie d’une amie qui venait passer le week-end dans le Gers. Comme on avait un peu le temps et qu’il ne faisait pas beau mais que c’était potable, je lui ai proposé d’aller voir à Simorre la belle église et le musée paysan ! Aussitôt proposé, aussitôt accepté !
Ca a été l’occasion pour moi de découvrir un peu mieux l’intérieur de cette église et notamment la jolie voûte décorée et les murs peints dans une salle où l’on a pas accès et qui est bloquée par une grille, probablement en raison des objets précieux qui s’y trouvent.
Après ce petit tour, nous nous sommes dirigées vers le musée paysan où nous avons été accueillies très chaleureusement et où j’ai pu découvrir que j’étais une star malgré moi ! Je ne sais pas comment cette dame m’a reconnue, peut être parce que j’ai dit que je venais d’Arrouède, ou peut être parce que j’étais en train d’expliquer à ma copine que la salle Emile portait le prénom du fondateur du musée… Mais tout à coup, elle a percuté et m’a dit « Mais mais mais c’est vous qui tenez le superbe site sur le Gers ? », moi toute gênée « Euh oui, c’est moi… ». Elle regarde sa collègue et lui dit « tu devrais aller voir son site, Vous lui donnerez l’adresse hein ?, Tu devrais aller voir son site, elle y raconte tout ce qu’elle visite dans le Gers et elle met plein de photos , oh pis elle a fait un super article sur le musée !». J’ai pas osé proposer un autographe histoire de garder mes chevilles de leur taille d’origine. En revanche, comme j’y reviens souvent, j’ai eu droit à une carte de fidélité qui me permet d’entrer gratuitement dans le musée toutes les prochaines fois où je viendrai ! Une très bonne initiative qui incitera plus d’un fidèle à amener du monde ! Ceci étant ça ne me dérange pas de donner 4 euros de temps en temps, après tout, c’est pour la pérennité du musée !
J’ai donc plus ou moins tout redécouvert, car je n’y avais pas mis les pieds depuis presque un an. J’ai vu, revu, des choses dont je ne me souvenais pas comme ces savons de Marseille dans la Salle Emile !
Et toutes ces cafetières, verseuses que j’ai pris le temps d’un peu plus détailler du regard !
Je me suis aussi attardé sur le coin repassage, tout comme l’an dernier ! Ca m’épate toujours de voir l’ancêtre de mon propre fer à repasser et l’ancêtre de la centrale à vapeur ! Aviez-vous déjà vu un fer à tuyauter les collerettes, poignets et volants ?
J’adore toujours infiniment ces vieilles boites de Kub ! J’en vois parfois sur les vide-greniers, un de ces 4 je crois que je vais m’en offrir une !
J’ai beaucoup aimé cette chaise accrochée dans le coin de la salle à manger. Est accrochée sur son dossier une lettre expliquant que pendant la guerre on utilisait ce qu’on avait sous la main pour rempailler les chaises ! Ici c’est en corde de papier en pelotes qui a été très ingénieusement utilisée et qui est surement le seul exemplaire au monde ! Son seul défaut c’est de ne pas résister à l’eau !
J’ai trouvé très rigolo ces boules à cuire le vermicelle qui sont énorme (par rapport à une boule à thé par exemple ! ).
Dans une autre salle (je n’ai pas le plan sous les yeux, donc je n’ai pas le nom des salles que je ne connais pas encore par cœur :p ), nous avons été surprise de voir un aussi gros couteau ! Cet énorme instrument tranchant a une raison d’être aussi impressionnant : il servait à tailler les foins sous les granges !
Après la visite de l’étage où se trouvent tous les textiles (que j’avais pas mal détaillé dans un premier article sur ce musée l’an dernier ), nous sommes redescendues et nous avons découvert une lampe à huile sphérique qui est une lampe tempête dont le dispositif permettait de garder la lampe à la verticale malgré les grosses tempêtes !
Et la grande question du jour est « Qu’est ce donc que cet objet ? ». Situé en bas de l’escalier, en forme de rouleau à pâtisserie mais avec plusieurs anneaux à trous ! Un petit mot demande au visiteur s’il sait de quoi il s’agit parce qu’apparemment personne n’a encore trouvé sa fonction ! Alors si vous savez, faites le savoir !
Et enfin, n’oubliez pas que le musée paysan participe à la web-quête au web-trésor dont la fin est me dit-on dans mon oreillette, repoussée en Février 2011.
Articles et sites associés :
-Au musée paysan :
Première visite du musée paysan d'émile
Réouverture du musée paysan et web-quête au trésor
Le site du musée paysan
Le site de la web chasse au trésor
-A Simorre :
Etymologie de Simorre
L'église abbatiale de Simorre
Simorre a vidé ses greniers
31 mars 2010
Le musée Paysan d’Emile ré ouvre ses portes le Samedi 3 Avril 2010 !
S’il est un lieu à ne pas rater lorsque que vous venez visiter les contrées gersoises, c’est bien le musée paysan d’Emile. Fondé par Emile Castex qui a réuni tout au long de sa vie des objets, meubles, vêtements et outils issus de l’univers paysan du début du XX e siècle, il fêtera le 1e juin 2010 ses 20 ans !
Et pourquoi il ne faut pas le rater ? Parce qu’en plus d’être un musée magnifiquement bien achalandé, c’est l’occasion de découvrir comment vivait le paysan gersois à une époque où nous n’étions pas tous nés ! Le musée paysan d’Emile est le plus bel héritage de la vie paysanne gersoise au début du XX e siècle. Certes, cette vie paysanne a probablement des points communs avec celle d’autres régions mais elle a ses particularités, ses accessoires typiquement gascons, Emile a mêmepris soin d’adjoindre à toutes les pièces du musée des commentaires écrits à la main et en a parfois ajouté le nom en gascon… mais attention, un des dialectes particulier du Gascon puisqu’il s’agit du patois parlé dans la vallée de la Save. Un enrichissement culturel étonnant lié à l’histoire, l’économie, la vie quotidienne, la langue et l’art dans le Gers au début du XXe siècle : il y a 100 ans déjà !
Pourquoi parler à nouveau du musée paysan ? Parce qu’il en vaut la peine mais aussi parce que sa réouverture annuelle a lieu le samedi 3 Avril… Je ne sais pas ce que vous avez prévu pour ce week-end de Pâques, mais si vous êtes dans le Gers, n’hésitez pas à vous rendre à Simorre au Musée Paysan d’Emile. Vous pourrez également en profiter pour découvrir ce pittoresque village, ses vieilles maisons en colombages, ses jolies ruelles et surtout la magnifique et surprenante abbatiale Notre-Dame et Saint-Cérats.
Et pour couronner le tout, sachez que le musée paysan partenaire d’une grande chasse au trésor dans le Gers : la web-quête au web-trésor. Mais qu’est-ce donc que cette intrigante aventure ? Cette chasse au trésor dans le Gers est un événement touristique très original qui favorise à la fois le jeu et la découverte culturelle du territoire. Inutile de s’inscrire, tout le monde peut y participer sans contrepartie financière. Depuis le 26 Janvier 2010 et jusqu’à Janvier 2011, 26 symboles correspondants aux 26 lettres de l’alphabet se cachent dans les établissements partenaires gersois. La résolution d’une énigme ou l’accomplissement d’un défi par un des aventuriers en quête lui permettront de se voir remettre un symbole correspondant à une des lettres de l’alphabet.
En janvier 2011, un parchemin rédigé avec ces symboles sera publié : l’énigme résolue par les divers symboles récoltés indiquera l’endroit où se trouve le trésor gersois qui ne contient pas moins de 1200 euros de produits régionaux et autres lots ! Oui car en plus dans le trésor, il y a du Gers dedans !
Pour participer il vous suffit de télécharger depuis le site de la Chasse au trésor les énigmes, vous y trouverez également des informations sur les partenaires, vous vous rendez sur les lieux de quête et tout en découvrant des lieux exceptionnels comme le musée paysan, vous récoltez les symboles !
Le musée paysan d’Emile est donc partenaire de cette web-quête et pour résoudre son énigme il faut deviner à quoi sert l’objet représenté sur cette photo :
En sachant qu’on peut voir cet objet en visitant le musée, vous avez une bonne raison de plus d’aller flâner là-bas !
Bonne visite et bonne quête !
Pour en savoir plus sur le musée paysan :
http://www.museepaysan.fr/
http://gersicotation.canalblog.com/archives/2009/07/01/14265064.html
Pour en savoir plus sur le web-trésor dans le Gers :
http://web-tresor.com/
27 février 2010
Gasconha : à la découverte du costume traditionnel gascon au XIX e siècle
Voilà une chose à laquelle je ne m’étais jamais réellement intéressée : le costume traditionnel gascon. Mais je me suis rendue au musée des Jacobins à Auch où j'ai découvert avec enthousiasme de l’exposition Gasconha, consacrée aux costumes traditionnels gascons mettant en scène au fil des vitrines la naissance, la communion, le mariage, la vie quotidienne, la mode, le rugby, l’artisanat textile …
La façon de se vêtir a toujours été une manière de se démarquer socialement ! Comme toute région, le costume gascon n’a pas échappé à cette règle. On trouve des divergences dans la fonction des costumes : certains sont destinés à être portés pour le travail et d’autres pour des événements plus officiels ou festifs. C’ est l’occasion pour la bourgeoisie d’afficher son aisance financière en se parant de ses plus beaux atours pour les grandes occasions.
Les femmes portaient en général une brassière surmontant une « haudette » qui est un jupon, à cela s’ajoutait souvent un tablier, un fichu et une coiffe. Mais au travail, une grande chemise et un jupon rayé suffisait ! Ces jupes étaient confectionnées dans un tissus très épais d’une très bonne qualité ce qui leur donnait un côté à la fois confortable et inusable ! En matière de couleurs elles associaient bleu et blanc ou rouge et bleu, ou marron et bleu …
Sur la tête, et surtout au XIX e siècle, les femmes portaient ce que l’on appelle le « mocader de cap ». C’est un carré de coton en toile imprimé, un mouchoir à carreaux qui venait d’Indes et qu’on a vu sur beaucoup de tête féminine jusqu’au début du XX e siècle.
Le milieu bourgeois portait le même type de vêtement à peu de choses près que les tissus étaient plus précieux, plus fins, mieux coupés et plus élégants. S’ajoutait à cela un joli châle… Et pourtant on dit bien que l’habit ne fait pas le moine, mais d’un seul coup d’œil on savait à quelle branche de la société on avait affaire ! Surtout quand les femmes se paraient de bijoux, éventails et autres accessoires !
L’exposition est composée de plusieurs vitrines très intéressantes dont une consacrée au mariage. On faisait tout pour que la jeune mariée de sa famille ait la plus belle robe ! L’épouse, telle une reine, se retrouvait même avec une couronne sur la tête, une couronne remise par son père avant ledit mariage. Le vêtement avait une grande importance dans le mariage ! Le marié offrait des sabots à sa femme ou des souliers et en échange elle lui permettait de retirer son tablier. C’était un peu la symbolique du don de soi de l’un à l’autre.
La mariée gasconne avait énormément de chance car elle était en rouge, et moi j’adore le rouge ! Une belle robe rouge, un tablier de soie, un châle écru ou blanc sur les épaules, une coiffe magnifique…etc etc … mais je ne vous en dirai ni n’en montrerai pas plus sur cette magnifique mariée de Gascogne ! Le musée des Jacobins le fera bien mieux que moi !
L’exposition donne aussi l’occasion de découvrir par une belle galerie ornée de façades de boutiques sémillantes les vêtements liés aux grands événements de la vie et de la religion : ces vitrines permettent de pouvoir se plonger dans les rites et coutumes d’une autre époque concernant ces grands moments de la vie comme la naissance, l’accouchement, les fiançailles, le mariage, les funérailles, le baptême ou encore l’enfance ou la communion. Mais pour le moment je n’en dis pas plus ! De toutes manières Gasconha est là pour vous le faire découvrir !
Mais on ne parle que de femmes là non ? N’oublions pas ces messieurs dont les règles vestimentaires étaient également particulières. Au travail, et surtout dans les champs, une simple chemise suffisait par-dessus un pantalon de chanvre tenu par une ceinture en laine, avec la traditionnelle paire de sabots et le classique chapeau de paille.
De manière simple les hommes portaient une chemise, un gilet ou une veste sur un pantalon avec le mouchoir autour du coup. Jusqu’à la fin du XVIII e siècle, ils portaient des culottes dont la longueur atteignaient le genou mais ces messieurs on fini par préférer le pantalon. Encore une fois, selon son rang social, l’homme pouvait porter des atours plus ou moins précieux comme par exemple des chaussettes de toutes les couleurs ou des bas tissés et/ou brodés qui témoignaient de l'aisance financière.
Pour les cérémonies, les fêtes, les foires, c’était plus élégant : des costumes sombres mais couverts d’accessoires colorés : le gilet, le mouchoir, la cravate égayaient à souhait par leurs couleurs le noir de leurs vêtements avec ça ils portaient un chapeau ou un bonnet. On trouve au musée quelques exemples de gilets colorés, brodés, d’étoffes précieuses. Le gilet était sans nul doute un symbole de réussite sociale !
En flânant dans la grande salle où s’expose Gasconha, vous découvrirez avec plaisir la vitrine des chapeaux dont la « Palhòla », un chapeau de paille tressé créé par une certaine Pétronille de Cantecor. Ce chapeau était très à la mode dans toute la Gascogne !
Vous vous arrêterez un instant devant la vitrine consacrée au repassage et vous vous demanderez comment on faisait avant d’avoir les fers à repasser sophistiqués dont nous nous servons aujourd’hui ! Vous constaterez qu’il y en a de toutes les tailles !
Ce qu’on trouve également dans cette belle exposition ? Tout ce qui était lié aux jeux comme le jeu de quilles mais aussi le sacro-saint rugby qui a conquis Auch et la Gascogne à la fin du XIX e siècle et évidemment, qui dit rugby dit vêtements spécifiques, tenue appropriée !
Et en ces temps carnavalesques et festifs, quoi de mieux qu’une petite exposition sur les affiches de cirques qui en plus d’être colorés et tout simplement superbes, nous rappellent les costumes que nous avons probablement tous portés un jour pour le Carnaval ou vu sur des artistes de cirque ?
Depuis le 11 Février, le musée des jacobins expose pendant 10 mois 50 affiches qui proviennent de la collection de Pascal Jacob. L’exposition « Figures de clowns » ne complètera que mieux votre émerveillement !
Pour en savoir plus sur le musée des jacobins : http://gersicotation.canalblog.com/archives/2008/11/22/11472003.html
01 juillet 2009
Le musée paysan d’Emile.
A chaque fois que je pars randonner, que ce soit loin ou autour de chez moi, j’essaie toujours après ma bonne marche, de découvrir un peu plus le coin. Il y a toujours tellement à voir partout ! La randonnée faite autour de Saramon nous avait inspiré, à mon amie L. et moi, de visiter le village lui-même. Mais en y venant, nous savions qu’à Simorre, non loin de là, le Musée Paysan d’Emile nous attendait. Il est évident qu’en revenant de nos exploits de marcheuses, nous avons fait une pause dans la belle Simorre pour visiter ce musée qui parait tellement alléchant sur les prospectus.
J’avais déjà entendu parler de ce fameux musée paysan. Je savais qu’avant, il se trouvait dans le charmant village d’Espaon, perdu dans la campagne et qu’il présentait une foison d’objets d’antan étonnants. Au départ, on le nommait « Musée Paysan de la Save » parce qu’il se trouvait dans la vallée de la Save. Il a été fondé par un certain Emile Castex, un nom courant en Gascogne ! Il a ouvert ses portes le premier juin 1990, il y a presque 20 ans et a été récemment déménagé, en Avril, dans la magnifique Simorre. Tout au long de sa vie, il a réuni des tas d’objets, des meubles, des vêtements issus de l’univers paysan au début du XX e siècle et a pris soin d’accoler à chaque élément exposé, une petite note explicative…écrite à la main !
En hommage à son fondateur, il a été renommé « Le Musée Paysan d’Emile ». Les héritiers ont décidé de faire dont de la totalité des collections montées par Emile à l’association Les Amis du musée paysan d’Emile qui grâce à son travail et aux dons, fait perdurer ce sympathique lieu purement gersois, en lien avec l’histoire et la campagne.
D’après la bénévole qui nous a accueillies ce jour là, le musée est maintenant "plus facile d’accès aux touristes, plus ancré au cœur du Gers." Certes, il est vrai que ce transfert un peu plus à L’Ouest du département aidera probablement ce musée à accueillir plus de visiteurs. Ceci étant, même si Simorre est en pleine campagne, je trouvais qu’Espaon et son charme particulier, petit village perdus au milieu des champs, collait très bien avec le thème « paysan ».
Le musée Paysan d’Emile se compose actuellement de huit salles d’exposition portant chacune un prénom en particulier. Nous nous sommes demandées à qui cela correspondait. La famille d’Emile ? Les amis du musée ? En attendant, les thèmes sont variés et vraiment complets! Laissez-moi donc vous en raconter ma visite.
Quand on entre dans le musée, on est plongé in medias res dans le vif du sujet. Et pour commencer, l’exposition sur la lessive. Un lieu d’humilité , j’oserais dire. Nous sommes toujours tous et toutes à rechigner à laver notre linge avec nos superbes machines sophistiquées, qui non seulement de laver sans que l’on fasse d’effort, essorent et parfois sèchent. Et là, nous découvrons l’univers de la lessive en 1900 … un travail qui semblait demander beaucoup d’efforts physiques. J’admire tout de même nos arrières grands-mères !
Suit alors le thème de la cuisine avec les torréfacteurs, les fers à repasser, les boîtes, des tas d’ustensiles et récipients.
J’ai trouvé amusant que de vieux pots de confiture encore plein ou à moitié plein, soient exposés là ! Certains datent de 1920 !
Et toutes ces belles boites multicolores et usées ! J’adore particulièrement la boite « Bouillon Kub » !
L’univers de la cuisine est remplie d’ancêtres de nos objets actuels. Comme la cocotte minute !
Et avez-vous déjà utilisé cet ustensile à fabriquer la mayonnaise ?
Nous voilà entrées au cœur de la maison en 1900 : la grande cheminée, la table, les vaisseliers, les poêles à bois… et notamment une collection d’assiettes comiques très intéressante.



Cliquez sur l'image pour lire le petit texte comique
Tiens, et comment faisaient les bébés pour apprendre à marcher ? Ils avaient aussi des trotteurs en bois dans lesquels ils pouvaient à loisir faire aller leurs pieds !
Nos pas nous ont ensuite dirigées vers tout ce qui concerne l’étable, le bétail et la vigne. Une belle exposition d’outils et autres éléments qui servaient à l’agriculture et l’élevage.
A l’étage, nous avons découvert la chambre à coucher, le bain, les lits …
Mais également le textile avec les chemises, robes et sous-vêtements de l’époque, ainsi que les chaussures.
Avec également toute une partie consacrée au travail de la laine : les outils pour la création du fil, les vêtements réalisés.
Enfin une dernière salle nous a plongées dans l’univers du cordonnier avec sa multitude d’outils !
A l’extérieur, quelques machines et grands outils agricoles sont exposés, mais leur disposition, semble-t-il, n’est pas terminée ! C’est que le transfert et la reconstitution du musée originel ne sont pas tout à fait terminés.
Ce musée a été une très agréable surprise car nous ne nous attendions pas à tomber sur lieu aussi bien fourni même si sa réputation nous avaient convaincues d’y aller . Une visite aussi épatante pour les petits que pour les grands !
Et pour que tout le monde en profite, sont également organisés des séances de Musée itinérant, dans les écoles, dans les maisons de retraites, dans les médiathèques…
Pour en savoir plus sur le Musée Paysan d’Emile, sa situation, ses horaires, rendez-vous sur www.museepaysan.fr !
21 avril 2009
Le musée de L'Armagnac à Condom
Un groupe d'amis et moi, voulions aller visiter le célèbre musée du préservatif de Condom. Plus si célèbre puisqu'il n'existe plus. Je ne le savais même pas. Soit ! Tant qu'à être à Condom, nous avons décidé de visiter le musée de l'Armagnac créé en 1848.
Un musée qui a changé plusieurs fois de place et qui en a vu de l'architecture : installé dans le cloitre en 1954, il est transféré en 1981 dans les dépendances de l'ancien évêché. L'armagnac, production gersoise par excellence, se doit d'avoir son musée ! Et celui-ci, aussi simple soit-il retrace l'histoire de cet alcool depuis le Moyen-âge, racontant sa fabrication et exposant les divers instruments qui y intervenaient.
Laissez-moi donc vous raconter mon petit itinéraire au sein de ce musée qui aurait mérité un guide car je n'ai pas "lire" sur les affiches ou lire les guides papiers qu'on nous donne ! Rien de tel qu'un guide humain, un conteur. Mais à 2 euros 20 l'entrée, j'en demande peut-être un peu trop !
Nous voilà donc entré dans ces anciennes dépendances de l'évêché. En tournant à droite une immense machine servant à presser le raisin, me surprends. Je n'avais jamais imaginer que ce genre d'engin pouvait être aussi grand !
Très vite, je me détourne de la fabrication de l'Armagnac et je découvre au plafond, une sorte de sculpture peinte.
Au fond de la salle, une grande photo noir et blanc de deux vaches m'attire. Elle est tout simplement splendide. Nous nous dirigeons vers les escaliers pour monter à l'étage. En montant je découvre un grand tableau constitué de tas d'étiquettes de bouteilles d'armagnac. En haut, un magnifique lustre décore le plafond !
Au dernier étage, je suis fascinée par la charpente, mais aussi par tous les instruments ainsi exposés.
Une visite divertissante donc, peut-être un peu fade, sollicitant trop la lecture de ci ou de ça. En ressortant, nous avons feuilleté le livre d'or et une chose en ressortait principalement : les visiteurs auraient bien aimé une petit dégustation avant de partir !
En ce qui concerne l'histoire de l'Armagnac en lui-même, dès que j'ai réuni suffisamment d'information, je vous proposerai un petit article sur le sujet.

















































































































































