29 avril 2011
[Rediffusion 2008] La légende des chats à La Romieu
C'est le second week-end d'Octobre qu'une amie et moi-même sommes allées à La Romieu, petit village du Nord gersois extraordinairement beau, avec sa collégiale, ses fortifications et dont je reparlerai en détail un peu plus tard. Une chose nous avait frappé dans ce magnifique village gersois : partout sur les rebords des fenêtres, sur les murs nous regardaient des statues de chats.
Ces chats sont en fait l'objet d'une belle Légende Gasconne. En 1338, à La Romieu où surgissait depuis deux décennies sa splendide collégiale, un couple, Vincent et Marinette vivaient heureux. Ils avaient une petite fille au joli prénom d'Angéline. Vincent, bûcheron, mourut écrasé par un arbre, Marinette ne se remettant pas de ce décès se laisse mourir à son tour. On la retrouva décédée : Angeline, bien vivante était dans ses bras. La petite fille au doux prénom fut adoptée par une voisine qui l'intégra tout naturellement à sa famille. Angéline adorait les chats : quelques-un dormaient avec elle, elle partageait quasi toujours son repas avec eux. Jeune fille courageuse et travailleuse, elle aida énormément ses parents adoptifs dans les taches campagnardes sans jamais oublier ses chats et réciproquement.
Mais de 1342 à 1344 le climat fut dévastateur et les cultures ne furent pas bonne si bien que la disette et la famine s'annonçaient. Le village avait faim et plus rien ne se présentait dans leur assiette. On décida alors de manger les chat qui foisonnaient dans les rues du village en les cuisinant en gibelotte.
Conscients de l'amour que la petite fille portait à ses chats, ses parents adoptifs lui permirent de garder un chat et une chatte. Elle devait bien les cacher car n'importe qui dans le village, affamé, aurait eu vite fait de les transformer en civet. Le jour, elle les cloitrait dans le grenier, la nuit elle les libérait pour qu'ils puissent chasser et se nourrir à leur tour. Malgré tout, la famine était de pire en pire, les temps de plus en plus difficiles mais tous surmontèrent cette période hostile jusqu'à ce qu'un période plus prospère leur rendit de quoi vivre dignement.
Mais, comme les chats de La Romieu avait été mangé, les rongeurs et surtout les rats avaient proliféré à outrance : ils menaçaient à leur tour les récoltes tant attendues ! Les chats d'Angéline avaient procréé plusieurs fois dans le grenier : elle proposa de lâcher 20 chatons qui décimèrent les rats et sauvèrent le village d'un malheur imminent. Angéline était alors une héroïne !
La légende, en toute bonne légende, ne s'arrête pas là : on raconte qu'au fil du temps, Angéline prenait les traits d'un chat : son visage et ses oreilles tendaient à la faire ressembler aux félins qui avaient sauvé La Romieu d'une nouvelle tragédie. En son honneur, sur la place du village, une statuette est érigée : mi-fillette, mi-chat.
01 février 2011
Le clocher Tors de Barran
Renaud Camus le décrit "pris de tournis". Je crois que l'étrange et à la fois sublime clocher tors de Barran, bastide du Gers, n'a pas fini de séduire et d'intriguer par le mystère qui l'entoure. Certains rationnels auront vite trouvé l'explication de cette forme hélicoïdale. Evidemment, ce clocher n'est pas le seul à nous ravir de cette particularité, puisqu'en Europe, une centaine lui font concurrence. Mais il est le clocher tors qui est le plus au Sud de L'Europe … et le seul que je connaisse pour le moment dans le Sud-Ouest de la France. Dans le coin on le surnomme "Limaquès" en référence à l'escargot des marais.
Les plus raisonnables vous diront que le bois était trop vert, trop faible et qu'en raison du vent ou du poids des tuiles, au fil du temps, tout s'est inexorablement entortillé ou alors qu'elle est l'œuvre de charpentier de la marine reconverti… Et pourquoi pas tout simplement, une œuvre d'art, tout simplement, un architecte qui aurait voulu faire un clocher unique dans le coin, ou qui aurait voulu copier d'autres clochers tors ?
Le gersois très superstitieux, croyaient beaucoup aux sorcières, au Diable, aux revenants. Le gersois s'est fait une autre idée de cette réalisation architecturale. Les avis divergent : un coup de vent violent, traduisant la colère des dieux ? Un malencontreux coup de sabot du Diable en colère ? Un couvreur amoureux qui aurait fait quelques bévues dans son travail ? Les rumeurs courent tout autour de ce clocher atypique, et j'avoue préférer lui laisser ce côté mythique, mystérieux où dansent follement les imaginations de tous et chacun !
10 novembre 2008
La légende des chats à La Romieu
C'est le second week-end d'Octobre qu'une amie et moi-même sommes allées à La Romieu, petit village du Nord gersois extraordinairement beau, avec sa collégiale, ses fortifications et dont je reparlerai en détail un peu plus tard. Une chose nous avait frappé dans ce magnifique village gersois : partout sur les rebords des fenêtres, sur les murs nous regardaient des statues de chats.
Ces chats sont en fait l'objet d'une belle Légende Gasconne. En 1338, à La Romieu où surgissait depuis deux décennies sa splendide collégiale, un couple, Vincent et Marinette vivaient heureux. Ils avaient une petite fille au joli prénom d'Angéline. Vincent, bûcheron, mourut écrasé par un arbre, Marinette ne se remettant pas de ce décès se laisse mourir à son tour. On la retrouva décédée : Angeline, bien vivante était dans ses bras. La petite fille au doux prénom fut adoptée par une voisine qui l'intégra tout naturellement à sa famille. Angéline adorait les chats : quelques-un dormaient avec elle, elle partageait quasi toujours son repas avec eux. Jeune fille courageuse et travailleuse, elle aida énormément ses parents adoptifs dans les taches campagnardes sans jamais oublier ses chats et réciproquement.
Mais de 1342 à 1344 le climat fut dévastateur et les cultures ne furent pas bonne si bien que la disette et la famine s'annonçaient. Le village avait faim et plus rien ne se présentait dans leur assiette. On décida alors de manger les chat qui foisonnaient dans les rues du village en les cuisinant en gibelotte.
Conscients de l'amour que la petite fille portait à ses chats, ses parents adoptifs lui permirent de garder un chat et une chatte. Elle devait bien les cacher car n'importe qui dans le village, affamé, aurait eu vite fait de les transformer en civet. Le jour, elle les cloitrait dans le grenier, la nuit elle les libérait pour qu'ils puissent chasser et se nourrir à leur tour. Malgré tout, la famine était de pire en pire, les temps de plus en plus difficiles mais tous surmontèrent cette période hostile jusqu'à ce qu'un période plus prospère leur rendit de quoi vivre dignement.
Mais, comme les chats de La Romieu avait été mangé, les rongeurs et surtout les rats avaient proliféré à outrance : ils menaçaient à leur tour les récoltes tant attendues ! Les chats d'Angéline avaient procréé plusieurs fois dans le grenier : elle proposa de lâcher 20 chatons qui décimèrent les rats et sauvèrent le village d'un malheur imminent. Angéline était alors une héroïne !
La légende, en toute bonne légende, ne s'arrête pas là : on raconte qu'au fil du temps, Angéline prenait les traits d'un chat : son visage et ses oreilles tendaient à la faire ressembler aux félins qui avaient sauvé La Romieu d'une nouvelle tragédie. En son honneur, sur la place du village, une statuette est érigée : mi-fillette, mi-chat.














