Gersicotti ? Gersicotta !

Gersicotti Gersicotta veut promouvoir le Gers sous ses aspects les plus attractifs : son contexte naturel et campagnard splendide, son sublime patrimoine architectural, sa gastronomie épatante et son économie.

21 novembre 2011

Oh la vache !

Hier matin, une folle envie de prendre l’air et d’aller marcher derrière chez mes parents me prit. Rien de bien étonnant. J’ai toujours envie d’aller sur ces petits chemins qui jouxtent leur maison. Ma foi, vers 11h00, me voilà partie pour quelques minutes. Je trouve mon arbre, évidemment, qui se déploie dans le ciel mitigé.

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Puis une vache. Une vache que je trouve très jolie avec ses taches marron éparses.

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Denis et moi décidons alors de marcher un peu dans un champ, histoire de crapahuter dans l’herbe. Il me dit « Allons vers les vaches ! ». C’est qu’il devait aussi la trouver jolie, cette vache. Dois-je m’en inquiéter ?

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Autour de nous la campagne accuse la fin de l’automne. Les arbres sont de plus en plus dénudés et les Pyrénées affiche déjà leurs premiers coriaces manteaux neigeux.

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Nous retrouvons notre belle vache qui se demande probablement, à ce moment là, ce que deux personnes peuvent bien venir faire par là !

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Une autre vache vient se mêler au tableau. Elle n’a pas l’air commode. Je dirai même que … ah mais elle nous fonce dessus ? Cours cours cours !!!! Elle n’aurait pas pu nous atteindre avec le fossé qui la séparait du champ qui était entre elle et nous, mais tout de même, une vache à la charge, ça n’a, je vous l’affirme, rien de rassurant !

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19 novembre 2011

Petit poussin deviendra grand…

 

Quand des petits poussins on percé leur coquille sous l’œil attentif de leur mère poule, mon papa a très vite pris le chemin de Samatan, un lundi matin pour acheter quelques autres poussins et les intégrer à la nouvelle fratrie. Aucun problème, maman poule les a immédiatement adoptés et réciproquement.

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Ils étaient encore petits il y a un mois de ça. Des petites choses encore toutes fragiles, des poussins même pas encore adolescents.

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Et puis, j’arrive hier, et je suis stupéfaite ! Voilà que ces petits poussins en un mois de temps ont quadruplé de volumes, les crètes et les plumes s'affirment, les petits poussins ont bien poussé !

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Et les voilà à gambader dans la pâture, à attaquer les pieds aussi, et à devenir un peu plus appétissant (ne le cachons pas, ils finiront par être mangés, ces poulets gersois ! ).

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Et pour compléter cette journée pleine de plumes ... une poule funambule et une poule qui connait très bien son avenir !

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Cot cot !

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05 mars 2011

Un petit coin coin ...

 

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Joyeusement, en cancanant, les deux canards rescapés de la maison, qui ne finiront jamais au congélateur, ni en magret, ni dans notre assiette grâce à monsieur Renard qui les a mordus et auquel ils ont courageusement résisté j'en suis sûre, accourent toujours dès qu'on s'approche de la barrière... Je crois traduire de leurs cancans : "Un p'tit encas ! Un p'tit encas !" ... Je peux me tromper, je ne maitrise pas encore très bien le langage canard.

 

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14 février 2011

Le Sixième salon avicole et ornithologique de Seissan , il ne fallait pas en perdre une plume !

Ce week-end, dans la Halle au Gras de Seissan quelques drôles d'oiseaux et autre petites bestioles poilues attendaient une foule de visiteurs : il y avait des personnes qui, comme mes parents, mon compagnon et moi, venaient simplement par curiosité, histoire de faire un tour et découvrir de multiples espèces, des collectionneurs qui voulaient agrémenter leur basse-cour ou leur mare, ou d'autres qui souhaitaient renouveler et perpétuer leur cheptel …


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Cet événement est organisé par la SACCOG, Société avicole, de cuniculiculture et ornithologique du Gers.


 

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Pour résumer l'aviculture réunit tous les types d'élevages d'oiseaux et volailles, la cuniculiculture concerne l'élevage de lapin domestique, et l'ornithologie étudie les oiseaux.


 

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Bref. Pour la modique somme de 3 euros, les visiteurs entraient dans un autre monde. Un monde où se mêlaient les chants des coqs, les cris des poules, les cancans et les roucoulements. Bon, pour tout vous avouer, si j'appréciais le fait de voir tous ces animaux, j'avais une folle envie de leur ouvrir les cages. C'est peut être cet aspect là qui me dérangeait, de les voir enfermés pour que tout le monde puisse les regarder avec curiosité, les voir tourner dans les cages. Mais ce n'était que temporaire, le temps de l'exposition, le temps qu'ils trouvent de nouvelles familles d'adoption aussi.


 

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Il était également organisé des compétitions et concours pour élire les plus beaux animaux et les meilleurs éleveurs ! Cela a donné lieu à quelques championnats et challenges, auxquels je n'ai pas assisté, mais les pigeons champions étaient exposés avec leurs médailles !


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Nos belles volailles, habituellement visibles dans les basses-cours gersoises étaient bien présentent et resplendissaient ! Elles avaient parfois leur petit air fier et hautain ! N'en déplaise aux autres oiseaux exotiques colorés, elles sont du pays elles, et elles ne comptaient pas passer inaperçu. Aussi, ai-je eu le plaisir de voir de près les oies de Toulouse qui je crois sont les mêmes que celles qu'on dit du Gers, de Gimont ou encore des Landes (voire du Périgord ) ! Les oies du Pays, du Sud-Ouest et de Gascogne donc.  Ces oies, que j'avais déjà aperçu dans les pâtures, sont de près assez impressionnante.


 

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Il y avait une mare avec quelques jolies espèces de canards, mais j'ai réussi à louper la seule photo que j'en ai faite. Enfin loupé, admettons qu'elle est légèrement trouble mais on distingue bien les couleurs vives des palmipèdes !


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Évidemment, il y avait un bon lots de poules et coqs divers et variés, aux plumages exceptionnels, de toutes les tailles et qui se faisaient bien entendre.


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J'ai pu faire quelques portraits bien sympathiques. Ne me demandez pas le nom de ces beaux/drôles d'oiseaux, je n'en ai pas retenu beaucoup. Ils sont juste tous très jolis et devaient franchement en avoir marre des paparazzis !

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Il y avait aussi des stands qui n'étaient pas consacrés aux volailles et oiseaux. Un était tenu par le Club National du Sanglier Région Midi Pyrénées, Aquitaine et Limousin devant lequel je n'ai pas trainé en raison de la présence de fœtus et marcassins dans des bocaux et du formol…

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J'ai été impressionnée par le nombre d'espèces de pigeons et tourterelles qui existent. Ils ont vraiment des particularités, que ce soit dans la taille, le plumage, les couleurs ou la forme. Et c'était un plaisir de les entendre roucouler.

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Pour les gourmands, il y avait un stand de crêpes. C'est à la mode en ce moment avec la chandeleur qui est passée et mardi gras qui va arriver.

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Une partie de l'exposition était consacrée à la cuniculiculture avec son lot de hamsters autres étranges bestioles pleines de poils et bien beaux lapins, donc les lapins béliers avec leurs grandes oreilles qui me font littéralement craquer.

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La visite s'est terminée par un festival de couleurs avec des faisans sémillants, aux couleurs étincelantes qui nous ont véritablement subjugués avec leurs magnifiques plumages.

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Mais, Gersicotti Gersicotta a été plutôt étonné par les tendances 2011 en matière de coiffure. Avec tout d'abord l'effet coiffé-décoiffé-bombé.

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Avec pour continuer, la tendance "bien lissé, bien brushé, bien gominé."

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Avec aussi, la tendance "fan de rugby" dont la coupe est spécialement de forme ovoïde comme le célèbre ballon.

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Et enfin la tendance alliant artistique à l'utile avec ces pigeons qui ont eu l'idée formidable de se greffer un parapluie de plumes sur le dos. Ca m'a valu de bénéficier de deux blagues pour le prix d'une. Mon copain a fait remarquer "Comme ça ils sont protégés de la pluie" et ensuite une dame a précisé "Ils n'ont pas besoin de se mettre à l'ombre !". Ca volait bas, si je puis me permettre.

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Le temps du week-end donc, La Halle au gras s'est comme prévu transformé en basse-cour géante, mais une basse-cour "mondiale" dotée d'espèces venues de partout dans le monde. L'événement a permis aux visiteurs, qu'il soit amateur, simplement curieux, collectionneur ou touriste qui passait par là, de les découvrir ...et les enfants qui riaient, commentaient, sautillaient étaient ravis !

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15 janvier 2011

[Semaine thématique] Explorations étymologiques à la ferme

Si l'on m'avait dit, il y a presque 3 ans, à l'ouverture de Gersicotti Gersicotta, que je retrouverai régulièrement le plaisir de décortiquer les mots, en chercher l'origine et en comprendre l'évolution au fil du temps, j'aurais probablement rigolé… et pourtant, je sors très souvent mes dictionnaires divers et variés que ce soit pour tergiverser sur la toponymie gasconne  ou que ce soit sur la langue du pays. Je vais réitérer aujourd'hui, sortir tous mes précieux - à mes yeux en tous cas- bouquins de mes étagères, et oser "déblatérer" sur quelques mots gascons qui portent sur le thème de la ferme. Après tout, nous somme en pays fermier.

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En revanche, je préfère prévenir immédiatement ceux qui pourraient prendre mes propos pour argent comptant : je ne suis ni experte en gascon, ni experte en linguistique, je jongle avec mes dictionnaires pour le plaisir et en même temps j'en profite pour découvrir, à ma façon, ce beau langage qu'est le gascon. N'hésitez pas, donc, à mettre votre gros grain de sel, à m'éclairer, je serai ravie de vous lire et débattre à ce sujet.


La bordà

La bordà ? C'est la ferme, la métairie, la maison. Nombreux sont les lieux-dits, les hameaux qui se nomment "Laborde, laborda, labordette, labourdette" et qui sont évidemment les emplacements de corps de fermes plus ou moins gros. Le mot, que je n'utilise pas personnellement et que je n'entends pas autour de moi, perdure au moins dans les toponymes ! Comme en français je ne connaissais pas de mot lui ressemblant, j'ai d'abord pensé que cela avait un rapport avec "le labour",  activité de la ferme, mais j'ai eu du mal à imaginer que celai ait pu être scindé en deux mots.


J'ai donc, en ma qualité d'ignare, ouvert mon grand Robert et je suis tombée sur "borde". Le mot existe donc en français et désigne une métairie qui est une "exploitation agricole" , "une ferme". Son origine est d'après ce dictionnaire, francique et "borde" signifiait "cabane de planches" au Moyen-Âge. La définition fait remarquer que le mot est principalement utilisé dans le Sud-Ouest, ce serait une évolution du mot gascon "La bordà" ?


J'ai fouiné un peu internet et par bonheur - oui j'en ai quasiment sauté de joie et alors ? - je suis tombée sur un dictionnaire étymologique du vieux françois datant d'il y a quelques siècles quand les s s'écrivait comme des "f". "Borde" y est défini ainsi "Vieux mot, qui signifie loge, maison, maisonnette, métairie" et qui viendrait du saxon "bord". Cela rejoint l'origine proposé par le Grand Robert puisque le francique et le saxon sont deux langues germaniques proches.  Ce dictionnaire étymologique du vieux françois indique également qu'en "Languedoc ce mot se prend pour une métairie, pour une maison de campagne où on retire les bestiaux". Et je présume que le Languedoc, désigne assez largement le Sud Ouest, des Pyrénées Orientales aux Pyrénées Atlantiques…


La bordà semble vraiment être un mot résolument bien ancré en terre gasconne. Issu d'une langue barbare, le mot "bord" se serait latinisé pour donner ce mot gascon "La bordà". C'est ce qu'on appelle le melting pot linguistique.


La Poralha

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La Poralha, c'est la volaille…Le mot latin pour "volaille" étant "volatil pecus", soit le mot a évolué surtout que le "v" est prononcé "b" comme en Espagnol. Dans ce cas le "p" et le "b" étant phonétiquement proches, tout comme le "r" roulé et le "l", cela peut expliquer cette évolution du mot si vous m'avez suivie dans mon délire phonétique. Il est possible aussi que le mot en question soit un dérivé de "pulla" qui en latin désignait de manière générique les bêtes à plumes domestiquées. Tout comme "pora"/"potha", la poule en gascon, selon l'idée que le r est roulé, proche du l, il est possible qu'un glissement ait eu lieu à un moment donné surtout au contact des langues germaniques plus toniques, plus gutturales, plus sèches en matière de phonétique. Cette poule se fait aussi appeler "garia", ce n'est pas sans rappeler la "galina" du latin, ceci étant, "garrio" en latin, signifie "bavarder", et la poule est bavarde.


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Toute la famille Poule se forme autour de "pora/potha" avec d'abord, le papa coq, "poth", le fils poulet " poret" qui se fait également appeler "piòc". Je suis persuadée que cela vient de son cri, surtout en sachant qu'un "puicòt/piocòt" est un poussin et que ça rappelle bien le "piou piou" et le "cot cot" de ces petites bêtes, non ?


 

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J'ai été étonnée par la traduction de "dindon/dinde", "poloi/poloja", mais "dinde" bvient de "Poule d'Inde", quand le Français a gardé la fin, le Gascon lui, a bidouillé la première partie ?


 

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Venons-en à notre amie l'oie qui en gascon se dit "auca". J'ai cru que j'allais avoir beaucoup de recherche à faire parce qu'à première vue "oie" et "auca", ça n'a pas grand rapport phonétique… Je me suis dit que le gascon avait bien des mystères jusqu'à ce que je découvre qu'en latin, oie, se dit "auca" et que c'était le français qui avait bizarrement évolué car "oie" vient justement de "auca". Enfin, je n'ai qu'une chose à dire, je n'y suis pour rien, c'est pas m'oie !


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Chose marrante concernant notre amie la chèvre, qui à moins qu'il y ait une autre explication, semble avoir subi une série de langues qui ont fourché puisque du latin "capra", on en vient "craba" en gascon… étrange ce mélange de syllabe qui rappelle plus un petit animal à carapace avec des pinces qui se balade sur les plages, que l'animal qui bèle et grignote tout ce qui lui passe sous la dent.


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Mais je dois avouer que celui qui me cause le plus d'interrogation c'est notre bon vieux "Canard"…qui en gascon se dit … non pas cana, cano ou canardo … mais "Guit". Allons bon, en voilà une nouvelle affaire ! J'ai donc entamé quelques recherches, mais rien de bien fructueux, hormis le fait que "guit" peut faire penser au latin "guttur" qui signifie "gosier" ou au latin "guttus" qui signifie "vase à col étroit". "Guit" rappelle probablement le physique du canard, mais ce n'est que pur supputation, peut-être que l'un d'entre-vous saura m'éclairer sur ce Donald gascon !


 

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09 novembre 2010

[Semaine Thématique] Qui de l'oie ou du canard …

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…est arrivé en premier dans le Gers ? Cette question était pour moi comme demander qui de la poule ou de l'œuf était apparu sur terre en premier. Il n'en reste pas moins que, même si certains hurlent frénétiquement "CANAAAARRD!" quand on leur demande à quoi ils pensent  quand on leur dit "gastronomie gersoise", l'emblème international, que dis-je, intergalactique voire universel du Gers, c'est l'oie. D'ailleurs sur certaines cartes postales vous trouverez d'Artagnan, un tournesol et une oie. La preuve. Soit, cessons les pitreries, nous allons passer pour de drôles d'oiseaux. L'oie était à la base, la volaille spécifiquement élevée dans le Gers et le canard lui, venait des Landes. Je n'ai rien contre les Landes, au contraire, ce département fait partie de la Gascogne et le Gers est le centre historique de la Gascogne et donc par conséquent, le canard est gascon et donc finalement un peu gersois. Mais il y a bel et bien une oie du Gers, c'est l'oie grise du Gers dont une souche est de Masseube et l'autre de Gimont. L'oie est à la base un animal sauvage en migration qui a été domestiqué dans l'Antiquité par les Egyptiens, les Grecs et les Romains. L'oie grise du Gers a pour ancêtre l'oie cendrée qui faisait des pauses dans la région lors de ses périples migratoires. L'occupation Romaine a surement influencé sa domestication sur le territoire où elle est devenue un mets très apprécié !  Malgré les élevages qui subsistent, elle garde difficilement sa place de leader pour des tas de raisons.


 

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L'oie du Gers en Péril ?


C'est de tous les côtés que l'Oie du Gers est menacée. On voit déjà depuis quelques années, l'essor des élevages de canards destinés au gavage. Ces derniers sont plus avantageux d'un point de vue commercial car moins gros, moins chers et sont plus facilement achetés. Mais en plus, ils ont un foie gras qui n'a pas le même goût que celui de l'oie et que beaucoup de gens préfèrent car il a plus de "saveur". L'oie a un foie gras qui présente un goût peut être plus discret, je dirai plus fin, mais son foie gras est lui très onctueux et d'une couleur rosée particulière.


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S'ajoute à cela une concurrence rude des foies gras de Hongrie importés depuis quelques années sur le territoire Français et qui sont hélas moins chers ! Et ce malgré le coût du transport (transport qui est moins écologique d'ailleurs que de choisir des produits du terroir Français) ! Je doute qu'on ait vraiment la même qualité dans l'assiette en supposant que les produits importés et vendus à monsieur et madame tout le monde ne sont pas forcément du premier choix !


Si on rajoute à cela la polémique autour du Gavage des oies lancées par les défenseurs des animaux… une polémique que je comprends, car je n'aimerais pas vraiment qu'on me force à ingurgiter de la nourriture trois fois par jour, mais il n'en reste pas moins que dans les vrais élevages les oies et canards sont chouchoutés, bien traités et peuvent courir au grand air ! Est-ce pire que de pendre un agneau par la patte dans un abattoir et l'achever ? Les volailles gavées sont probablement mieux traitées que d'autres bêtes qui finissent dans vos assiettes. Et contrairement à ce que l'on pense, la volaille gavée n'est pas malade ! Naturellement, les oies et les canards d'élevage, qui étaient à l'origine des oiseaux migrateurs, se gavaient eux-mêmes à la venue de l'hiver, les bêtes ne sont donc pas malades, juste "engraissées" comme elles pouvaient l'être dans la nature.


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Et un jour la dinde s'en est mêlée ! Si tous les oiseaux s'y mettent ! L'oie était en France et dans le Gers, la volaille rôtie que l'on mangeait pour les fêtes de fin d'année. C'est là que la dinde est arrivée dans la hotte du père-noël ! Décidément personne ne veut laisser notre oie grise du Gers tranquille. Mais elle résiste et ce, même si le jeu de l'oie est de plus en plus démodé !



Grâce au savoir-faire de nombreux producteurs qui en connaissent les qualités et proposent de bons produits qui font valoir son potentiel ancestralement connu, l'oie est toujours et sera toujours dans la gastronomie gersoise, du moins nous l'espérons !

L'oie : une mine d'or gastronomique.

 

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Si l'on dit que tout est bon dans le cochon, on pourrait dire que tout est bon dans l'oie ! Je vous accorde que les pattes ne sont pas le meilleur argument ni le bec, encore que dans la cuisine asiatique, ils sont parfois utilisés.


Rôtie et farcie, en confit, foie gras, magrets, les carcasses grillées, les pâtés et rillettes, les cous farcis, fritons, gésiers, cœurs , l'oie offre une multitude de configurations culinaires dont les recettes se trouvent facilement sur le net et mieux encore, se dégustent dans le Gers !


Mais d'un point de vue diététique, l'oie, même si elle est à 15% de matière grasse et donc relativement grasse mais ses acides gras sont monoinsaturés et sont idéaux pour prévenir des maladies cardiovasculaires … en revanche, en consommer trop peut augmenter le volume fessier. Cependant elle est riche en minéraux et vitamines, elle n'est pas contre-indiquée dans la mesure du raisonnable !


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Alors oui, le canard est devenu peu à peu , lui aussi, gersois, parce qu'il est un mets de la région, un mets de Gascogne, mais dans le Gers, il y a l'oie et parce qu'il faut aussi préserver la tradition, il ne faut pas oublier cette dernière qui sait tout autant ravir les papilles ! Cependant, cette oie, comme le canard, a su coloniser les départements limitrophes. Comme quoi, la gastronomie, quand elle est bonne, elle n'a pas vraiment de frontières, NOM D'UNE OIE !


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07 mars 2010

L’autre matin , un lapin …

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N’a pas tué un chasseur non. L’autre matin un lapin a élu domicile dans la grange de mes parents. Rentrée avec mon papa à la maison, je regarde aux environs si je ne vois pas mon chat quant j’aperçois un petit animal avec des oreilles d’âne. Si petit ce ne pouvait être un âne, c’était donc un lapin. Je le signale à mon père qui me dit de ne pas faire de bruit. Le lapin nous voyant s’est réfugié dans la grange et quelques fois il gambade dans le jardin ! Peu farouche, il se laisse relativement approcher tant qu’on ne tente pas de le capturer !


 

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La campagne gersoise est décidément pleine de bonnes surprises ! Ah oui, je l’ai baptisé Edmond… mais mon père a réussi à le prendre dans ses bras, il se trouve qu'en fait c’est Edmonde, une jolie Lapine qui fait partie intégrante de la maisonnée !

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27 novembre 2009

Le Subrejoug

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Intrigant objet que le subrejoug. Observez-le, une beauté inimitable. Ecoutez le son de ses élégantes petites clochettes. D’où vient-il ? De quel pays ?

Chili ? Chine ? Afrique ? Inde ?  Tibet ?  Bolivie ?  Pérou ?  Contrées aztèques ? Rien qui ne vienne des anciennes civilisations sud américaines, africaines ou asiatiques. Le subrejoug est français et plus précisément gascon. C’est l’un des plus beaux héritages de l’art paysan en Gascogne. Fatalement, je ne pouvais pas omettre d’en parler un jour sur Gersicotti Gersicotta surtout depuis que j’en ai découvert l’existence en visitant le fameux musée d’Art Campanaire (musée des cloches !) de l’Isle-Jourdain qui en a fait son symbole : le subrejoug est présent, d’ailleurs sur les billets d’entrée dudit musée.


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Quand on a pour la première fois l’occasion de voir ce drôle d’objet oblong, immédiatement une question taraude l’esprit : «  A quoi sert-il ? ». Car on en voit de toutes les couleurs, plus ou moins longs, plus ou moins pointus, en bois parfois en métal, arborant des motifs particuliers. Certains sont de véritables œuvres d’art où chaque détail participe scrupuleusement à la beauté de l’objet .



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La question est donc « Qu’est-ce qu’un Subrejoug ? ». Un drôle de nom a priori, pour une signification toute simple : « subrejoug » est né de l’union de deux étymons latins : « super » (par-dessus) et « jugum » (joug) et signifie donc « par-dessus le joug ».



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Le joug est ce qui permettait d’atteler les bêtes pour le labour, le subrejoug semble en être le décor musical : « décor » pour son esthétique, « musical » pour ses multiples clochettes. Géographiquement parlant, l’étendue du subrejoug se restreint à une petite portion de la région Midi-Pyrénées et je dirai même d’un bon morceau de la Gascogne, même s’il me semble qu’il déborde un peu de ses délimitations. Mais le subrejoug est Gascon. C’est un art pratiqué dans la belle vallée de la Saves, en Haute-Garonne, au Nord de l’Ariège jusqu’au Lauragais et bien évidemment dans tout le Gers ! Il se développe autour de la Garonne et de ses affluents.



 

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Mariage de ma soeur en 2006. Les subrejougs ici présents sont des subrejougs fabriqués récemment et ont un rôle purement décoratif et folklorique.

Le subrejoug semble être une évolution de ce que l’on appelle la bobine. Cette bobine servait à joindre et consolider les attelages de deux bœufs. Elle s’adaptait à la morphologique de l’animal. C’est à partir de cette bobine qu’est né le subrejoug … peut être ! Rien n’est certain, mais l’hypothèse la plus plausible serait qu’un jour, un homme ait trouvé dommage de garder la bobine si petite et qu’il se soit amusé à la façonner de manière différente, en lui donnant une forme oblongue, une texture douce au toucher en la polissant et ce même si c’était tout à fait, a priori, inutile. Cela a donné d’abord des formes de subrejougs assez simples, modestes, mais jolies.


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Peu a peu la créativité, l’art, les croyances vont s’en mêler et le subrejoug évoluera vers quelque chose de plus travaillé jusqu’à devenir de beaux objets d’ornement.


 

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Outre à orner magnifiquement les jougs des bœufs, quel est le rôle du subrejoug ? Les croyances se sont vite mêlées à cet art et le subrejoug avait un rôle protecteur lorsqu’il possédait des clochettes : ces clochettes ont une symbolique relativement divine dans la plupart des religions et sont considérées comme étant le lien entre la terre et le ciel, elles sont également la miniature des cloches des églises, d’ailleurs, les subrejougs étaient assimilés à de petits clochers. Ceux qui possèdes des orifices d’où surgissent les clochettes, ne sont pas sans rappeler les clochers murs de bon nombre de nos églises gersoises.


 

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Clocher mur de l'église de Rigueupeu

Mais avant tout, le subrejoug avait un rôle d’identification : il était personnalisé au propriétaire de l’attelage. Grâce à la multiplicité des clochettes vendues, chaque joug avait une composition mélodique unique d’autant plus que le nombre de clochettes était variable et que la taille du joug n’était pas toujours la même : d’un point de vue sonore cela créait des effets différents d’un objet à l’autre. Il permettait à chacun de savoir à qui appartenait l’attelage, de faire savoir sa présence. Le subrejoug était aussi un élément très utilisé par le paysan dans les manifestations festives : il apportait de la gaieté et de l’ambiance. Aujourd’hui encore, dans la région, certains paysans proposent aux futurs mariés d’être conduit à l’église par un attelage d’antan comme avant.


 

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On trouve en général deux types de subrejoug :

-le type lauragais, de forme plutôt ovoïde, allongé à la pointe


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- le type Saves en forme de fuseau, plus régulier.


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Ces deux types n’ont pas empêché certaines réalisations surprenantes tels que des subrejougs en forme de crayon, d’obus ou encore de tour Eiffel !


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Et si vous ne connaissiez pas le nom de "subrejoug" peut-être connaissiez-vous celui de "surjoug", "cloquièr/cloquerot" (en référence à la cloche surement !), "bejoet", "suberjoet" ...



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16 février 2009

La faune gersoise !


Petit recyclage d'un article que j'avais posté il y a un bon moment sur Un peu de tout et de rien, bien avant la création de Gersicotti Gersicotta. Comme il y a sa place, je le propose aujourd'hui. Si vous aimez les animaux de la ferme, vous êtes les bienvenus !



 C'est au cœur du Gers, ou plutôt au Sud du Gers, à la frontière avec les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne , que se trouve le Parc Naturel d'Arrouède, où vivent, en presque-liberté, de mignons petits animaux à plumes ou à poil (non, pas naturiste, on à dit "naturel" le parc!). Cette magnifique réserve animalière s'étend sur une superficie de 3 ou 4 hectares et se trouve dans la sublime commune d'Arrouède, village extrêmement connu dans le monde entier, ou pas.


A l'Est du parc d'Arrouède, se trouve les bovins et plus précisément des vaches. Oui des vaches avec des cornes, des pis , des mouches et des veaux et des bœufs et des taureaux avec des grosses couilles qu'on dirait de la pâte à pain. Dans ces troupeaux typiques de la région, on trouve de très jolis spécimens de vaches : des poilues, des marrons caca, des beiges sales, des beiges foncées, des couvertes de mouches… Soit les bovins c'est bien !

 

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Au nord, nous trouverons des lapins, qui malgré la petitesse de leur clapiers sont bien heureux et cajolés avant d'être transformés en pâté ou civet. Ces lapins sont très mignons quand ils sont petits et très mignons quand ils sont grands. Bref, les lapinous c'est toujours très chou.

 

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Un peu partout dans le parc, on peut trouver des petits rongeurs : rats, souris, mulots. On croise surtout des souris qui parfois se retrouvent coincées dans les bacs à grain pour les poules…

 

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Au Sud du parc, une réserve exclusivement composée de volailles. Dindes, poules et canards y gambadent dans la joie et la bonne humeur jusqu'au jour où ils se doutent qu'ils finiront en confit ou dans le congélateur ! Parfois, quelques jeunes poulets et jeunes dindes ont le privilège de pouvoir se promener dans le jardin. Sur la première photo qui va suivre, l'oiseau n'a rien d'une blanche colombe, non, c'est véritablement une dinde blanche, qui ce jour là, avait envie de jouer les funambules.

 

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05 janvier 2009

Petit veau a faim !

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Quelques vaches gersoises pour Henri qui a eu la gentillesse d'illustrer avec talent une de mes photos sur son blog en l'agrémentant d'une mignonne histoire chinoise version gasconne pleine d'humour ! Et ça se passe par là :

http://laissezjazzer.blog50.com/archive/2009/01/04/histoire-de-vaches.html

Merci Henri !

Posté par wawaa à 21:44 - La ferme ! - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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