22 mai 2012
La Tour d'Arcamont
Comment en suis-je arrivée à me retrouver face à la tour d'Arcamont ? Je ne sais pas pourquoi, mais je m'étais mise en tête qu'il y avait une pile-gallo romaine à Roquelaure que je n'avais encore jamais vue. Je ne suis en fait pas prête de la voir puisqu'il n'y en a pas et que j'ai confondu avec "Roquebrune" et que mes neurones ne communiquent pas très bien entre eux parfois. A vrai dire, je trainais dans le coin de Roquelaure avec une copine et quand j'ai aperçu au loin la silhouette de cette tour, je me suis dit "La voilà, cette pile gallo-romaine".
Le temps de tenter de la rejoindre en s'orientant comme il était possible de le faire, via des petites routes étroites, nous voilà à la découvrir et à moi de dire "bon je crois que ce n'est pas une pile-gallo romaine", d'autant plus qu'on avait vu un peu avant un panneau "Château et chapelle d'Arcamont".
La chapelle ? Très mignonne avec son clocher mur et malheureusement d'après mes sources, délabrée à l'intérieur : le temps passe …
La tour carrée quant à elle daterait du XIII e siècle. J'ai peu de renseignements à son sujet hormis le fait qu'elle aurait pu être la tour d'un château installé là, tout au bord du Gers. Tour de guet peut-être ? En tous cas, les légendes vont bon train et son assez contradictoires : les uns diront qu'on y pendait les gens, les autres vous diront que rien qu'Henri IV serait venu prendre son repas en ce lieu.
Elle avait un toit, fût un temps et c'est bien ce que de vieilles photos trouvées dans le livres me disent. Souhaitons que cette intrigante tour tienne encore debout longtemps !
18 mai 2012
Les arènes d'Estang
Après un déjeuner très agréable chez Fabienne Jenny et vu le temps qu'il faisait, une pluie tenace et fraiche, j'avais dit à mon hôtesse que j'allais rentrer directement à la maison ! Elle m'avait cependant envoyé un message sur mon téléphone portable la veille, m'y conseillant de m'arrêter aux arènes d'Estang. En traversant le village à mon retour, le rouge vif du bois fut convaincant, pluie ou pas pluie, j'allais m'arrêter. Pause donc sur la placette juste en face. J'allais braver la pluie. Je n'étais point si courageuse que ça car l'averse s'était relativement bien calmée.
Les arènes d'Estang sont dédiées à un homme décédé le 3 Juillet 1944, fusillé par les allemands : il était le reconstructeur des arènes, aficionado et acteur de l'animation locale. Bienvenue donc, dans les Arènes Jean Bartherotte. Les gradins furent construits en dur dès 1901 et les arènes furent améliorées au fil du temps.
L'une des dates ayant marqué leur histoire, c'est la visite du président de la république en 1984 : François Mitterrand était venu assister au spectacle. Les arènes sont classées monument historique 10 ans après cette visite.
Une bien jolie découverte pour moi : en plus ma couleur préférée est le rouge et on peut dire que là, en matière de rouge pimpant, j'étais bien servie !
23 avril 2012
L'église de Miradoux
Prenez une colline, un clocher imposant, un contexte verdoyant, un village charmant et délectez vous de cette église perchée sur les vallons de Lomagne. Cette large tour n'est à l'origine pas un clocher d'église, mais un donjon. Le donjon d'un château fort, évidemment ! Car au départ, à cet emplacement stratégique dominant les alentours, avait été construit un château fort. Cependant, ce clocher n'a pas été terminé.
Ce dernier a été détruit au XIV e siècle : il devenait trop vieux, moins pratique, désuet. Mais on allait le recycler sous l'impulsion du seigneur des lieux qui offrit les pierres pour la construction d'une nouvelle église, et pas une simple église, une église fortifiée.
En ces temps là, elle était encore plus imposante, plus impressionnante. Il faut imaginer bien plus de créneaux, de machicoulis, des tours, un chemin de ronde, tout ce qui e, faisaitent les fortifications ! La réfection de l'édifice lui a fait subir de nombreuses modification. Elle reste aujourd'hui un splendide monument, d'ailleurs classée aux monuments historiques en 1978 ... rien d'étonnant !
30 mars 2012
Eglise près de Castillon-Débats
Je n'ai aucun renseignement sur cette église. Je m'y suis retrouvée parce que je l'ai aperçue depuis la route entre Dému et Castillon-Débats. Dressée seule sur sa colline, dans les vallons environnants, j'ai été subjuguée par les lieux. Il m'a fallu ruser un peu pour en trouver la route, mais je n'étais pas à une route de crête près. J'ai donc fait une pause dans ce joli petit coin gersois, profitant du soleil et du paysage.
J'ai tenté de pousser la porte sous le porche, mais il ne fallait pas rêver ! Une église esseulée dans la campagne n'ouvre pas ses portes aussi facilement ! A l'observer, je me suis dit qu'elle était plutôt de style néogothique, du XIX e siècle. Elle me rappelle celle de Saint-Médard, avec son grand clocher.
Petit tour autour de l'édifice. L'envolée des pigeons au premier passage de voiture. Découverte des amusantes gargouilles monstrueusement animales.
Me voilà derrière l'abside, prenant encore conscience de l'importance du bâtiment. Je me retrouve ensuite face à un vitrail, imaginant la danse des lumières colorées à l'intérieur. Dommage, je ne peux pas voir ça !
Je reste un peu sur ma faim, ne connaissant rien de cette église. Le Gers est toujours plein de surprises, je le constate jour après jour, mais l'enquête ne fait que commencer, et peut-être allez-vous pouvoir m'aider ?
26 mars 2012
Et le château devint église...
Le petit village de Lahitte, tout près d'Auch, m'avait littéralement charmée, lorsque, tout à fait par hasard, ma petite voiture m'avait conduite dans ses petites rues. C'est en particulier sa grande tour qui m'avait incitée à m'y perdre. Lahitte fût en fait un village fortifié, entièrement entouré de rempart, ce qui lui donnait le même aspect que la célèbre enceinte fortifiée de Larressingle. Le castelnau possédait évidemment un château féodal qui avait une haute tour impressionnante.
Quand à la fin du XVII e siècle, le château féodal subi un important incendie, il n'en reste que la fameuse tour et une grande salle. Une fois la tour raccourcie, on transforma le tout en église: ainsi la tour devint clocher et le reste, non orienté, devint corps de l'église.
L'église Saint-André était née d'une autre architecture, portant avec elle, l'histoire et les souvenirs du village.
22 février 2012
[Semaine un thème par jour] Pigeonniers gersois, énième édition !
C'est vrai que, quand je m'amuse au jeu du "thème", j'aime beaucoup parler de différents pigeonniers croisés ici où là. C'est l'occasion aujourd'hui de continuer l'inventaire des pigeonniers croisés ici ou là. Sans doute avez vous vu passer, pendant la période de grand froid, le pigeonnier d'Orbessan sous la neige. La neige qui m'a fait pour la première fois m'arrêter pour voir ce fameux pigeonnier alors que ça fait rien que 7 ans que je passe très souvent devant ! Bref. Ce pigeonnier est en fait celui qui ornait les jardins du château depuis 1746, un joli héritage pour le petit village !
J'ai croisé le suivant entre Solomiac et Maubec. Je me rendais à Sarrant quand j'en ai aperçu la silhouette dans la campagne. Il est je pense, sur la frontière, et est peut être bien Tarn-et-Garonnais, mais peu importe, il est lomagnol et gascon et surtout il est splendide avec ses pilliers et son toit surmonter d'une petite flèche. On aperçoit très bien les trous qui permettent aux pigeons d'y rentrer. Je n'ai cependant pas trouvé plus d'information quant à l'âge de ce petit édifice.
Et saviez-vous qu'il y en avait aussi à Pavie ? Du moins il y en a un ! Je n'avais jamais fait attention, encore une fois, en arrivant sur la commune, qu'il y avait ce pigeonnier carré prolongé d'une bâtisse, peut être ancienne grange, transformée maintenant en maison ? Je n'ai aucune information en particulier à son propos, alors je me contente de le contempler !
Je termine avec un pigeonnier aperçu à Sarrant, la belle Sarrant. Ma foi, c'est aussi un peu par hasard que je l'ai vu, alors j'ai fait un petit détour sur ce qui n'était pas ma route de retour. Ce grand bâtiment carré se dresse dans un grand champs, dominant le village. Il est assez simple mais pas pour autant moins beau. Idem, je n'en sais pas plus sur son compte, alors on laissera pour l'instant, ce mystère aux pigeons !
06 février 2012
Quelques pigeonniers gersois …
Mes pérégrinations gersoises depuis le mois de Janvier, m’ont permis de croiser ou recroiser encore et encore des pigeonniers, pour mon plus grand plaisir. Le 4 Janvier, ce fût le pigeonnier de Montégut que je connaissais déjà, au bas du rocher, sous le château. Ce pigeonnier hexagonal est posé sur 8 piliers de vieilles pierres. Une véritable œuvre d’art !
Le 24 Janvier, j’ai trouvé sur mon chemin pas un mais deux pigeonniers différents. Le premier a été aperçu alors que je flânais tranquillement sur le chemin de ronde de Saint-Clar, dans une propriété. Belle tour carrée, il se démarquait bien dans le paysage !
A mon retour vers chez moi, par les petites routes, je suis tombée aux abords de Casteljaloux, sur ce grand pigeonnier circulaire, dont je ne soupçonnais pas l’existence.
02 février 2012
A la découverte du Lieu dit "Lamothe"
"Mais toi tu connais le Val de Gers et le Haut-Astarac par coeur, tu peux bien me renseigner !". C'est cela oui ! J'ai parcouru pas mal les routes de ce coin là du Gers, mais j'ai encore beaucoup à découvrir. Ma promenade hasardeuse d'hier, en est la preuve ! J'étais à Moncorneil-Grazan et ma foi, j'ai pris la direction Pouyloubrin. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Je devais repasser par Masseube avant de rentrer, alors je me suis dit que cette route pouvait aussi m'y mener. Un peu avant ledit village, je suis arrivée au hameau de Lamothe. J'ai cligné des yeux plusieurs fois, non, je ne rêvais pas, une jolie église était sur mon chemin.
D'après mes documents à disposition, elle aurait été construite à la moitié du XIX è siècle pour remplacer un édifice trop petit. Point de clocher majestueux, même si à la base les plans en prévoyait un. Mais c'est peut être ça qui en fait le charme. Elle est simple d'un point de vue géométrique, mais elle s'impose tout de même avec ce côté massif et régulier.
Juste à côté se trouve un château tout aussi beau avec sa grande tour carré. Il a été bâti au milieu du XVIII è siècle par la famille Gensac, et au XIX è les héritiers sont très riches et possèdent beaucoup de domaines autour du château.
Bâti par la famille Gensac, il a été commencé avant la Révolution ; le terrain où se trouve l’église ayant été cédé par ladite famille en 1740. J'ai tout particulièrement aimé la porte d'entrée avec son escalier ... tout simplement magnifique !
En face, une croix sur un pilier de pierre, se complait devant les paysages vallonnés. On ne les voyait pas clairement du fait du temps brumeux, mais déjà je m'extasiais et me disais qu'il fallait revenir voir ça sous un autre jour, quand le temps serait plus clément, pourquoi pas au coucher du soleil, quand les Pyrénées se laissent admirer.
Et un peu plus loin sur la route, une autre croix en pierre est visible dans un virage.
Pour la petite histoire, Lamothe a été jusqu'en 1837 une commune à part entière. Elle a ensuite été rattachée à Pouyloubrin : c'est très fréquent pour les petits bourgs de la région, parfois, le nom apparait accolé à la commune d'accueil. Là ce n'est pas le cas, on l'a transformé en un lieu dit, un hameau. Le petit village de Lamothe a été un village médiéval avec son château fort et tout le reste. Mais vous savez que le temps, les guerres peuvent parfois faire disparaitre certaines choses. On pense aussi que son nom vient de "motte" tout simplement car le château médiéval disparu, était construit sur un point surélevé.
Bref, imaginez tout ce qu'il me reste à explorer, si même dans les coins et recoins que j'ai parcouru des milliers de fois, je fais encore des découvertes surprenantes ?
28 janvier 2012
Les belles églises de Saint-Médard
Je passais par là. Pas vraiment par hasard, mais peu importe. Quand j'ai vu l'édifice dans la lumière du soleil couchant, l'attraction a été immédiate. Une force a pris le contrôle de ma voiture et je suis arrivée au pied de cette magnifique église.
Elle a été recontruite en 1881 et comme une bonne partie des églises de son époque, elle est de style néogothique. On dit de ses pierres qu'elles sont "jointoyées" ! En voilà un bien drôle de mot ! C'est-à-dire que ses joints sont remplis de mortier. C'est surement pour cette raisons qu'ils se démarquent clairement.
Je n'ai pas vu l'intérieur, mais j'en ai fait le tour. Elle est largement contrefortée, et munie d'un très joli clocher-porte.
J'espère un jour pouvoir la visiter !
En repartant vers chez moi par les petites routes de crêtes, je suis tombée sur l'église Saint-Barthélémy de Mongardin, datant du moyen-âge, reconstruite en 1749 et qui se laissait enrubanner par la lumière vespérale.
19 janvier 2012
La magnifique église Saint-Laurent de Panjas
J’avais eu vent de cette église. On m’avait parlé de ses fresques magnifiques. Alors quand je suis allée à Panjas, j’ai eu vite fait de récupérer la clé de l’église bien gardé par le tenant du Bistrot des Armagnacs. Il en fait d’ailleurs une promo d’enfer, de son église. Alors après un très bon repas chez lui, j’ai poussé la porte de l’édifice.
Mais d’abord je suis restée assez perplexe en arrivant devant l’église. Ce clocher jure ! Il jure vraiment par rapport aux vieilles pierres de l’époque romane !
C’est que l’église est encore une de ces églises qu’on a voulu garder coûte que coûte et qui garde sur elle, les traces des époques qu’elle a traversé. Elle fût romane au départ, construite peut-être au 11e ou 12 e siècle et la guerre de Cent ans est passée par là, inéluctablement. Les nefs romanes sont détruites alors on reconstruit, on reconstruit … à l’époque de l’architecture gothique, au XV e siècle, une nef gothique. Il faut vivre avec son temps ! Chevet roman donc, en pierres du pays, nef gothique, et clocher à l’aspect moderne puisque, écroulé en 1980, il a été rebâti avec le style de son époque.
Quand on entre à l’intérieur, non seulement d’entrée dans un une atmosphère calme et sereine, on s’émerveille : tout est peint ! Les chapelles latérales, les murs, les colonnes, les croisées d’ogives … Tout tout est peint par des motifs, des fresques …
Mais surtout, on est littéralement subjugué la voûte en berceau et les murs du chevet ! Là de sublimes fresques du XII e siècle et qui ont été repeintes à la fin du XIX e après leur découverte. Cette impressionnante œuvre, qu’on a de cesse de contempler, s’articule sur quatre étages.
D’abord, une représentation des Prophètes et apôtres dans les 8 arcatures du bas. Les pilastres et les chapiteaux sont eux aussi entièrement peints.
Au second étage, on retrouve la vie et le martyre de Saint Laurent avec un intrigant parallélisme avec les scènes de la passion du Christ. Le troisième étage évoque clairement La Passion, la mort et la résurrection du Christ de son entrée à Jérusalem jusqu’à la crucifixion puis la résurrection. Et enfin le quatrième étage représente le Ciel selon l’apocalypse de Saint-Jean … Le Christ est peint assis sur le trône dans la voûte en cul-de-four et surplombé par une colombe, entouré d’un ange et d’animaux. Et sur les côtés il y’a 24 vieillards avec un récipient à parfum et un instrument de musique. Je ne saurai pas personnellement l’interpréter vu ma mécréance et mon inculture notoire en la matière … mais malgré tout, je trouve ça épatant et tout simplement extraordinaire.
Si cette incroyable fresque fait en grande partie le charme de l’église, n’oublions pas les vitraux colorés, les multiples sculptures qui ornent le bâtiment. Sans oublier la belle rosace, au centre de laquelle on peut apercevoir une église.
Et évidemment, comme ce jour là il faisait grand soleil, je n’ai pu m’empêcher de me régaler des reflets des vitraux sur les bancs, sur l’autel…
Une très très belle découverte dans un petit village à l’autre bout du Gers, tout à l’Ouest, à la frontière des Landes, dont j’ignorais l’existence jusque là.









































































