25 mai 2012
Entretien avec un sérapia à labelle allongé
… oui, il est bien connu que je parle aux fleurs. Yves-Alain, s'il passe par là, vous le confirmera. Je lui dédie donc encore une fois une interview d'orchidées sauvages puisqu'il en rêve toutes les nuits depuis que je gambade dans les prairies en quête de ces jolies fleurs. Bref, j'ai eu la chance de rencontrer un sérapia à labelle allongé et plusieurs de ses acolytes, restés eux muets. Il faut dire qu'une humaine hystérique qui parle aux plantes, ça impressionne toujours.
Wawaa : Bonjour Sérapia à Labelle Allongé , dis-je avec grande joie
Sérapia : Bonjour, répondit l'orchidée, ajoutant, mais je vous connais, vous êtes l'auteur du fabuleux et célèbre blog Gersicotti Gersicotta, qui craque gersois
(Ndlr : les propos recueillis sont authentiques et non truqués !)
Wawaa : Rho arrêtez, vous allez me faire rougir, je vais être plus rouge que vous ne l'êtes ! Ca vous dit une interview ?
Sérapia : Et comment ! Je rêve justement d'être une star mondialement connue, surtout en Suisse : il y a là-bas un adorable câlineur qui se fait appeler Yago !
(Ndlr : pour ceux qui ne connaissent pas le calineur fou de Suisse, qui organise des sessions de free hugs, c'est Yves-Alain , dit Yago et qui réclamait cette interview botanique.)
Wawaa : Et bien je veux tout savoir de vous !
Sérapia : Pour commencer vous pouvez aussi m'appeler Serapias Vomeracea.
Wawaa : Mais pourquoi ce second nom tarabiscoté ?
Sérapia : Vous savez, les scientifiques sont aussi des artistes et ils nous donnent parfois des noms surprenants. Le mien vient du latin "vomer" qui signifie "Soc de charrue" parce que mes labelles ressemblent à des socs de charrue, vous savez les charrues pour "labourer". Je suis une fleur très paysanne !
Wawaa : On vous rencontre partout dans le Gers ?
Sérapia : Tout à fait, comme vous j'aime le Gers, en long en large et en travers. Alors moi et mes acolytes nous nous y installons un peu partout, dans les prairies, sèches ou humides, dans les pelouses, les talus, les bords de vigne, et même dans les jardins : nous adorons la compagnie et détestons les tondeuses ! Merci au mari de Noëlle de nous avoir épargnées d'ailleurs.
Wawaa : Et à partir de quand peut-on vous rencontrer ?
Sérapia : Trois mois durant. Nous commençons à émerger en Avril et perdurons jusqu'en Juin ! Il est encore temps, messieurs dames les lecteurs et lectrices, pour venir nous admirer !
Wawaa : Vous aimez le melting pot ?
Sérapia : Nous vivons dans un esprit de paix et de partage. Ainsi nous nous hybridons avec grand plaisir avec nos amies les sérapias lingua et cordigera … Nous faisons aussi des très beaux bébés avec des orchis de toutes sortes, il nous faut juste des caractéristiques de terrains en commun pour la survie de notre progéniture.
Wawaa : Autre chose à ajouter ?
Sérapia : Oui, je remercie Jean Bauhin d'avoir parlé de notre belle espèce dans un livre intitulé Historia plantarum universalis paru bien après sa mort, en 1650. C'est un peu notre Christophe Colomb à nous, les Sérapias à long labelle. Ah oui, et bisou Yago !
Sont super sympas ces sérapias quand même ! N'hésitez pas à leur parler, regardez où vous marchez, et pitié, évitez leur la tragédie de la tondeuse !
13 mai 2012
[Semaine Thématique Orchidons ! ] De beaux hybrides !
Ah les orchidées sauvages … voilà toute une semaine que je les cherche, les scrute, les immortalise, commence à les reconnaître au premier coup d’œil. J’en connais à ce jour une quinzaine d’espèces différentes et ce depuis mes premières flâneries « orchidesques » commencées il y a deux ans. Disons qu’il me reste un peu plus de 25 espèces à découvrir, si j’y parviens, alors je serai comblée ! Mais pas tout d’un coup, histoire de faire perdurer le plaisir de la recherche et faire des tas de balades enchanteresses. S’il y a des espèces bien démarquées, les différentes orchidées sauvages s’hybrident entre elles : les possibilités de rencontrer encore bien des orchidées différentes sont innombrables finalement ! Quand on sait que les ophrys créent des croisements merveilleux que je ne sais pas du tout identifier d’ailleurs, on imagine une foule de possibilité. Les orchidées sauvages s’hybrident très facilement, pour notre plus grand plaisir. Le seul bémol, s’il en est un, c’est que ces hybrides sont pour la plupart stériles et finalement uniques au monde, vraiment uniques. Croiser un hybride c’est croiser une œuvre d’art de dame nature et bien souvent le résultat est époustouflant. En dehors des ophrys dont je vous ai parlés cette semaine, j’ai eu la chance de me pencher sur deux « enfants » d’espèces d’orchidées différentes, deux toiles de maître. Deux créations éphémères. Sans doute, ont-elles des semblables ici ou là, car l’art de la nature aime se diffuser, mais pour moi, elles étaient, au moment précis où je les ai trouvées, uniques au monde.
Première rencontre atypique avec une orchidée hybride autour de Lamaguère : cette couleur étincelante rappelant l’orchis pourpre et ses effilochages tarabiscotés typique de l’orchis singe : voici donc la progéniture de l’orchis singe et de l’orchis pourpre !
Un peu plus loin, j’ai croisé une de ses sœurs ou cousine, cependant je me demande si ce n’est là, un croisement entre la pourpre et l’orchis militaire ? Si un botaniste passe par là, qu’il éclaire ma lanterne ! Cette orchidée était particulièrement sémillante au soleil.
Et pour finir, j’ai était très surprise en croisant plusieurs fois, à différents endroits l’orchidée qui va suivre ! Elle semble avoir les caractéristiques de la pourpre mais … le reste, à quel patrimoine génétique appartient-il ? Mystère !
Tout ça ne manque donc pas de belles surprises. Evidemment, cette semaine ne clos pas ma frénésie d’orchidées sauvages et je continue ma quête : de temps en temps, fleurirons de nouvelles orchidées sur Gersicotti Gersicotta, ne m’en veuillez pas, quand on aime, on ne compte pas.
12 mai 2012
[Semaine Thématique Orchidons ! ] Orchis homme-pendu
Je l’avais aperçue dans le guide d’identification que je feuillette souvent pour retenir les aspects des orchidées sauvages : son nom m’avait un peu interloquée mais il va de paire avec son aspect. Son nom scientifique foisonne de voyelles « Orchis Anthropophora (Linné) allioni ». Bref, traduisons : « orchis homme-pendu ». Aussi peu glamour puisse être le nom, il décrit bien la fleur et son labelle qui pend, complètement lâché au vent et qui est anthropomorphe : on a encore une fois, comme pour d’autres orchidées, l’impression de voir un homme en distingant très bien les quatre membre. Je la trouvais sur les photos vraiment jolie et originale alors j’espérais la croiser au hasard de mes flâneries dans les prairies astaracaises. Jeudi fut mon jour de chance. J’avais trouvé des sérapias (je vous en parlerai dans les semaines à venir) des ophrys petites araignées, des orchis bouffon (pareil ! ), des anacamptis pyramidalis (ou orchis pyramidaux, mais j’aime beaucoup le nom latin de celle-ci, que je trouve très chantant ! ), des orchis pourpres, et même un hybride dont je compte vous parler demain. J’étais ravie de toutes ces trouvailles. Je longeais le chemin derrière la digue du Lac de l’Astarac, toujours à scruter l’herbe, dénichant encore quelques ophrys petites araignées … Quand soudain, je vis cette belle orchidée, pas tout à fait fleurie, haute, aux courbes gracieuses. Un enchantement !
Je n’avais pas mon guide dans les mains. Il faut dire que mes dernières balades l’ont un peu abîmé, alors je l’avais laissé se reposer à la maison. Mais les traces d’usures, après deux semaines d’acquisition, sont la preuve que je ne m’en sépare presque jamais et qu’il me sert et me guide à travers champ. « Mais oui ! » me dis-je, « La voilà cette orchidée machin « homme-pendu » » avec je l’admets, un langage pas très botanique. Elle était toute seule, au bord du chemin, prenant le soleil et moi aussi. Une belle rencontre espérée mais inattendue !
L’orchis Homme-pendu aime toute sorte de terrain : des prairies inondables en passant par les terres calcicoles et la lisière des bois. Elle fleurit en Avril et en Mai, surtout dans le sud du Gers et craint moins la bise fraîche que ses consoeurs.
Une et une seule ici. Parce que pensez-vous, j’ai regardé partout autour de moi, dans les hautes herbes, sur le grand talus, sur le reste du chemin, partout pour en trouver d’autres, mais il n’y avait qu’elle. Alors elle sera ma star du jour, parce qu’elle le vaut bien !
11 mai 2012
[Semaine thématique Orchidons !] L'orchis singe !
Ma première approche de la fleur était particulière : entre étonnement et contemplation. Voilà un spécimen tout à fait rocambolesque, une espèce de boule d'où surgissent des bras colorés, de partout. J'étais charmée !
Elle ressemble un peu à l'orchis militaire mais ses labelles qui partent en tous sens donnent l'impression qu'elle est pleine de petits primates joyeux.
Elle a la particularité de fleurir par le haut contrairement à ses cousines orchis. Si bien qu'elle arbore très vite un aspect fleuri.
Je craque pour cette orchidée assez délirante, originale et tellement belle. J'ai pu la croiser dans des pelouses mais aussi au bord de la route : un vrai régal quand on se balade sur les routes de l'Astarac notamment, et qu'on l'aperçoit sur les talus et au bord de la route dès le mois d'Avril.
Et comme je suis une adepte des singeries, j'étais absolument ravie !
10 mai 2012
[Semaine à thème Orchidons !] Le bal des ophrys ...
Elles se sont bousculées pour être de la fête, les ophrys. J'avoue que, mon oeil peu entraîné, a du mal à les différencier entre elles surtout que ces petites farceuses adore s'hybrider ensemble. Le résultat de ce melting pot botanique est toujours superbe et étonnant et offrent une foison de motifs épatants. Cette année j'ai croisée pour la première fois, au début du mois, des ophrys près de Lamaguère. Si je me réfère à mon guide, histoire de tenter de ne pas dire trop d'ineptie (et le dieu de la Botanique me pardonnera mon ignorance !), voici quelques ophrys bécasse croisés sur les bords de routes, dans quelques terrains assez secs et même dans les prairies herbeuses. J'en ai vues de toutes les tailles : toutes aussi belles les unes que les autres !
J'ai très nettement reconnu (toujours grâce à mon précieux guide) l'ophrys petite araignée croisée elle aussi à Lamaguère, mais aussi pas plus tard qu'hier après midi, à même pas 200 mètres de la porte d'entrée du village de Saint Arailles. Ceci étant elle ressemble aussi à une ophrys de Mars (même si nous sommes en Mai) et rappelle aussi l'ophrys araignée. Me voilà dans de beaux draps ! Je l'ai donc rebaptisée "ophrys verdoyante", mon oeil trop peu aiguisé n'arrive pas à se décider. Elle n'en reste pas moins belle !
La suivante me semble être une ophrys abeille selon sa forme et son macule. Cette dernière fleurie à la mi-mai, voire à la fin mai. Serait-elle précoce ? Ou me trompe-je ?
Mais comme je n'ai jamais vu le même motif sur la fleur (aussi appelé "macule"), je reste dans l'absolu mystère ! Etait-ce des ophrys bécasse marginales ou alors des hybrides farfelus ?
Hybride ophrys araignée et bécasse ? J'ose le supputer, sans en être sûre. Mais il faut bien tenter d'en percer les secrets !
Hybride ophrys abeille et bécasse ? Allez savoir !
Quant à mon absolue préférée, c'est celle-ci avec son motif symétrique, une pure beauté quelle qu'elle soit, Bécasse, hybride ou autre !
Mais j'adore toutes les autres aussi. Mon rêve est de croiser la fameuse ophrys du Gers que j'avais cru croiser l'an dernier, mais il s'agissait d'une ophrys bécasse. C'est encore un peu tôt dans la saison, alors je vais patienter et relancer peut être mes investigations en Juin. En attendant, je déclare le bal des ophrys ouvert et elles ont revêtu leur plus beaux atours pour vous séduire !
09 mai 2012
[Semaine thématique Orchidons ! ] Garde à vous devant l'orchis militaire !
Orchis militaris impose le respect avec tous ces noms qu'on lui donne : orchis militaire, orchis guerrier, orchis casqué... Il me semble que cela doit venir de l'aspect anthropomorphique des fleurs, rappelant l'allure d'un soldat et son casque ?
En attendant cette grande fleurs n'est pas forcément commune dans le Gers et il faut sonder les espaces secs (pelouses, prairies, landes).
Elle déploie des couleurs allant du blanc, en passant par le rose, jusqu'au fushia. Encore une très jolie orchidée que j'ai très peu croisée ces derniers jours à raison de deux pieds.
Mais il est possible que je n'ai pas su vraiment la différencier de sa consoeur, l'orchis singe, qui a quelques similitudes. Je vous en reparlerai vendredi ! Quant à l'orchis militaris, sujet du jour, elle fleurit de Mars à Mai, avec un peu de chance, j'en croiserai d'autres dans les jours qui viennent.
08 mai 2012
[Semaine thématique Orchidons !] L’ophrys qui fait mouche …
Une belle découverte. Inattendue. Je cherchais des orchidées, j’étais partie sur l’idée de trouver des orphrys bécasse, guêpe voire des ophrys du Gers. Alors je fouinais la nature. Arrivée près de Lartigue dimanche, je me retrouve au milieu de quelques taxons différents : orchis singe, orchis militaire, ophrys bécasse, orchis pourpres, hybrides sémillants dont je vous parlerai dans les jours qui viennent. Et timidement, sur le bord de la route, au milieu d’un petit talus, se dressait sur une tige verte claire, cette drôle d’orchidée.
Je la photographie, je file à la voiture pour regarder dans mon guide d’identification et découvrir de quoi il s’agit. C’est une ophrys insectifera linné, plus communément appelée « ophrys mouche » en raison de sa ressemblance avec le commun des insectes et comme la « mouche ». J’étais donc étonnée, de tomber, comme ça, par hasard, sur cette orchidée que je ne cherchais pas particulièrement puisque j’en ignorais quasiment l’existence … quasiment car j’avais quand même feuilleté mon livre et sa tête me disait quand même un petit quelque chose.
Une autre s’est interposée sur mon chemin, et je peux vous dire que je suis vigilante et que je regarde à 3 fois où je mets les pieds, alors que je passais dans les bois menant à Monferran-Plavès. Je la trouve tellement mignonne, celle-ci !
Mademoiselle aime les prairies calcaires, les pelouses, les terrains secs, les friches, les chênes … et surtout, elle pousse partout sur le territoire gersois, mais sa présence reste assez rare. Un double coup de chance de fait, de l’avoir croisée rien que deux fois, à deux endroits différents. Elles n’avaient chacune qu’une seule fleur. Sa floraison commence en Mars et s’achève en Juin, autant dire qu’on est en plein milieu !
J’avoue que j’aurais bien voulu être à la place de cet escagot qui assistait de très près à l’éclosion de l’une d’entre elle. Quel spectacle vraiment !
07 mai 2012
[Semaine thématique Orchidons ! ] L’élégant orchis pourpre
Commençons cette semaine « orchidesque » par une belle et grande orchidée, dont l’abondance est fascinante et que l’on croise facilement dans les prairies, les jardins, les talus…tant que le terrain est argilo-calcaire. Elle se démarque aussitôt de la végétation par sa taille et sa couleur (d'où son nom ! ) qui connait cependant quelques variations, notamment je pense, parce qu’elle a s’hybride très facilement avec d’autres espèces.
J’ai croisé mes premiers orchis pourpres de 2012 le lundi 30 Avril, vers 17h. Pour la petite anecdote, je revenais de chez Fabienne Jenny qui m’avait invité à déjeuner et avant de partir, je lui avais dit que je n’allais pas m’arrêter sur le chemin du retour vu le temps qu’il faisait et la fatigue. Mais, en arrivant à Marciac, le temps s’est considérablement amélioré. J’ai eu envie d’aller enfin à Monlézun. Non seulement je profitais d’une vue absolument superbe sur le château en ruine, mais en plus j’étais à proximité d’une prairie étoffée de ces orchidées magistrales. « Des orchis purpurea ! » m'écriai-je avec enthousiasme, alors que j’étais seule au monde au milieu de ce festin floral.
Il parait qu’il n’y a rien d’étonnant à la croiser facilement. Ah, pourtant je n’en avais pas vu tant que ça l’an dernier mais peut être parce que j’avais commencé ma chasse aux orchidées assez tardivement (fin Mai) et que l’orchis pourpre se déploie en Mars, Avril et qu’elle doit à cette époque terminer sa floraison.
Les fleurs, un peu anthropomorphes sont absolument resplendissantes : elles ressembles a des dames aux robes amples et bien chapeautées.
J’en ai croisé un peu partout ce week-end : autour de Lamaguère, dans d’autre prairies astaracaises notamment une à quelques pas du canal de la Neste à Lourties-Monbrun, près de Monferran-Plavès ou vers Betcave Aguin …
Bref, un pur … non un pourpre bonheur !
06 mai 2012
[Semaine thématique] Orchidons, orchidons !
Depuis hier je cogite, je cogite, car mes vadrouilles en Astarac vouées d’abord à me faire prendre l’air après une journée et une nuit de fièvre, m’ont fait faire la rencontre de plusieurs espèces d’orchidées sauvages. Autant vous dire que je suis en euphorie constante. Quelle meilleure thérapie que la chasse aux orchidées pour trucider une angine rouge virulente ? Comme ces splendides fleurs qui garnissent en ce moment bords de routes et prairies ont participé à me requinquer, il me paraissait normal de leur consacrer toute une semaine non ? Comment ça ce n’est pas la véritable raison … d’accord, j’avoue, j’en meurs d’envie, je meurs d’envie de vous montrer tout ce que j’ai vu, d’en parler à tort et à travers et je n’ai que les mots « orchidées sauvages » à la bouche. Alors je vais fleurir Gersicotti Gersicotta de ces beautés de la nature.
Et qu’est-ce qui a déclenché cette frénésie soudaine ? La saison d’abord : comme chaque année, en Mai, je jubile à l’idée d’en voir. Et puis l’autre matin, alors que j’allais chercher le journal pour m’y voir dedans, je suis tombée sur cet excellent petit Guide d’identification des orchidées du Gers proposé par l'association Botanique Gersoise qui est aussi en vente sur le site So Gers ICI .
Ni une, ni deux, j’en avais fait l’acquisition. Une fois feuilleter, j’ai attendu impatiemment quelque temps de liberté pour pouvoir assouvir ma soif de contemplation « orchidienne ». Bref nous allons, durant une semaine, en parler. Tant pis si vous n’aimez pas, moi j’aime, j’adore, j’adule !
Si vous voulez connaître quelques généralités avant le départ de cette semaine et revoir les orchidées dont j’ai déjà parlées :
Les orchidées sauvages du Gers
Le chemin des Orchidées à Simorre
Chasse à l’orchidée sauvage 2011
28 avril 2012
Premières orchidées sauvages ?
Je ne m'attendais pas à voir des orchidées sauvages ce jour de mi-Avril, même si la saison commençait. Nous revenions d'une balade sous la pluie, à chercher les champs de Colza, quand, entre Mont d'Astarac d'Astarac et Arrouède, j'ai aperçu sur les bords herbeux de la route des silhouettes mauves... Je gare la voiture, je fais un air de chien malheureux à Denis pour qu'il me suive avec le parapluie. C'est que la pluie s'intensifie.
J'ai fait quelques recherche et je reste dans l'ignorance : Orchis bouffon (ou morio) qui pousse en Avril qui pousse facilement en bord de route ou orchis à fleurs lâches ? Je suis incapable de l'identifier.
Y'a-t-il un botaniste dans la salle pour m'éclairer ?

























































































