24 mai 2012
Balade et Vide-Grenier à Tournecoupe
C'est tout l'intérêt d'aller dans des vide-greniers, ici ou là : on découvre de jolis villages tout en se donnant l'occasion de faire de bonnes affaires. Il n'était pas prévu d'aller ce jour-là à Tournecoupe, mais le panneau annonçant le vide-grenier, nous a donné envie, à ma maman et moi d'aller y faire un petit tour. Nous avons découvert un très beau village et vu des tas de choses loufoques ou intéressantes.
Premier pas hors de la voiture, je suis déjà happée par quelques dispositions d'objets insolites : le panneau d'affichage, devant la cabine téléphonique, sert de penderie !
J'ai aussi beaucoup aimé cette petite chaise jaune à côté du petit meuble roulant fleuri. Quelques pots pour faire ses conserves. Ca me racontait plein d'histoires.
Le clocher de l'église dépassait des toits. Un superbe clocher ! Et je me disais que je n'allais pas manquer d'aller voir ça de plus près.
On déambule tranquillement sur cette allée couverte de marronniers en fleurs et on découvre tout et rien.
On salive devant l'étal de saucissons. Et on continue notre quête de l'objet indispensable que l'on pourrait dénicher parmi tous ces marchands. Un poêle à bois, un vélo, un tonneau miniature peut-être ?
Sous la petite halle, ça grouillait de monde. Un homme chantait dans la rue, un autre jouait de l'accordéon sous les arcades.
Je m'échappe dans une rue perpendiculaire. Je croise des cœurs à la porte. Au bout de la rue, c'est mon cœur qui s'emballe, les paysages sont extraordinaires, comme toujours.
Je reviens sur mes pas, m'amuse de ce vieux vélo rouillé qui n'a pas fini à la décharge et pour cause : une astucieuse transformation en "porte-fleurs". Juste à côté un banc qui complète ces petits bouts de poésie disséminés autour de moi.
Je reviens dans la rue qui m'avait menée jusqu'à la halle et je tourne à gauche. La rue est toute fleurie. Les portes et les fenêtres sont accueillantes.
Il y a au bout de cette rue, une ancienne porte voûtée : elle mène sur une placette où se trouve la fameuse église.
Je tourne sur moi-même à 360 degrés : j'aperçois une ancienne publicité pour le Petit journal sur un mur, juste à côté d'une publicité pour du chocolat.
Je découvre l'église de plus près, une statue de la vierge, le tout ensoleillé.
Et puis je repars vers une porte ancienne, qui donne sur l'extérieur du village. En chemin, entrée fleurie, puits et bien d'autres merveilles.
Je retourne vers les paysages vallonnés. Je me régale : vert, jaune, clocher à l'horizon. Un agréable balcon sur la Lomagne !
Puis je m'en reviens rejoindre ma maman qui avait continué à parcourir le vide-grenier. En chemin une grande fenêtre bleue exposait ses gardes du corps : des pots de géraniums.
Que dire de plus ? Encore une belle découverte dans le Gers !
23 mai 2012
Randonnée botanique autour de Lamaguère
Et oui ! Et oui ! J'en reviens encore aux orchidées sauvages ! Mais que voulez-vous, quand on aime, on ne compte pas ! Et puis justement, cet après midi, je pars à la découverte de celles de l'Aveyron. Surement allez-vous reconnaître quelques photos déjà parues dans les articles précédents sur ces jolies fleurs printanières : ce n'est pas que je veuille me répéter, mais c'est pour les inclure dans la belle balade que j'ai eu l'occasion de faire un après-midi bien ensoleillé autour de Lamaguère. J'ai suivi le petit parcours de randonnée de 4 ou 5 km tout autour du village qui ne prend normalement qu'une heure… normalement. Mais vous vous doutez bien qu'avec toutes mes pauses "photos" d'orchidées, j'ai mis une heure de plus que prévu. Et puis il faisait vraiment très chaud, alors je n'avançais pas particulièrement vite. Trêve d'excuses, et si je vous racontais ?
Je me suis garée devant la salle des fêtes et j'ai tourné à droite, vers l'Est pour rejoindre le point de départ. Depuis la route goudronnée j'apercevais les ruines qui se dresse sur la colline surplombant le village.
Au creux d'une première prairie, un orchis pourpre stoppa déjà mon avancée. Dressé dans cette herbe verdoyante, la fleur scintillait.
Je bifurque à droite, dans un chemin creux, au milieu des buissons. Je parviens jusqu'à un lavoir sympathique dont le reflet dans l'eau capte mon attention.
Je traverse la route, un hameau, croise une ruine puis je m'enfonce peu à peu dans un bois dont l'ombre me rafraichit. J'ai depuis ce petit sentier une très belle vue sur l'église romane du village. Je m'en délecte.
Je continue sur un chemin de terre, ne trouvant pas d'orchidées, mais profitant de la nature comme elle me parvient.
Je sors du bois après une bonne montée et je me retrouve sur un chemin de crête avec en vue les Pyrénées, mais aussi de beaux orchis singes, des hybrides… bref, imaginez ma joie !
J'avance encore et encore et voilà des ophrys bécasses, ainsi qu'un orchis militaire !
Un peu plus loin, je bénéficie d'une vue imprenable. Dans la prairie sauvage, je salue quelques orchis pourpres. La route sinueuse s'élançant dans la verdure ne me laisse, quant à elle, pas de marbre.
Je retrouve ensuite les ruines, d'un autre angle.
Au croisement je continue tout droit sans oublier de contempler les orchidées qui surgissent tout autour de moi !
Je bifurque à gauche trouvant sur mon chemin des paysages époustouflants. J'étais à ce moment là, témoin de toutes ces beautés.
J'approche d'une ferme dont le panneau routier m'amuse beaucoup. Je ne vais pas rire très longtemps quand 4 chiens de berger surgissent et m'entourent, me "gnaquant" gentiment les cuisses et les fesses, comme quand ils font avancer les moutons. Ils ne me font pas mal, mais 4 d'un coup qui aboient et sortent les dents, c'est impressionnant. Je me mets donc à hurler comme il se doit. L'un de leur maître sort et les fait rentrer à la maison, puis une dame prend de mes nouvelles : "Ils ne vous ont pas fait de mal hein ?". Non plus de peur que de mal. Je continue ma route, quand soudain, l'un d'entre eux se met à me poursuivre. Je me retourne et prenant un ton d'ours (je vous laisse imaginer), le regard noir et froncé, je lui crie "Ah non hein , va-t-en le chiiiiiennnn !" j'ajoute à ça un grognement hargneux, car un peu sur les nerfs. Le chien s'arrête de japper et fait demi-tour. Il fallait le dire avant qu'il suffisait d'imiter l'ours !
C'est sans compter un peu plus loin, sur un jeune chien qui surgit des arbres, près d'un ancien moulin.
Lui n'est pas vindicatif, juste un peu pot de colle, m'amenant bâton sur bâton pour jouer. Je m'amuse avec lui un moment, me disant qu'il doit être tout seul. Mais plus je m'amuse avec lui et plus il me suit. Et prendre des photos d'orchidées avec un chien qui saute partout, je vous avoue que ce n'est pas évident. Je parviens quand même à immortaliser quelques orchis singes et pourpres de plus.
Le chien me suit de plus en plus loin, alors pour ne pas qu'il se perde, même s'il me tenait bonne compagnie, je me sens obligé de le renvoyer chez lui. Une première fois. Il fait mine de partir, je me retourne pour reprendre ma route, puis le revoilà à mes côtés. Je le chasse une seconde fois. Sans succès. Alors je fais l'ours pour être plus convaincante. Voilà mon ami rentré chez lui. J'aurais eu trop peur qu'il me suive et se retrouve sur la route départementale.
Peu d'orchidées en vue. Il parait qu'ici poussent des ophrys du Gers mais à la fin Mai et début Juin. C'aurait été un peu précoce. J'y prévois un retour en Juin. Je croise un orchis militaire.
Je rejoins le village, je retrouve les ruines, ma voiture et pars pour de nouvelles aventures.
19 mai 2012
Le château de Monlézun, un peu plus près
Aujourd'hui Gersicotti Gersicotta fête ses 4 ans, ne changeons rien, faisons comme d'habitude, parlons du Gers et d'une balade. Sachez que la fête arrivera un peu plus tard avec de très belles surprises rien que pour vous !
J'ai déjà parlé de ce château mais j'avais dit dans un précédent article que j'irai un jour voir ça de plus près dès que j'en aurais le temps. Après une après-midi bien pluvieuse de fin Avril, le beau temps était revenu, je quittais Marciac au volant de ma petite 205 et voyant le soleil éclairer un peu les ruines de Monlézun, j'ai décidé d'aller jusque là. Avec le colza, c'était forcément très joli ! Le soleil ne s'est finalement pas trop montré mais au moins il ne pleuvait plus, et même si je suis partisane de ne pas sacrifier ses escapades à cause de la pluie, un début de mal de gorge m'indiquait qu'il n'aurait pas été très malin de trainer encore sous la pluie.
Arrivée au village, l'église surgissait d'un champ de colza, je me délectais de cette belle peinture offerte par l'agriculteur du coin.
Les voilà, les ruines du château, sur la colline, face à moi, bien dressées, encore impressionnante malgré tout, toisant le clocher de l'église derrière moi.
Je voulais tenter d'aller jusque là, par la petite route que j'avais aperçue…mais mon attention a été détournée par les orchis pourpres qui trainaient par là. J'ai donc passé tout mon temps à photographier ces belles fleurs sauvages jusqu'à ce que je me rende compte qu'il était déjà 18h et qu'on m'attendait à la maison !
Je me reconcentre sur les ruines avant de partir, j'ai un peu plus de verdure dans la ligne de mire car j'ai crapahuté dans la prairie bien fleurie…
J'abandonne les orchidées sauvages pour faire un tour dans le village avant de partir ! Tant pis pour les ruines, j'aurais bien d'autres occasions de m'y rendre !
Dernier coup d'œil avant de remonter dans la voiture, en plus il recommençait à pleuvoir ! Ouf juste à temps !
15 mai 2012
Petite balade à Bazian
J'allais vers Lupiac l'autre jour quand je suis passée devant ce joli petit village. Je me suis promis en y passant, qu'à mon retour, j'y ferai une pause. Chose autopromise, chose autodue. Je reprends la route et arrivée vers le village de Bazian, je fais un premier arrêt : une vue extraordinaire sur la cité et son château me ravit !
Quelques centaines de mètres plus loin, je me gare à nouveau sur la bas côté. Je suis un peu plus près du village qui me parait encore plus impressionnant.
J'arrive au coeur du village, je ne sais pas trop où me garer d'autant plus qu'un monsieur tond les bords de routes et les pelouses. Ma foi, je passe sous la tour-porte et je serre la voiture à l'ombre.
En descendant, je ressors de l'enceinte de ce tout petit village pittoresque, pour en voir l'aspect de l'extérieur, sous un autre angle. Je suis toujours aussi charmée !
Je repars à l'intérieur du petit village sous l'oeil curieux du monsieur qui tondait les pelouses. Il devait se demander ce qu'une étrange touriste chapeautée d'une casquette bleue, portant des lunettes de soleil et l'appareil photo à la main pouvait bien venir faire ici. S'esbaudir, monsieur, s'esbaudir, d'un si bel endroit. Arrivée à la tour-porte, l'arc de l'entrée me laissait sans voix : colombages, fleurs, vieilles pierres et le tout paisible et calme, laissant le chant des oiseaux embellir un peu plus l'atmosphère.
Pas à pas, je découvre. D'abord l'église, qui semble d'aspect, assez récente. Elle est une église de campagne comme on en voit souvent, tout simple mais toute jolie.
Puis une belle bâtisse à colombage, quelques couverts avant d'atteindre la petite place de la mairie. Le tour est rapidement fait.
Quelques sublimes images ici où là, la tour du château surgissant au dessus d'un garage fleuri, la façade de l'église, le coin des couverts et leurs poutres de bois ...
J'ai été longuement attirée par ces fenêtre toute en verdure : les volets vert, entourés de végétation, j'aimais beaucoup.
Je laisse tout ça derrière moi, la tour du château, la mairie, l'église, les colombages...
... et je me dirige à nouveau vers la tour porte : il y a un escalier que j'aimerais bien gravir un peu et qui semble mener jusqu'en haut de la tour. Mon ascension est très vite interrompue par une chaîne de sécurité, normal !
Mais de là où je suis je profite du village un peu en hauteur.
Retour à la voiture. Il me faut maintenant faire demi-tour dans ces petites places échancrés et sans issues autre que par là où je suis entrée. Mais avant de partir, une dernière petite immortalisation : la tour et les fleurs, un pur régal par ce soleil bien printannier !
05 mai 2012
Petite balade à Roquelaure et vide-grenier.
Dimanche dernier, le soleil a refait surface après 3 semaines de pluie et grisailles. J'ai donc décidé que j'allais en profiter. Je suis passée chercher une copine sur Auch et nous sommes parties vers Roquelaure en quête d'une pile gallo romaine qui n'y existe pas ... ma mémoire est une blagueuse ! Il y avait ce jour là dans le petit village, un petit vide-grenier bien sympathique.
Nous avancions tranquillement vers la salle des fêtes et observions le clocher régulier de l'église. Le vide-grenier, bien que tout petit offrait l'embarras du choix.
Nous avons continué notre balade vers une sorte d'ancienne salle forte en ruine devant laquelle les boules de pétanques chauffaient.
Un premier paysage m'époustoufla : une petite chapelle se dressait sur une colline champêtre.
Nous bifurquons à gauche, jusqu'à une rue qui mène à l'église. D'un côté le paysage était incroyablement beau. On voyait même jusqu'au village de Roquefort dont le château se démarquait bien sur les hauteurs.
Le temps de bavarder avec un splendide coq, nous étions arrivées au pied de l'église !
Ici ou là, les belles façades nous charmèrent, sans oublier les fenêtres décorées.
De mon côté, je me suis attardée sur le haut château d'eau qui se démarquait nettement dans ce ciel hésitant et sur un lampadaire qui trainait par là.
Dernière rencontre pour terminer la visite : à l'entrée d'une maison un bien drôle de perroquet.
03 avril 2012
Balade à Miradoux ...
Cette balade dort sur mon disque dur depuis presque un an ! Pourquoi ? Je ne sais pas ! J'étais persuadée de vous l'avoir racontée. Du coup j'avais juste gardé en tête de faire un jour un focus sur l'incroyable église de ce petit village lomagnol. Depuis quelques jours, je fouille mes archives, d'abord pour France 3 et ensuite pour un exposition que je prépare pour début Juin et dont je vous parlerai en temps et en heure. Ma foi, je tombe sur le dossier du 24/05/2011, redécouvrant avec grand plaisir ma randonnée autour de Miradoux, celle où je m'étais perdue et où j'avais fait des rencontres improbables et de belles photos de la faune gersoise dont j'étais très fière (il faut bien un peu s'énorgueillir de temps en temps !). Je regardais donc ces photos avec stupéfaction, en me disant "étrange, je ne me souviens pas les avoir publiées". Me voilà donc à parcourir les archives du blog et me rendre compte que NON, je n'avais pas raconté ma petite découverte du village après cette randonnée tarabiscotée. Alors pensez-vous, moi qui en ce moment pleure de voir ma réserve de sujets s'épuiser (et oui, je ne suis plus dans le Gers tous les jours, alors il me faut attendre mes retours en terre gasconne pour reprendre mes activités gersicottantes ! ), me voilà toute contente de trouver tout ça dans ma réserve de 120 000 photos (chut, j'ai du tri à faire, mais pour ça j'aime la procrastination ! ). Comme elle date d'il y a un an, j'ai peu de souvenirs 'frais' de mes impressions, je me souviens qu'il faisait extrêmement beau et chaud, mais je pense qu'au fil des images, je vais me rappeler de ce bon moment dans les rues d'une si jolie commune.
Bref, après ma randonnée, je me suis retrouvée derrière la majestueuse église au clocher bien massif à côté duquel on se sent tout petit.
J'ai apparemment contourné l'édifice par la droite, vers la place centrale, longeant des maisons en vieilles pierres accolées les unes aux autres, le tout offrant un fleurissement coloré digne d'un mois de Mai. S'y mêlait briquettes, colombages, volets azurs...
J'ai été attirée par une petite table blanche, sa chaise et la timide plante verte du pot de fleur. Puis par une splendide fontaine. Puis par la mairie et son clocheton.
Impossible de vous dire dans quelle direction je suis ensuite allée, mais j'ai trouvé un adorable compagnon qui réclamait beaucoup d'attention, ça je m'en souviens ! J'avais passé un petit moment à lui faire la conversation.
Et voilà une halle ! Une belle halle où j'ai pris l'ombre, car le soleil était brûlant ! En face moi, je laissais filer une ombre féline.
Depuis l'interieur de cette halle, les vues étaient incroyables : les portes, les fenêtres, les fleurs, les ombres, la lumière, un pur régal ! Je crois que j'aurais aimé lézarder, ce jour là, sur une chaise, à un balcon.
Je me souviens très bien ces façades alignées baignées de soleil, je m'en souviens très bien, j'avais adoré !
J'ai dû bien flâner ce jour là. Je me rappelle que je trainais un peu la patte, mais ça ne m'empêchait pas de vivre l'émerveillement. Une fenêtre, des toits, des lampadaires, tout était là pour me plaire, cela ne fait aucun doute.
Ce petit passage étroit m'avait interpelée à cause de cette grosse tour circulaire, certes, mais aussi à cause ce cette porte pas très haute et des fleurs jaunes. Il menait à un escalier charmant via une trompe.
J'avais croisé des choses insolites : le papillon au mur, la fontaine accrochée au mur, la petite fenêtre au fer à cheval ou encore ces vieux volets blancs investis par la rouille.
Bref, comme d'habitude, que du bonheur !
27 mars 2012
Balade à Solomiac
La semaine dernière, je partageais avec vous la photo du clocher de Solomiac, c'est là que ma visite du village a commencé !
Je remonte donc cette rue qui parvient jusqu'à la place principale. Je trouve sur mon chemin un ancien pigeonnier "pied de mulet" transformé en habitation ou ... une habitation imitant un pigeonnier ?
Comme toujours je vois les lampadaires, les fenêtres, les volets colorés, et je profite du soleil pimpant de Février, malgré le froid ... si froid !
Et puis la place de la Halle, une superbe halle, les piliers, les arcades tout autour, les façades à colombages ...
Je continue sous les arcades qui m'offrent de multiples choix de balades toutes en couleurs !
Petit tour autour de l'église dont les vieilles pierres s'unissaient bien au ciel profondément azur...
Sur la place de l'édifice, un petit moulin prenait la bise et le soleil sur haut d'un muret tout comme les façades des maisons noyées de lumière.
Direction la voiture ensuite, pour d'autres découvertes ...
09 mars 2012
A la découverte de Saint-Sauvy...
J'étais d'humeur flâneuse. Alors en revenant de Solomiac vers Aubiet, j'ai bifurqué sur la droite tout simplement parce que sur la colline, j'ai aperçu le clocher de Saint-Sauvy. Le petit village n'est pas extraordinaire a première vue, il ne paie pas de mine. Mais j'étais bien décidée à partir en exploration. Alors j'ai découvert Saint-Sauvy.
Pour commencer, j'ai vu un puits dans le jardin d'un particulier. J'en aimais la forme, mais je ne m'étais pas avancée plus que ça parce qu'un chien teigneux m'avait dissuader de partir de ce côté. Mes mollets ont, je dois vous l'avouer, eu une sacrée frousse. De loin je n'avais pas remarqué quelque chose de tout à fait extraordinaire et que pourtant je remarque de plus en plus facilement depuis qu'Henri Calhiol m'en a parlé. En écrivant cet article, j'ai été surprise de voir sur la photo que sur le sommet de ce puits il y avait un petit octaèdre étoilé. Nom d'un chien ! Si seulement je l'avais remarqué de loin, peut être aurais-je eu le courage d'affronter l'affreux petit roquet vindicatif ? Cela me donne une bonne raison de repasser par là une autre fois.
Je me suis attardée ensuite sur l'église, cette église qui m'a fait venir jusqu'ici ! Ce que j'en préférais : son clocher. Elle a été construite une première fois au XIV e siècle et reconstruite au XX ième siècle, notamment quand le clocher s'est écroulé en 1906. A l'époque beaucoup ne l'aimaient, je m'en contrefiche, moi je le trouve joli et c'est l'essentiel !
Evidemment, je me suis précipitée sur la porte d'entrée. En vain, car comme à chaque fois que je tente une intrusion dans ce type d'édifice, la porte est fermée. Tant pis pour moi, je flâne sous les arcades de son porches.
Malgré les câbles, les façades colorées avaient beaucoup de charme et plongeaient vers la campagne environnante.
Poursuite de la flânerie. Un palmier, une fenêtre, une vieille façade à colombages.
Et pour finir une belle porte verte à qui un grand pillier n'arrivait même pas à faire de l'ombre ...
Mais je suis sûre de ne pas avoir tout vu et si j'en crois mes livres, il y a un château. Une nouvelle exploration s'impose, quand je ne sais pas, mais je garde ça dans un coin de ma tête et si un jour j'y repasse, non seulement je mettrai des protège-mollets, mais en plus je serai un peu plus aventurière et observatrice.
05 mars 2012
Balade à Sarrant
... enfin, oui ENFIN ! Parce que Sarrant est un des plus beaux villages de France, parce que c'est un des plus beaux villages du Gers, parce que je savais que c'était joli, je voulais y aller depuis longtemps. Et au bout de 7 ans dans le Gers, j'y ai enfin mis les pieds. Je revenais de Rodez, je devais manger à Solomiac à 12h30, mais je suis arrivée une heure trop tôt. Voyant le panneau "Sarrant 7 km", je n'ai pas hésité une seconde. Et même si j'ai mal bidouillé les réglages de mon appareil photo (vous verrez les photos ont une luminosité un peu surprenante parfois), la balade a été très agréable, surtout en hiver : malgré un grand soleil, les rues étaient désertes, j'étais seule, toute seule et je me suis régalée. Je me suis garée à l'extérieur du village, sur la première place venue, découvrant la petite chapelle de l'autre côté de la route.
Voici venu le moment de franchir la sublime tour-porte décorée d'une fenêtre gothique, me rappelant un peu la configuration d'un pigeonnier comme celle de Mont-D'astarac. Retour 800 ans en arrière, en plein coeur de la vie médiévale.
J'aperçois le clocher qui me rappelle celui de Solomiac . Et tout à coup, je me crois à Fourcès : le village me parait un peu circulaire, un peu, peut être un mélange entre Fourcès et Larressingle pour la forme. Je bifurque à droite à la découverte des façades, des fenêtres, des portes ...
Je tournoie avec le village, j'explore et fait mes petites découvertes surprenantes.
Je retrouve l'église, sous un autre angle, en plein soleil, depuis la rue où je me trouve. Je tourne et tourne et tourne encore.
Me voilà subitement au pied du grand clocher. Je profite un peu du soleil avant de m'éloigner de l'enceinte.
Je reviens sur mes pas, je veux pousser la porte de l'église ! Je suis sûre qu'à l'intérieur les lumières colorées doivent danser sur les murs, je suis sûre que c'est joli, à l'intérieur. Mais la porte est fermée. Alors je ne reprend mon tournicotti dans les rues, mais je file droit le long de l'édifice religieux. Une ancienne porte renaissante me surprend. Un peu plus loin, c'est une belle façade bleutée.
Je retrouve avec grand plaisir la tour-porte, les toitures, les colombages... Que voulez-vous, ici aussi tout m'émerveille !
Petit tour dans la rue courbée où je n'avais pas encore mis les pieds, puis je refranchis la porte du village pour rejoindre la voiture car l'heure tourne.
A peine ai-je démarré la voiture que je me promets déjà une chose : "Revenir au printemps, quand les rues seront fleuries et pour voir tout ce que je n'ai pas vu aujourd'hui".
18 février 2012
A la découverte de Lannepax
J'étais à Vic Fezensac et j'avais deux heures à tuer avant d'aller voir le Chef Thibault Lagoutte pour parler de menus de mariage et compagnie. Autant vous dire que j'en ai profité pour visiter quelques endroits encore inexplorés et en deux heures on peut en voir des choses et pas les moindres. Encore une fois, sans savoir vraiment où j'irai, j'ai pris la voiture au hasard des routes, sans trop m'éloigner. J'ai trouvé à la sortie de Vic, un panneau "Lannepax". Ce nom me disait franchement quelque chose, et je soupçonne l'un d'entre vous de m'en avoir parlé au détour d'un commentaire ou sur la page facebook du blog. Je n'ai pas hésité, j'ai pris immédiatemment cette direction. Et dès les abords du village j'ai été littéralement subjuguée. J'ai trouvé à me garer sur la place principale. Il n'y avait plus qu'à arpenter les lieux. J'ai tourné autour du kiosque qui, malgré sa simplicité, avait un indéniable charme. J'imaginais un musicien au milieu, ou plusieurs ? Une banda ?
Derrière lui surgissait le superbe clocher de l'église ! J'étais vraiment aux anges...
Mais j'ai laissé tout ça derrière poi pour continuer ma découverte dans la rue qui se prolonge après l'auberge où j'ai trouvé de jolis jardins avec des arbres, des palmiers et des petits locaux sympathiques.
J'ai rebroussé chemin vers la place, en longeant les couverts sertis de colombages, trouvant un banc et contemplant les belles façades colorées qui m'entouraient.
Je poursuis dans cette rue, tout droit, aimant le défilement de ces nouvelles façades, toutes différentes mais finalement bien assorties ! Je me retourne et je retrouve les couvert au bout de la rue...
Point de demi tour cette fois-ci, je bifurque à droite toute. La vue sur l'église et les lampadaires et décorations lumineuses pêle-mêle sont un véritable bonheur.
Je remonte sur la route principale, vers le panneau d'entrée. Il y a là une vieille maison dont les volets me charment particulièrement. Je fais un petit détour sur lequel je reviendrai plus tard puis je reprends ma visite du village.
Je tourne à gauche, je prends une rue parallèle à la route principale. Ici, tout me plait même les vieilles façades toutes déglinguées et surtout la vue sur le clocher !
Je tends l'oreille. Un cancan qui m'est familier me surprend. Un coin coin, oui ! Un canard se balade dans un jardin et me fait la causette à travers le grillage. Pas farouche le palmipède, qui semble être le canard de garde de la maison.
Je prends la rue de l'église pour retrouver la place et je retrouve ces lampadaires qui me plaisent temps.
Je retourne sur la place. Il faut dire que le soleil est de retour, il est un peu plus franc, et j'aime ce que je vois, dans ce ciel bleu moutonneux : l'église, les murs, les portes et fenêtres, les bancs...
Et comme j'adore le kiosque, je m'y attarde, autour, à l'intérieur, observe les 4 coins du village. Je profite du soleil, du temps, du Gers.
Je profite de Lannepax tant que j'y suis car j'habite loin, je ne sais pas quand je reviendrai ... mais il est sûr que c'est maintenant l'un des villages que je ferai visiter à certains de mes acolytes, et que je vous conseille si vous ne l'avez encore jamais traversé !




























































































































































































































