12 mars 2012
Au bord de la Gimone ...
Comme le Gers, la Gimone prend sa source sur le plateau de Lannezan. Elle s'amuse à traverser plusieurs beaux départements : Les Hautes-Pyrénées, La Haute-Garonne, Le Gers et le Tarn-et-Garonne. Alors je suis allée flirter avec elle. Je la connaissais Astaracaise, mais encore lomagnole ou gimontoise. Je trainais à Solomiac. C'est là que j'ai pu flâner autour de cette rivière qui subissait les affres du grand froid.
J'en ai suivi les méandres autour des arbres, près du lavoir, passant sous les ponts, se donnant en spectacle par une belle cascade, même si cette dernière ne semble pas d'origine.
Je l'ai retrouvée 10 jours plus tard à Gimont ... j'étais bien matinale ce jour là. Et je devais me rendre à mon troisième jour de stage pour 9h. 8h30 s'affichait sur ma montre alors que je me garais. Ni une ni deux, j'ai pris la direction de la base de loisir de Gimont, à quelques pas et j'ai longé la rivière avec grand plaisir : ce fût court mais intense et mes bouts de doigts gelés s'en souviennent ! J'ai d'abord croisé quelques palmipèdes sous les arbres et sur le lac de retenues qui gambadaient tranquillement.
Puis j'ai trouvé derrière le pont, un moulin. De l'autre côté du pont, la rivière se tenait bien droite, les arbres s'y miraient et la campagne avait juste un peu blanchis sur les bords.
27 février 2012
Le lavoir de Monfort, ses abreuvoirs et sa fontaine
Une extraordinaire découverte l'autre après-midi à Monfort. L'une d'entre vous m'avait sussuré le fait qu'il y avait dans cette petite bastide un très jolie lavoir. Elle n'a pas menti ! J'ai été subjuguée et encore plus étonnée de voir qu'il était associé à d'anciens abreuvoirs et une fontaine. Datant du XIX è siècle ce complexe est remarquable avec ce grand lavoir rectangulaire et son bassin aujourd'hui garnie de plantes d'eau.
Des abreuvoirs servaient au bétail et la fontaine permettait de puiser l'eau. Autant dire que ce devait être un endroit de grand passage, où les uns croisaient les autres, où la vie prenait son cours, au son des discussions des lavandières, des meuglements des vaches et du fil de l'eau !
Encore une très belle découverte gersoise !
21 février 2012
[Semaine Un thème par jour] Vous avez dit lavoir ?
On change de thème aujourd'hui, et le thème du jour vous allez l'avoir, c'est le lavoir ! Les jeux de mots aujourd'hui sont gratuits, mais je suis un peu fatiguée, alors je ne contrôle pas mes excès d'humour foireux. Certes ... Je vous emmène d'abord à Sarrant dont je vous reparlerai très prochainement. J'y ai découvert un banal petit lavoir ... pour moi pas si banal que ça. Il m'a rappelé un lavoir qui se trouve en la commune de Roquebillière, village qui n'est pas dans le Gers mais dans l'arrière-pays niçois. Quand j'étais plus jeune (parce que je le suis toujours, n'est-ce-pas ?), je jouais autour avec mes copines et quand j'ai vu ce lavoir sarrantais, j'ai eu une impression de déjà-vu et des tas de bons souvenirs qui remontaient à la surface. Bref ... vous allez finir par le voir ce lavoir. Mais avant parlons du rôle primordial des lavoirs qui n'étaient autres que les ancêtres de vos actuels lave-linge. C'est là que venaient les dames pour faire la lessive, et oui à l'époque c'était une fonction réservée à ces dames alors qu'aujourd'hui un peu plus d'hommes lavent leur linge sale eux-mêmes. Ce qu'avaient de particulier ces lavoirs collectifs, c'était "l'humanité". Si l'activité était difficile et demandait une bonne dose d'huile de coude et de courage - battez votre linge vous même, savonnez le, essorez le , battez le encore dans un lavoir et vous verrez que le lave-linge qui orne votre cuisine, salle de bain ou cellier est une aubaine -, il y avait autour du bassin une ambiance incroyable. Ca riait, ça papotait, sans oublier la ribambelle de potins dont les lavandières étaient friandes. C'était finalement un peu comme un magazine people mais version "village" (et non pas Village People, là c'est une autre époque encore et un autre registre), avec comme finalité une grande utilité (car la lecture des magasines people n'a entre-nous aucun intérêt). Un lieu extrêmement vivant et j'avoue que j'aurais voulu être de celles qui participaient à tout ça, vivre ces moments de partages, peut être de débat, de rire, d'opposition ... Tout ça était bien plus "humain" que le tambour de la machine qui tourne tourne tourne tourne et tourne encore, même s'il nous évite bien des efforts. Le fameux lavoir de Sarrant donc, le voici. A l'extérieur de l'enceinte du village, avec une très belle vue sur le clocher.
Un peu plus tard dans la journée, je suis tombée sur le lavoir de Solomiac, lui aussi à l'extérieur du village, sur les bords de la Gimone. Un grand lavoir au milieu d'un champ rénové en 1990 et bien rectangulaire. Je ne suis pas aller jusqu'au dessous de son toit car le terrain était très boueux et que j'avais un rendez-vous important 20 minutes plus tard... sinon j'aurais franchement mis les pieds dans la gadoue, ça aurait même pu me faire rire !
Et comme je ne veux pas rester sur deux lavoirs pour cet article thématique, je vous invite à redécouvrir deux lavoirs dont j'avais déjà parlé. D'abord le sublime lavoir ovale de Manciet à revoir en cliquant sur ce lien http://www.gersicottigersicotta.fr/archives/2011/08/31/21898224.html.
Et enfin le lavoir de Barcelonne-du-Gers aux dimensions assez impressionnantes et dont je vous ai parlé récemment et à revoir via ce lien : http://www.gersicottigersicotta.fr/archives/2012/02/11/23481391.html
Et rendez-vous demain pour une nouvelle journée thématique ...
11 février 2012
Le lavoir de Barcelonne-du-Gers
Merci, merci infiniment à Mamy de Yumi qui m'a fait découvrir mi-Décembre ce joli lavoir. C'est en 1867 qu'il a vu le jour grâce à ce qu'il restait de la vieille halle en bois ... et c'est très bien, car même si on y a perdu une halle, on a gagné un lavoir, et il est formidable de voir qu'à cette époque on avait le sens de la récupération, ce qui n'est plus forcément le cas actuellement.
Il est grand par rapport à beaucoup d'autres qu'on peut croiser dans le Gers, et surtout il a deux grandes cheminées latérales et de quoi s'assoir sur toutes sa longueur. Il pouvait recevoir jusqu'à 50 lavandières, autant vous dire que ça devait caquéter là-dedans avec un accent bien gascon !
L'hiver, il avait une tout autre fonction puisqu'on y mettait le bouilleur de cru pour la distillation ... normal, il fallait bien se réchauffer ! Et puis j'ai adoré les reflets dans l'eau. On peut dire que cette découverte m'a vraiment enchantée, mais Mamy de Yumi commence à bien me connaître, à croire que je suis si prévisible que ça ?
12 décembre 2011
La petite bastide aux fontaines …
… non, je ne vous emmène point à Fleurance, auprès des magnifiques fontaines qui garnissent les coins de la halle. Nous partons aujourd'hui dans un petit village, au sud-Est du Gers, tout à fait à la frontière de la Haut-Garonne et dont je vous avais déjà raconté deux visites. Ce petit village est une bastide, une bastide qu'on pourrait presque qualifier de bastide avortée puisque, fondée en 1291 par Centulle III d'Astarac, il l'a abandonnée 7 ans plus tard pour aller s'installer en la belle bastide de Mirande. Villefranche n'a jamais eu les fortifications dignes d'une bastide en dehors d'une ceinture de maison peu sécurisées. Mais elle a été jusqu'en 1563 un pôle commercial important avec les nombreux grands marchés qui s'y tenaient et notamment des marchés animaliers. L'épidémie de peste ruina tout ça rapidement. C'est au XIX e siècle que la bastide oublie le Moyen-âge : son visage médiéval s'efface au profit d'une route reliant d'autres communes ensemble et le village a été reconstruit sur un autre plan, en fonction de la voirie !!! Bref, il reste tout de même la très belle église qui est vraiment sublime et garde un aspect plutôt fortifié !
Et les fontaines ? Oui, venons en aux fontaines. Rien à voir, je pense avec la bastide, puisque je pense que ces fontaines datent plutôt des deux siècles derniers. Lorsque je me suis baladée dans Villefranche-d'Astarac, j'en ai trouvé trois du même type. La première sur la grande place centrale, près des grands pots de fleur décoratifs.
La seconde, fleurie également, sur une placette où m'a menée une ruelle qui passe derrière l'église. Elle est quasiment au milieu, un peu à la portée de tous.
Et la dernière, sur une belle plage d'herbe verte, sur une placette située tout à côté de la place centrale.
Voilà ce qui m'a fait renommer Villefranche-d'Astarac, « La petite bastide aux fontaines ».
16 novembre 2011
Balade autour du lac de L'Isle Jourdain …
Aujourd'hui à midi, Gersicotti Gersicotta passe à la Radio Au fil de l'eau à L'Isle-Jourdain ! Pour l'écouter sur le web rendez-vous sur http://www.radiofildeleau.fr/ du coup je n'ai pas pu résister à vous proposer une balade au fil de l'eau à L'Isle-Jourdain justement !
C'était encore au temps des tournesols et le soleil n'était pas au rendez-vous ce 24 Juillet 2011. Denis et moi sortions repus du restaurant et voir ce lac nous donna envie d'en faire le tour, tout naturellement.
C'est sur une longue allée verdoyante que nous avons commencé notre petit tour, parfois attaqués par une gouttelette de pluie.
Maman canard promenait ses petits, c'était attendrissant et les passants s'arrêtaient avec plaisir pour observer les volatiles.
Sur le lac, quelques skieurs s'en donnaient à coeur joie. Il y a là-bas une installation qui permet de faire du ski nautique sans bateau.
Nous sommes arrivés devant l'office du tourisme. Il y avait une belle fontaine fleurie, et des représentations miniatures de pigeonniers venant du monde entier.
Après un petit tour dans l'office du tourisme nous avons découvert de l'autre côté de la route une autre étendue d'eau. Des oies peu farouches sont venues nous saluer.
Nous sommes repartis vers le lac. Les sportifs y faisaient quelques acrobaties, nous en étions très admiratifs, encore plus quand ils se relevaient après une chute !
Encore quelques pas,le temps d'admirer les tournesols et le lac de l'autre côté.
31 août 2011
Le fabuleux Lavoir de Manciet
C'est une formidable découverte que j'ai fait en compagnie de Mamy 2 Yumi fin Juillet 2011. Alors que nous entamions une promenade dans Manciet, en tournant la tête, ma comparse a aperçu quelque chose d'intrigant … Intrigant par sa forme ovale et inattendue … c'était un lavoir !
C'est en 1844 que ce lavoir a remplacé celui qui était là bien avant lui. Je n'ai pas trouvé grand chose à ce propos mais j'avoue n'en avoir jamais croisé d'une telle forme.
En dehors de sa forme, surprenant aussi sont toit en métal gris. Ce toit date de 1896 et possède un très jolie bordure décorée. Il est ouvert au centre, par-dessus le bassin.
C'est une source qui l'alimente, il y avait à la base une fontaine mais elle a été abimée et détruite à la reconstruction du lavoir.Et ça se voit que c'est de l'eau d'une source car elle est limpide, claire et donne envie … non pas de s'y laver mais de s'y baigner.
Cette envie ne reste qu'un doux rêve puisque la baignade y est interdite car l'eau n'y est pas potable mais aussi parce qu'il ne faut pas abîmer le monument.
Ce fût donc une étonnante découverte qui a très bien introduit notre balade à suivre dans Manciet.
21 octobre 2010
[Semaine Thématique] Vous avez dit châteaux…
…d'eau ?
L'évocation du château d'eau fait faire la grimace à certains. Ils trouvent ça peu esthétique, peut en adéquation avec le paysage, telle une grosse masse plantée au milieu d'un petit paradis. Mais moi je dis qu'au moins, on peut dire que là où il n'y a plus de château, parfois, il y en a quand même un … même si ça n'a évidemment pas le même charme, le même passé, la même force historique qu'un beau château fort qui surgit sur une motte féodale.
Prenons l'exemple de Mont d'Astarac. J'ai un ami qui trouve que le château d'eau qui apparait derrière l'église et la tour porte jure complètement avec le reste. Je ne trouve pas ça forcément laid, j'essaie de le voir comme une association entre héritage architectural d'antan et architecture moderne -beh quoi ? il suffit d'y croire ! En plus, ce château d'eau là, aurait été construit sur ce qui est supposé être l'ancien emplacement du château fort ! Du coup, c'est comme-ci Mont d'Astarac avait encore son château, un château un peu particulier, mais qu'on dit "château" quand même !
Et puis parfois, ils surgissent comme ça, sans prévenir, au détour d'un chemin. Ils peuvent surprendre, mais de temps en temps, je trouve qu'ils habillent à leur manière le paysage. Ce sont, lors de mes randonnées, bien souvent mes points de repères, tous d'une forme particulière.
Je crois que ça va être une de mes nouvelles lubies, les châteaux d'eau !
30 mai 2010
La Fontaine Hountélie ou de Diane de Lectoure
La ville de Lectoure n’a pas fini, je crois, de m’épater ! Aujourd’hui j’aimerais juste faire un petit clin d’œil sur une étonnante Fontaine qu’on trouve en contrebas de l’église et qui n’a rien de la petite fontaine classique avec un petit jet d’eau ridicule. Il s’agit de la Fontaine Hountélie ou dite de Diane.
Il est très rare d’avoir une fontaine fortifiée si ancienne en si bon état ! Datant du XIII e siècle et dotée de deux grands arcs gothiques, il parait qu’on peut encore y voir des traces de peintures sur sa voûte en berceau. Sa grille en fer forgé date du XV è siècle.
Il paraitrait qu’elle aurait été construite sur un site antique de la ville et certains aiment à lui donner le statut de fontaine sacrée en pensant que juste au dessus se dressait un temps de Jupiter remplacé aujourd’hui par La Cerisaie.
31 mai 2009
Au fil de l'eau du puits de Plieux.
Je sors à l'instant de la piscine, après quelques brasses dans l'eau
baignée de soleil, cela vaut bien un petit article en rapport avec
l'eau. Depuis quelques temps, en balade, je croise très souvent des
puits, des fontaines, des sources miraculeuses, des moulins … et je
sais également que le Gers regorge d'ancien lavoir. L'eau a toujours
eu une symbolique cathartique : elle purifie, elle lave, d'où le fait
que l'on trouve un peu partout en France, des puits, fontaines et
autres sources bienfaitrices. Quand la source n'est pas, on creuse un
puits, pour des questions d'hygiène, on construit un lavoir, les
sources et fontaines deviennent des remèdes, des lieux où le miracle se
répand. Il n'est pas rare de croiser une architecture dédié à l'eau ou
une source merveilleuse, j'en ai fait le constat dernièrement. C'est
pourquoi, même si trop de catégories peut tuer la catégorie, j'ouvre
dès aujourd'hui, une toute nouvelle catégorie : "Au fil de l'eau" qui
se consacrera à ces petits monuments dédiés à l'eau ou au jaillissement
naturel…
Aujourd'hui, je vais repartir un peu plus de 10 mois en arrière et revenir sur ma petite visite du joli village de Plieux, en Lomagne. Sur la place, j'avais croisé un joli puits restauré il y a 14 ans et dont les ornements en fer forgé m'avaient particulièrement plu d'abord par sa grandeur : ce grand toit, presque plus grand que le cube formé par les murs, avec ses tuiles disposés de manière originale, sa girouette et sa rose font de ce puits une très belle œuvre architecturale donnant un peu plus de cachet pittoresque au déjà très joli village de Plieux.
En m'approchant de la grille, j'avais pu constater que peut-être le puits était encore utilisé, puis qu'un vieux seau accroché à une chaine attendait qu'on aille le plonger dans l'eau …
Articles associés :
Excursion en Lomagne (2): Plieux...
"Plieux"?





























































