C’était le 18 janvier 2020, dans le Gers

 

J’ai l’impression que ça remonte à très loin, que ça fait une éternité. Et pourtant… ça me parait si proche !  Ce jour-là, j’étais dans le Gers. Je rêvais de grands paysages, des montagnes, de magnifiques levers et couchers de soleil et plus encore ! En aucun, je ne me doutais à ce moment-là que, deux mois plus tard, je serai confinée dans mon joli petit village aveyronnais pour une durée indéterminée. Je ne me doutais pas que je ne pourrai pas revenir dans mon département préféré avant une durée indéterminée. Et je n’imaginais même pas que je n’aurais aucune nouvelle photographie de mon département préféré depuis 2 mois !

Tout ce que je sais, c’est que ce jour-là (et le lendemain aussi ! ), j’ai une nouvelle fois profité au maximum de la chance que j’avais d’être en terres gersoises : j’ai appris de mes pérégrinations dans le Gers et ailleurs qu’il faut toujours honorer chaque instant vécu d’enthousiasme, quelles que soient les circonstances. Je vous rassure, je n’y arrive pas toujours ! Mais, là, c’était le cas, j’étais tellement heureuse d’être là.

La veille j’avais expliqué à Maripourtoujours qu’il allait falloir se lever tôt pour pouvoir voir le lever de soleil. Je ne savais pas exactement où on irait. Je voulais un lever de soleil sur les Pyrénées mais elles étaient encore dans les nuages ! Alors nous avons parcouru les routes du Haut-Astarac pour nous retrouver dans une impasse, entre Cabas-Loumassès et Saint-Blancard. C’est là que le soleil a commencé sa course apparente. L’horizon s’est coloré, faisant se détacher la silhouette de quelques arbres.

 

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Je ne savais pas si on allait ou pas voir les Pyrénées. Nous avons rejoint Saint-Blancard puis nous avons pris la direction de Lalanne-Arqué. Sur cette route, il y a toujours des panoramas extraordinaires ! Les montagnes se découvraient peu à peu et arrivée sur une route de crête, nous les aperçûmes enfin. On pouvait admirer tantôt le clocher de Lalanne et tantôt le clocher de Boulogne sur Gesse.

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Une fois remontée dans la voiture, après une dernière photo, je n’avais qu’une obsession : revoir le panorama offert par le point culminant du Gers.  Est-ce que je pressentais quelque chose ? J’ai envie de le croire. Cap sur Monlaur-Bernet ! En chemin, une pause s’imposa près de Mont d’Astarac. J’ai surgi de la voiture, comme une furie, vite, vite, j’ai marché en bordure d’un champ pour trouver le meilleur angle : l’église où je me suis mariée s’alignait parfaitement avec le splendide Pic du Midi de Bigorre enneigé ! Je ne pouvais pas passer à côté de ça ! L’ambiance était hivernale, les montagnes vêtues d’un manteau blanc, le ciel lui aussi, bien clair. J’avais les deux pieds un peu enfoncés dans une terre qui me semblait un peu glaise. De retour à la voiture, je jubilais comme j’ai toujours l’habitude de le faire quand je suis dans le Gers, un peu comme une dinde enjouée !

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On a remis le cap sur Monlaur-Bernet, en dix minutes, nous étions arrivés près de la chapelle Saint-Roch qui s’accroche au Mont Cassin. Quel émerveillement en arrivant là-bas ! Un émerveillement qui ne peut s’éteindre et qui se ravive à chaque fois ! Elles étaient bien visibles, bien imposantes, un peu couvertes mais baignées ici ou là de soleil. C’était sublime !

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J’étais concentrée sur un groupe de sommets illuminés quand soudain, Maripourtoujours me dit « Regarde, là, en bas ! ». Trois jeunes chevreuils passaient un peu plus bas. Ils couraient à toute allure, sans doute pour échapper aux chasseurs. Leurs sauts étaient agiles, rapides et gracieux.

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On s’était décidé à repartir vers la voiture quand Maripourtoujours cria « Regarde les oiseaux ! ». Les palombes passaient au loin, apportant aux cimes Pyrénéennes un charme supplémentaire. Je m’en délectais à chaque clic sur l’appareil photo.

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Avant de quitter les lieux, je repris quelques photos du paysage. Je finis par une souche qui semblait s’étendre au sol. Qu'allions nous voir encore ?

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En chemin, nous fîmes quelques autres arrêts minutes pour des arbres… et pour les Pyrénées ! Notamment un du côté de Chélan, près d’un chemin agricole et un du côté d’Arrouède où je voulais retrouver deux arbres que j’affectionne tout particulièrement.

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Nous sommes rentrés avec toujours ce goût d’émerveillement. Les Pyrénées avaient été au rendez-vous malgré une aube qui nous avait laissé le doute. Le lendemain, nous allions repartir en quête de paysages… je vous le raconterai dans un prochain article.

Posté par wawaa à 22:52 - - Commentaires [8] - Permalien [#]


Commentaires sur C’était le 18 janvier 2020, dans le Gers

  • Vous nous rendez le sourire ! Merci d'avoir partagé vos trésors photo

    Posté par regardsfeeriques, 18 avril 2020 à 13:07 | | Répondre
    • Avec plaisir

      Posté par wawaa, 30 avril 2020 à 20:21 | | Répondre
  • Venez un jour en Magnoac, vous verrez les Pyrénées et le Gers que vous aimez sous un autre angle.
    Bonne santé à vous.

    Posté par Pierre LIER, 19 avril 2020 à 18:50 | | Répondre
    • Bonjour,
      Je connais un peu le Magnoac, j'ai travaillé 10 ans au supermarché de Castelnau-Magnoac
      Effectivement, la vue sur les Pyrénées est également imprenable !

      Posté par wawaa, 30 avril 2020 à 20:20 | | Répondre
  • Merci!
    Superbes photo!

    Posté par Giboulée50, 30 avril 2020 à 20:17 | | Répondre
    • Posté par wawaa, 30 avril 2020 à 20:21 | | Répondre
  • Superbe reportage !!!! Des points de vue magnifiques aussi depuis le lac de Puydarrieux ou du plateau de lannemezan ou autres, la région est superbe en toutes saisons. Et le Gers que vous décrivez si bien !!!! Si attachant !!!

    Posté par Maïté 33, 02 mai 2020 à 14:46 | | Répondre
  • magnifique !

    Posté par Azimut scrap, 17 mai 2020 à 12:28 | | Répondre
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