Premier bouquet final de printemps : les orchis pourpres

 

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Quel désarroi ! J'ai fini prématurément la saison des orchidées à la fin mai, n'ayant pas pu voir mes chers orchis parfumés, n'ayant vu que peu d'orchis bouc et n'ayant pas pu revoir mes chers orchis moustiques. Je n'ai pas pu revenir dans les prairies sauvages du Gers parce que... pas l'occasion, pas le temps, parce que la fatigue était trop rude aussi. Heureusement que je les avais vues et revues les années précédentes. Mais, quand je fais le bilan du mois de mai, j'ai plusieurs magnifiques bouquets variés à vous offrir. Il faut dire que j'ai bien profité des ponts et des week-ends de mai pour gambader dans les herbes hautes, pour retrouver tout un tas de fleurs, tout un tas de couleurs et tout un tas de sensations. Parce que, je crois vous l'avoir déjà avoué - quoi, je me répète ? Hé bien, c'est que c'est important, et puis, je suis prof aussi, alors répéter, c'est ma raison d'être ! - si j'aime aller aux orchidées c'est aussi pour me sentir en adéquation avec la nature. Les petits chants d'oiseaux, les petits bruits dans les arbres, la caresse du vent, la sensation d'être seule au monde, l'impression d'être toute petite face à dame nature, l'illusion que tout le reste n'existe plus, le stress de la vie quotidienne envolé... C'est comme une drogue finalement. Et puis, vivre l'instant présent. Ah Milodiou, que c'est bon !

 

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Alors oui, j'en ai encore vu de toutes les couleurs même si j'ai trouvé la saison 2019 des orchidées un peu chiche. D'aucuns me diront "Mais si, j'en ai vu plein !". Effectivement, les taxons très communs, comme les orchis pourpres ont bien poussé, des champs entiers s'offraient à nous, pareil pour les pyramidalis, les ophrys bécasses également ainsi que les sérapias. Mais les autres ont été plus discrètes, plus difficiles à trouver. C'est comme ça, les saisons ne se ressemblent pas et je n'ai pas envie de lancer un débat climatique. Non, là maintenant tout de suite, à défaut de vous offrir des bonbons, parce que les fleurs c'est périssable comme dirait Jacques, je vais quand même vous offrir quelques photos fleuries. Comme je vous l'ai dit, les orchis pourpres ont encore fleuri en masse déployant des dizaines et des dizaines de robes et c'est par elles que je vais commencer cette série de bouquets de fleurs. Un véritable défilé à faire pâlir les plus grand nom de la mode ! Qui a dit que Paris était la capitale de la mode ? Dans le Gers, nos prairies rivalisent de style et d'élégance ! 

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Quand j'y réfléchis, j'en ai parcouru des prairies remplies d'orchis pourpres : du côté de Simorre, à Pavie, près d'Haulies, à Montégut, à Masseube, à Traversères... A chaque fois ce fut une expérience incroyable parce que même s'ils se ressemblent, chaque orchis pourpre à ses particularités : des formes, des couleurs, des motifs qui peuvent varier d'un pied à un autre. Je me suis régalée à pouvoir les photographier de tous les côtés !

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J'ai la chance de pouvoir encore une fois les observer à plusieurs stade de floraison, les débuts en boutons, la floraison peu à peu flamboyante, le déploiement à son paroxysme et la lente fin, où les fleurs ne fânent pas toutes en même temps, histoire de nous laisser encore le plaisir de contempler leur beauté !

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Que puis-je dire de plus que je n'ai pas déjà dit au risque de me répéter ? Imaginez-vous simplement en pleine nature, là tout de suite. Rien ne peut vous atteindre. Vous n'entendez que le chant des oiseaux, le frottement des feuilles, les herbes chatouillent vos chevilles, vous inspirez, vous expirez, l'air est pur. Vous sursautez au passage d'un gros bourdon qui vous surprend dans votre rêve éveillé. Et puis vous trouvez toutes ces fleurs autour de vous, comme des cadeaux de la nature. Ca papillonne autour de vous, vous priez pour que le papillon se pose, pour pouvoir mieux le voir. Vous prenez garde à ne pas poser vos pieds sur les fleurs. Vous exultez, vous ne savez pas trop pourquoi...sans doute ce retour aux sources primitives et naturelles en est la douce raison. Vous oubliez le reste du monde, le stress de la vie, les angoisses. Vous apprenez à vivre l'instant.

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Vous comprenez, vous comprenez pourquoi j'y retourne et j'y retourne et j'y retourne sans jamais me lasser ? Vous comprenez pourquoi je peux y passer des heures sans voir le temps passer ? Vous comprenez ? Parce que le bonheur c'est aussi simple que ça. C'est se perdre dans la nature, se laisser transporter par ce qui pourrait échapper à l'attention du premier quidam qui passe. C'est se dire que la beauté est là autour de nous, qu'il faut simplement ouvrir les yeux, observer, contempler. 

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Pour conclure ? Je ne vois qu'une seule chose à ajouter : VIVEMENT LA SAISON 2020 !

 

 

 

Posté par wawaa à 14:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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