C’est grave docteur ? Non ? Voici votre ordonnance !

Vous souffrez de troubles nerveux ? De flemme ? Vous vous sentez déprimés ? Vous avez des maux de tête ? Vous n’avez pas trop l’moral ? Ne cherchez pas, ne cherchez plus, vous avez probablement une gersodéficience aiguë. Comprenez, vous êtes en grand manque de Gers. L’ordonnance est simple : si vous êtes dans le Gers, vite, sortez de chez vous, profitez des charmes de l’hiver, du givre, des levers et couchers de soleils flamboyants, des petites biches qui se baladent dans les champs, du panorama sur les Pyrénées etc. Si vous n’êtes pas dans le Gers, vite, trouvez une journée ou plus pour vous y rendre et faire exactement pareil. Si vous ne pouvez pas vous y rendre, hé bien, je vous propose d’appliquer mon propre traitement : les souvenirs, ceux qui sont dans votre mémoire mais aussi ceux qui sont dans vos photographies. Et si vous n’avez pas de photographies, peut-être cet article adoucira vos maux. Attention, ce ne sera en rien un vaccin cependant ce n’est pas non plus placebo. C’est un peu comme un antidouleur associé à une petite dose d’anti-inflammatoire, ça calme les effets indésirables mais pour atténuer les symptômes de votre gersodéficience aiguë, il faudra forcément aller sur le territoire gersois à un moment donné !

Car oui, voyez-vous, si je faisais une prise de sang de contrôle, le constat serait sans appel : carence importante en Gers. Heureusement, heureusement, depuis quelques jours je retrouve mon Gers dans les photos que j’y ai fait en décembre et si je me languis quand même un peu, cela m’aide à tenir bon avant un retour qui pourrait se faire plus vite que prévu ! 

La posologie n’est pas fixe et n’a pas de limite. Il n’y a aucune contre-indication. Vous pouvez prendre des doses de Gers quand vous le voulez, autant que vous le voulez et où vous le voulez. En revanche, il y a un effet secondaire assez spectaculaire : un amour inconditionnel pour ce département et donc un possible trouble obsessionnel départemental qui n’est en aucun cas grave pour la santé, ouf ! Pour vous aider à comprendre comment mettre en place votre traitement voilà comment je me soignerais si j’avais la possibilité de retrouver mes coins et recoins de cœur dans le Gers.

Sans doute irais-je retrouver le calme et la sérénité du lac de l’Astarac. Voir dans l’eau le miroir du monde, le ciel, les nuages, les arbres, reflets mouvants au bon gré de l’amerrissage des oiseaux, au bon gré du vent, au bon gré des petits bateaux…

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Sans doute irais-je à la recherche d’arbres. Mon arbre totem, celui que j’adore depuis 11 ans et qui, est toujours là, malgré le temps qui passe et son emplacement qui pourrait bien lui coûter la vie un de ces quatre, matin. Et puis tous tous les autres arbres qui manqueraient au paysage.

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Sans doute irais-je le matin ou le soir, sur le petit chemin Arrouèdois, sur lequel on aperçoit les Pyrénées, jusqu’à marcher trop loin, comme je l’ai fait le mois dernier au point de rester bouche bée devant le coucher de soleil et de me rendre compte qu’il allait vite faire nuit et que j’étais presque au milieu de nulle part, sans lumière et avec des contractures musculaires que j’avais réussi à oublier le temps de la contemplation. Alors j’aurais téléphoné à papa…

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Sans doute en l'attendant me serais-je extasiée devant ce qu'avait à m'offrir le soleil couchant, et puis sans doute aurais-je demandé à papa s’il voulait bien pousser l’escapade jusqu’à ce point de vue sur Mont d’Astarac où la toute fin du jour serait sublime parce que "comme on est en voiture, ça va plus vite et que ce serait dommage de louper ça !"

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Sans doute aurais-je flâné au milieu des champs pour y trouver des merveilles : des rayons de soleil envoûtant, des toiles d’araignées, des oiseaux et toutes ces choses fascinantes qui nous entourent !

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Mais point trop n’en faut. Non pas qu’une overdose soit possible. Il est impossible d’avoir « trop » de Gers, trop de Gers, cela n’existe pas. Il est impossible d’avoir une hyperGersie. Non ! Disons qu’en attendant de pouvoir prendre une réelle dose de Gers, les pieds sur ses terres, il faut faire perdurer le traitement afin d’atténuer chaque jour au mieux, les symptômes de Gersodéficience aiguë dont je (et peut-être vous aussi) suis atteinte présentement ! D’ailleurs, je vais moi-même bien mieux après avoir écrit ces quelques lignes sur mon cher Gers ! Ceci est donc la preuve de l’efficacité du traitement, qu’attendez-vous pour essayer ?

Posté par wawaa à 21:57 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur C’est grave docteur ? Non ? Voici votre ordonnance !

    Tu méritérait une récompense ou une Médaille d'Honneur du Département... ! Le Gers me manque aussi...!

    Posté par phil6, 19 janvier 2019 à 22:09 | | Répondre
    • t'exagères :p

      Posté par wawaa, 21 janvier 2019 à 22:07 | | Répondre
  • bon, ben, je viens de remédier à cette maladie! on sera de retour dans le Gers cet été! J'ai hâte!

    Posté par Béatrice, 21 janvier 2019 à 21:48 | | Répondre
    • Quelle bonne idée !!!!

      Posté par wawaa, 21 janvier 2019 à 22:09 | | Répondre
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