Ô, printemps 2017 ! (1)

Allez, ne fais pas ton ou ta timide. Viens avec moi ! Viens avec moi, on pose nos fesses sur le bitume, sur le bord de cette route sinueuse tout au nord de la Lomagne. "Chut ! Pas un mot !". Chut. On admire. On prend le temps. On explore. On dévore des yeux. On sautille de courbe en courbe. On les dessine du bout de l'index. Le temps est sublime, profitons-en. Tu sens comme l'air oscille entre fraîcheur et tiédeur... reste assis ! Arrête de gesticuler. Pose-toi ! Inspire, expire, détends-toi ! Ouvre les yeux. Tu vois cette étendue ? C'est le Gers ! Au bout on pourrait presque voir les Pyrénées. Parfois on les voit. Souvent même. Tu sais quel jour on est aujourd'hui ? Non ? Peu importe. Enfin, si, c'est bien de mettre une date. De savoir quand on a eu la chance d'observer un tel spectacle. Aujourd'hui nous sommes le 12 avril 2017. Il est 9h19. Concentre-toi et imagine. Derrière nous il y a le fabuleux château de Flamarens. Devant nous il y a l'immensité. L'immensité. Et dans cette immensité il y a cet arbre. Cet arbre que je trouve majestueux. Cet arbre qui joue les vigiles. "Vous ne toucherez pas à ma vague de jaune !" crie-t-il aux malvenus. 

 Je ne sais pas combien de temps nous allons rester planté(e)s à cet endroit précis, l'oeil rivé sur cet arbre. L'oeil suivant les chemins dans le colza. Je ne sais pas, peut-être une demi-heure. Il y a dans ce paysage quelque chose de magique et d'inoubliable, tu ne trouves pas ? Quelque chose de sensuel et d'extraordinaire. Il y a juste quelque chose. La simplicité et l'immensité. La solitude et la foison. En fait, il n'y a pas que quelque chose. Il y a plein de chose.

Je vais prendre plusieurs photos. Je veux arriver à capter la magie de l'endroit. Je le veux ardamment. Je teste comme-ci. Comme ça. Plan plus large. Plus serré. Moins de campagne. Plus de campagne. Regarde, laquelle préfères-tu ? Moi, je préfère la première prise en fait. Celle où je n'ai pas réfléchi pour prendre la photo. Celle où j'ai juste capté ce qui me plaisait à l'instant t. Sans histoire de technique. Elle n'est pas parfaite. Mais je m'en fiche. Enfin bon, on y resterait bien des heures, là, non, à se goinfrer de printemps gersois ?

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Nouvelle formule temporaire sur Gersicotti Gersicotta : le temps de retrouver du temps à consacrer à mon cher Gers, je vous proposerai le plus souvent possible, l'histoire d'une photo comme j'aurai envie de l'écrire à ce moment là ! Histoire de ne pas laisser quelques moments sympathiques dans les tréfonds de mes archives !

Posté par wawaa à 07:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Ô, printemps 2017 ! (1)

    Tu me régales

    Posté par Sabine, 23 octobre 2017 à 13:22 | | Répondre
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