Balades lumineuses et lunaires à Auch !

Une fois n’est pas coutume, en Décembre 2016 j’ai encore redécouvert Auch avec des yeux d’enfants. Tu sais, ces yeux d’enfants naïfs qui découvrent pour la toute première fois des illuminations de Noël. Celles qui brillent, celles qui clignotent, celles qui rappellent le sapin et ses décorations. Avec des yeux écarquillés, éblouis, émerveillés, donc. Rajoute à cela une bouche bée, un peu de buée qui en sort car mine de rien, il ne faisait pas chaud ce soir-là, et des « wouah » incontrôlables exprimés ici ou là. Car chaque rue offre son lot d’émerveillement. Déjà de jour, les installations dédiées à Noël et aux fêtes de fin d’année, même éteintes, paraissaient très jolies. Je l’ai constaté en allant à nouveau l’assaut des pousterles via la place Salinis (ça c’est encore une autre histoire que je te raconterai quand mes mollets s’en seront remis ! ). Les lampadaires qui surplombent l’escalier monumental et la fameuse statue de d’Artagnan, avaient, en plein soleil, une très belle allure festive.

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Au crépuscule, il était agréable de se promener sur la passerelle Masséna. C'est ici, je trouve, que nous avons le meilleur point de vue sur le centre historique depuis la basse-ville. J'ai ce soir là, piétiné jusqu'à ce que les illuminations s'allument. Dans le soleil couchant, l'ensemble était magnifique. L'air était frais, mes bouts de doigts gelés, mais j'avais les yeux qui brillaient de joie et j'avais hâte de voir tout le reste.

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A  la tombée de la nuit noire et obscure, qui parait si précoce en hiver, l’amie qui m’hébergeait m’a déposée au pied des allées d’Etigny, sur la place de la Libération. Elle devait aller faire quelques courses pendant que j’allais prendre quelques photos et profiter de la féérie ambiante.

Oh, je sais, je sais, je sais ! Je sais que chaque année je vous sers plus ou moins la même soupe. Cette soupe, personnellement, je ne m’en lasse pas, je la trouve toujours aussi savoureuse… quand je dis cette soupe, je parle des moments que je passe à chasser l’instant festif dans les rues auscitaines ! Et donc, cette année, j’avais pris mon trépied, que j’utilise trop peu. Comme j’ai un très bon coach en photo depuis quelques temps, qui me donne de très bons conseils et sait aussi trouver les mots pour que mon neurone comprenne – autant te dire que le charabia technique de la photo m’apparait comme un langage extraterrestre que je ne sais pas toujours traduire – je voulais appliquer à la lettre, du moins « au clic », les conseils que j’avais enregistrés dans ma petite cervelle de piaf.  Et je voulais de surcroît, te faire des photos exceptionnelles. Je voulais t’en mettre plein les yeux. Je voulais ni plus ni point juste un peu me la péter.

J’ai donc commencé à installer tout mon attirail : allonger les pieds du trépied puis y fixer l'appareil photo. Y fixer l'appareil photo ? C’est là que commença la tragédie. J’avais bêtement oublié de prendre le petit support individuel qui permet de relier l’appareil photo au trépied ! Ô rage, Ô désespoir, Ô étourderie ennemie ! Je me suis infligée intérieurement quelques insultes à base de noms d’oiseaux que je ne détaillerai pas ici.

Mais quelle quiche suis-je ! Evidemment, avec mon mauvais caractère – tu pensais que j’étais quelqu’un d’agréable, de souriant, de sociable et de gentil ? Ah ah ah ! – j’ai commencé à pester, à râler, à parler toute seule, et à me décourager. J’avais en tête de faire une photo relativement originale, en noir et blanc avec un filé de lumière rouge. Oui vous savez, la lumière rouge des phares qui, quand on laisse une pause longue (entre 1 et 4 secondes) laisse ce magnifique liseré rouge. Je voulais quelque chose de différent de ce que j’avais déjà pu vous proposer. Je voulais laisser un peu parler mon côté « artiste ». Je voulais sortir de la banalité. Et donc quand on met une pause longue, il ne faut pas bouger. Et donc il faut un trépied qui stabilise l’appareil photo ou un support, si possible bien plat, bien droit. J’ai testé un rebord tordu. Et puis j’ai posé l’appareil photo au sol. Comme ça, pour faire un test. Juste pour voir. Manque de bol, le sol n’était pas droit. Mais au final, je ne suis pas mécontente du résultat. A vrai dire, j’en suis même plutôt très contente parce que j’ai ce que je voulais : du noir et blanc, un liseré rouge et surtout j’ai un plus, un point de vue auquel je n’avais pas songé au départ. Je pense que sur trépied, ça n’aurait pas eu le même effet. 

 

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J'avais quand même perdu toute confiance en mes capacités malgré le premier essai réussi. Et quand je me suis retrouvée au milieu du rond-point, dans ce couloir de lumières, je n'ai pas su trouver un point de vue original. Mais, la balade était quand même agréable et sympathique alors je ne peux que partager avec toi ces moments !

 

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L’amie qui m’avait déposée dans le centre historique est revenue me chercher. Elle a bien vu à ma tête que ça n’allait pas, que j’étais contrariée et que j’avais plutôt envie de rentrer avec l’espoir de retrouver l’élément manquant dans ma voiture, si je ne l’avais pas oublié ailleurs… Elle m’a dit "Allez viens, on va flâner ici ou là, je suis sûre que tu vas réussir quelques photos !" Et c’est là qu’on a vu la lune. C’est là que tout a continué. C’est là que l’astre s’est magnifiquement fondu dans les décorations de Noël. C’est là que j’ai remercié mon amie: si elle ne m’avait pas encouragée à continuer ma quête photographique, sans doute n’aurai-je pas pu m’amuser et m’émerveiller une fois de plus du charme lunaire. Un charme lunaire d’autant plus grand qu’elle était pleine ou presque ! Eblouissant ! Vraiment ! Et pas besoin de mon trépied ! Ouf !

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Le froid et la fatigue ont eu raison de nous. L'heure aussi ! Alors nous sommes rentrées manger et dormir. Le lendemain soir, nous avons remis ça en basse ville. Avec, tu vas pas me croire, mon trépied et le support amovible retrouvé dans ma voiture. En basse ville donc, c'était tout aussi féérique. Et ce chapiteau lumineux m'en a mis plein les yeux ! J'ai même eu droit à un petit filé de lumière rouge car une voiture a jugé bon de passer à ce moment là.

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J'ai quémandé un petit tour aussi, dans le centre historique pour tenter de faire les photos que je voulais avec trépied. Et bah, je n'ai rien eu de grandiose au niveau du rond-point de la Libération ! Comme quoi, c'était écrit que la veille, il ne fallait pas que je puisse me servir de mon trépied ! J'en ai profité pour me focaliser sur la cathédrale dont un léger reflet apparaissait dans le sol humide. 

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Bref, tout était bien qui finissait bien ! Et j'ai quand même réussi à faire une photo originale et je vais te le dire, j'en suis fière bien qu'elle soit loin d'être parfaite. Il me tarde la flânerie de 2017 dans les rues auscitaines ainsi décorées... D'ici là, j'ai le temps d'avoir d'autres idées après tout, rien ne presse !

Posté par wawaa à 11:53 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Balades lumineuses et lunaires à Auch !

    et les colonnes de lumières avec l'étoile dans le fond, c'est bien trouvé aussi.
    ma préférée c'est la lune avec son collier de points orangés mais le pont Masséna...magnifique
    Il me semble qu'il reste 2 ou 3 jours pour faire lien avec une photo de son pays sur le blog de lameredelamule et concourir...
    je ne sais ce que l'on gagne

    Posté par giovinetta, 26 décembre 2016 à 13:59 | | Répondre
  • Très beau et très poétique. Vive l'étourderie quand elle est si bien exploitée! Bravo et continue à enchanter ceux qui te suivent. Bonne fin d'année.

    Posté par Marithé, 27 décembre 2016 à 10:39 | | Répondre
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