L'Aventure Saint-Jacques dans le Gers, épisode 7 : jour 7, l'arrivée à Nogaro !

Episode précédent :  L'Aventure Saint-Jacques dans le Gers, épisode 6 ; jour 5 et jour 6 dans la cité des Elusates !

Dimanche 11 septembre 2016

21h00 - J'ai mal aux pieds, j'ai mal aux pieds, j'ai mal aux pieds ! Plaignez-moi ! Côté ampoule, ça va. De toutes manières, je n'ai jamais été une lumière, mais côté articulations c'est une autre histoire ! Ce soir j'ai l'impression qu'un tracteur a roulé sur mes pieds, une fois en marche avant, une fois en marche arrière, histoire de les achever. J'ai les chevilles douloureuses aussi. Et du côté des jambes ? R.A.S. Bref, j'aimerais me faire plaindre un peu, mais après cette belle journée, ça valait bien de souffrir autant des pieds.

Il faut d'abord que je revienne sur hier soir et la table d'hôtes du domaine du Passage qui nous a repus et régalé, notamment le magret à la fleur de sel. Un peu de lecture et puis dodo.

La nuit a été bonne hormis le début de crampe à un mollet (voyez comme j'y tiens, à me faire plaindre !) que j'ai su maîtriser rapidement grâce à un massage, des étirements et deux grands verres d'eau avalés cul-sec. J'ai l'habitude des crampes nocturnes depuis environ 12 ans, depuis ma thyroïdectomie totale ainsi que l'hypoparathyroïdie et l'hypocalcémie latente qui en découlent - ô oui plaignez-moi ! - mais ce n'est pas important. Enfin si, le détail de la crampe avortée de justesse l'est. Une fois recouchée, rendormie, lovée dans mon drap et mon lit - oui, nous faisions lit à part, encore une fois, mais comme il fait chaud, nous n'y vîmes aucun problème - j'ai rêvé que mon papa venait me chercher le matin-même pour me conduire en voiture à Nogaro parce que selon lui, je ne pouvais pas marcher dans cet état, avec une crampe. J'ai mal réagi dans mon rêve, avec véhémence et détermination. Quoi ? Abandonner mon chemin si près du but ? Quoi ? Céder à la facilité ? Quoi? Laisser une broutille chronique pourrir mon voyage à pied ! Que nenni, que dalle, jamais ! Le réveil a sonné à 6h30, j'ai raconté mon rêve à Denis qui en a souri. Petit-déj' à 7h00. A 7h40 nous démarrions, laissant derrière nous ce beau domaine où les chevaux côtoient les canards.

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Le soleil se levait et c'était doux de voir à nouveau la campagne s'éveiller. Nous avons perdu du temps près des bassins d'aquiculture du Pouy sur lesquels la brume se levait crescendo et se mêlait aux reflets.

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Nous avons traversé d'autres vignobles et atteint Manciet au bout d'1h20 de marche "tranquille". Nous y avons découvert les arènes où des bénévoles s'activaient à la décoration : en fin d'après-midi devait s'y dérouler une course landaise à laquelle, hélas, nous n'assisterions pas (et nous avons regretté de ne pas avoir mieux calculé notre itinéraire). Et puis l'église. J'avais là un lourd sentiment de frustration car les portes étaient closes mais sur le côté, une alcôve (dont j'avais oublié l'existence) munie d'une grande baie vitrée permet de voir l'intérieur. Il y avait des reflets colorés magnifiques en haut des chapiteaux. J'aurais bien voulu m'en approcher. Prendre des photos en contre-plongée. Tant pis. Denis m'a ressorti une des phrases philosophiques que j'avais dite au cours de notre aventure : "Une grande philosophe sur les routes du Gers a dit 'laissons l'éphémère à l'éphémère'". Je l'ai traité de moqueur, même s'il n'avait pas tort de me le rappeler. Après tout c'était déjà un privilège que d'assister à ce spectacle.

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Nous avons descendu la rue principale, admirant les façades et les oiseaux. J'ai convaincu, en moins de 10 secondes, mon amoureux de faire un tout petit voire minuscule détour vers le lavoir ellipsoïde. Il fallait qu'il vît ça ! Il a bien compris pourquoi j'aime ce lavoir. Ce détour, en prime, nous a fait croiser un petit écureuil facétieux qui tenter de se cacher pour nous observer entre deux branches.

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Nous avons repris le droit chemin, euh non, en fait, il est tortueux, parfois, le chemin de Saint-Jacques de Compostelle ! Nous avons à nouveau traversé des scènes de campagne splendides, avons trouvé une chapelle en chemin avant de rejoindre une route goudronnée qui menait plus ou moins à Nogaro…bercés par le bourdonnement entêtant du circuit Paul Armagnac ! Nous nous sommes arrêtés net à la vue d'un rapace blanc que je suppose être un élanion blan [ndlr : après recherche à notre retour, nous avons découvert qu'il s'agissait plutôt d'un aigle botté]. Puis j'ai retrouvé avec plaisir la jolie croix près de Sion et le panorama sur Nogaro que mon amie Sylvie m'a fait découvrir il y a quelques mois.

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Nous sommes arrivés à Nogaro à 12h40. Soit 14 kilomètres en 4h00, ce qui n'était pas si lent étant données les bonnes pauses que nous avions faites. Nous nous sommes restaurés et nous avons rejoint notre hôtel, l'Hôtel du Commerce et dans l'après-midi, après nous être enthousiasmé et motivé pour un tour en vélorail sauf que c'était complet, nous avons visité les arènes et le fameux circuit Paul Armagnac où se déroulaient quelques courses de motos.C'était coloré et bruyant mais intéressant. Je ne suis pas spécialement fan de sports mécaniques mais c'était chouette à voir au moins une fois même si le temps de notre passage, il y a eu pas moins de 6 accidents.

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Enfin, grâce à une énergie que nous avons trouvée au fond de nous je-ne-sais-comment, nous avons visité un peu le centre-ville, l'église, découvrant ses fabuleux reflets. J'étais folle tellement c'était beau ! Des couleurs, de la lumière, et même une vitrine qui permettait d'avoir des reflets supplémentaires. Je jubilais. C'était fantastique.

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Ma foi, un petit ciné à 17h30… bon au programme un dessin animé, Comme des bêtes, mais vu notre état de fatigue, il ne valait mieux pas que ce soit trop intellectuel. On s'est bidonné comme des gosses tout le long dans la jolie salle de cinéma aux fauteuils rouges très confortable. Après un repas en terrasse, nous sommes rentrés, le soleil se couchait et la lune montrait sa frimousse.

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Bref, j'ai mal aux pieds, j'ai mal aux pieds, vous comprenez bien pourquoi… et ça valait bien la peine de souffrir comme ça !

Il faut dormir maintenant. Clic.

Posté par wawaa à 07:27 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur L'Aventure Saint-Jacques dans le Gers, épisode 7 : jour 7, l'arrivée à Nogaro !

    La petite chapelle que tu as trouvé sur ta route, c'est la chapelle de l'hôpital à Cravencère. Tu peux la visiter et laisser un petit mot sur le livre d'or. Cette chapelle est toujours ouverte. Elle est un peu perdue mais le cadre est magnifique.
    Tu es passée à Manciet au moment des fêtes. Dommage que tu n'aies pu assister à la course landaise qui fait partie de nos traditions ancestrales et de notre "folklore".
    Bon voilà ! Comme d'hab', tes photos sont superbes. Je fais la route Barcelonne/Nogaro tous les jours et je ne t'ai même pas croisée avec maripourtoujours !!!!! Sniff !!!

    Posté par Marie-Laure, 20 octobre 2016 à 11:07 | | Répondre
    • Coucou Marie-Laure, merci pour ton commentaire ! J'avais oublié le nom de la chapelle effectivement, il était pourtant bien noté sur notre topoguide ! Merci pour le rappel !

      Quant aux fêtes de Manciet, j'y retournerais peut-être bien un jour !

      Je ne suis pas sûre que tu aies pu nous croiser sur la route principale, le chemin de Saint-Jacques opère quelques détour dans la campagne ! Ce sera pour une autre fois !

      A bientôt !

      Sylvie

      Posté par wawaa, 20 octobre 2016 à 14:03 | | Répondre
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