Ce jour-là j'étais chez toi, ma Sylvie, c'était fin avril ! On avait passé une journée formidable la veille et on s'apprêtait à en passer une autre tout aussi trépidante ! Tu m'accueilles toujours dans ton antre avec tant de chaleur et de gentillesse, comme si je faisais partie intégrante de ta famille. En plus de me loger, tu me nourris à merveille, tu connais mes péchés de gourmandise ! Tu es toujours partante pour aller promener, découvrir, prendre l'air ! Tu es toujours enthousiaste et tu ris à toutes mes bêtises et autres fanfaronneries ! Avec toi, la vie est simple comme un éclat de rire, mon amie ! Tu as l'habitude de partir marcher le matin sur tes petites routes d'Arblade-le-bas, c'est ton chemin à toi, comme moi j'ai le mien à Arrouède. Tu m'as emmenée avec toi ce matin-là et on a fait les andouilles parce que c'était de bon ton sous ce ciel gris qui nous annonçait la pluie. On n'a pas renoncé pour 3 gouttes ridicules et on a vu plein de belles choses en dehors de nos sourires !

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On est sorties de chez toi le parapluie à la main, les pieds dans les baskets prêtes à conquérir l'asphalte et la campagne. Ce que j'ai adoré sur cette route, c'est le calme, ça m'a rappelé ma petite route fétiche et l'ambiance paisible qui y règne. Bon, on a  un peu défié le silence avec nos papotages et fous rires, mais je suis sûre qu'il ne nous en veut pas !

J'ai aimé voir tes arbres, ceux que tu nous montres parfois quand tu fais des photos de tes balades ! Ils sont tous aussi beaux les uns que les autres. Je crois que je passerais mon temps à les photographier, le matin, le midi, l'après-midi, le soir, en toutes saisons. A leur pied, y'avait des tapis de petites fleurs jaunes solaires, histoire de dire aux nuages qu'on s'en fout de pas voir le soleil, on l'avait à nos pieds !

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Tu te souviens ? Je t'avais dit que je voulais voir le pic du Midi de Bigorre de puis chez toi et le pic d'Ossau... Le dernier s'est planqué ! Mais le premier a bien voulu se montrer, un peu flou, un peu embrumé, mais quand même. Tu te souviens de ce que tu m'as dit à ce moment là ? "C'est comme si c'était pour toi que les montagnes se montrent !". C'est vrai qu'il faisait pas du tout un temps à voir les Pyrénées ! L'ambiance était quelque peu vespérale à 9h00 du matin !!! Le Gers est toujours étonnant !

 

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Et puis j'ai été amusée de ta réaction quand je t'ai dit "Regarde là !". Tu m'a dis "Quoi ?". Je t'ai répondu "C'est une orchidée !". Presque tu faisais des bonds de joie à la Tigrou tellement t'étais contente qu'il y ait des orchidées sauvages sur notre route, près de chez toi ! C'était l'époque des jolis sérapias linguas. Et après, tu les as toutes repérées ! Y'en avait des dizaines sur les bords de route ! Ton enthousiasme m'a fait penser au mien quand je suis dans le Gers ! C'était amusant.

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Nous avons continué sur les petites routes sinueuses, ouvrant et fermant les parapluies. Refaisant le monde ou du moins organisant notre après-midi à venir ! Admirant le coucher de soleil du matin  ou son lever difficile, à croire qu'il était resté lové dans sa couette ! On a vu d'autres arbres, on a vu un bout du monde, on a pressé le pas entre les gouttes. 

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T'as ouvert ton parapluie et j't'ai suivie, pas les yeux fermés, parce qu'il fallait quand même pouvoir admirer, mais c'était tout comme !

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