Voyage au cœur du microcosme gersois…

D’abord l’immensité, la veille de ce jour de mars 2016, le temps d’un crépuscule discret, pourtant irrisé, mais à la fois doux et ténébreux. Un petit moment agréable et sympathique sur cette petite route pour laquelle je ne peux plus cacher mon attachement. J’aimais cette légère lumière diffsue, mes arbres, ma campagne, le doux souffle du vent, la masse nuageuse menaçante… Elle promettait des lendemains incertains et il est parfois bon de ne pas pouvoir prévoir de quoi demain sera fait pour savoir profiter du présent. Et puis l'immensité de l'univers s'offrait à moi avec cette magnifique demi-Lune.

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Le lendemain matin, le départ vers ce fameux microcosme gersois, mais en chemin toujours l’immensité, ce macrocosme enivrant. Une vague de brume semblait vouloir cacher la campagne verdoyante et Castelnau-Barbarens peinait à sortir le nez de là… En cadeau, le début d’un ciel azur malgré quelques nuages et la promesse d’une magnifique journée.

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Avant de partir vers un lieu que j'aime beaucoup, je n'ai pu m'empêcher d'encore perdre mon regard sur les paysages et me sentir humble, petite, minuscule dans ce monde si beau...

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C'était parti pour une petite marche dans la cambrousse gersoise, d'abord pas un beau chemin herbeux, puis à travers champ, puis sur les sentiers calcaires secs, jusqu'à arriver jusqu'à cette étendue où poussent des tas et des tas d'orchidées. Et timidement, les premières, au soleil levant, encore couvertes de rosée... Le voyage vers le microcosme gersois commençait. Je devenais une coccinelle curieuse et je découvrais à une autre échelle, une petite immensité.

 

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 Une puis deux, puis trois, puis quatre, puis des dizaines, découvertes patiemment, dispersées dans ce petit bout de terre sauvage. Toutes ravissantes. Toutes différentes et pourtant toutes soeurs...

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 J'ai regardé davantage le sol. Les gouttes d'eau, les brindilles, la terre, les petites coquilles d'escargots inertes, les feuilles qui s'imprégnaient de soleil, la vie version minuscule, le charme était à mes pieds.

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J'ai relevé la tête, j'ai retrouvé l'immensité, le village et je me suis demandé combien de microcosmes gersois inexplorés il me restait à contempler ? Une infinité sans doute.

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Nous avons rebroussé chemin pour repartir vers la voiture, car il fallait rentrer ! Quelques herbes avaient encore fait des leurs ! Je passais du pissenlit à l'arbre magnifique. L'arbre déployé sur un ciel splendide. L'arbre aux milles arabesques. Puis, je retournais au sol, pour un joli champignon !

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Quelques centaines de mètres supplémentaires la fin ce cette première étape vers le microcosme gersois s'annonçait. Mais les chemins étaient nombreux pour y retourner.

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D'ailleurs, l'après-midi même, histoire de continuer à profiter de cette belle journée-le comble, c'est que la météo avait prédit de la pluie !- direction le lac de l'Astarac, en famille, avec le chien en prime histoire que tout le monde se dégourdisse les pattes.Au bout de la digue, derrière la petite cabane, il suffit de monter sur le sentier raide, caillouteux et boueux (être prudent ! ) pour trouver à nouveau un petit monde enivrant. Quelques ophrys bruns trainaient par là ! 

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La journée avait été fort sympathique et nous étions plutôt fatigués. Le lendemain, mon mari devait courir le semi-marathon du soufle du Gers, entre Seissan et Auch. Il fallait se reposer. Et pendant que monsieur vêtu de sa casquette canard (retrouvez le récit de sa course ICI) était en plein effort, je flânais dans les prairies. Dont une que j'aime beaucoup, près d'Hauliès. J'ai repris mon rôle de coccinelle des prés, et je n'ai trouvé que du bonheur à sautiller d'herbe en herbe, d'orchidée en orchidée...

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La rosée et la pluie avaient déposé des perles scintillantes partout. J'étais dans une sorte de liesse inexplicable. Mais surtout, j'étais dans un monde calme, doux et paisible. Il parait qu'on apprend à être humble devant un paysage où règne l'immensité, hé bien... on apprend aussi à être humble quand on rencontre de petites scènes bucoliques de cinq centimètres carrés.

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Les chardons piquaient au bord de la route. Et les formes hélicoïdales des escargots brisaient la monotonie des tiges rigides du champs d'en face...

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Et puis j'ai quitté les lieux. En prenant les routes au hasard. Et c'est là que j'ai découvert un nouveau microcosme inconnu, une prairie que je ne connaissais pas et qui m'a éblouie !

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Bref,  c'est bigrement chouette les voyages au coeur du microcosme gersois ...

Posté par wawaa à 21:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Voyage au cœur du microcosme gersois…

  • En voilà un voyage passionnant ! C’est le genre d’expédition qu’on souhaite vivre plus d’une fois.

    Posté par Eddy, 15 juillet 2016 à 19:54 | | Répondre
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