Je suis constamment en admiration devant les vignobles, ces champs aux lignes superbes, verdoyant l'été, multicolores à l'automne, aux feuilles sculptées, aux ceps biscornus où lentement, le raisin s'épanouit pour être croqué à pleine bouche ou transformé en précieux nectar accompagnant agréablement les bons repas gersois. Hélas, je ne suis pas photographe professionnelle, je suis un peu brouillon, et je n'ai jamais réussi vraiment à faire des photos de vignobles qui me plaisaient. J'ai toujours trouvé que les photos que je faisais ne rendaient pas l'ambiance des lieux.

De ce fait, quand j'ai la chance de me trouver aux abords de belles lignées de vignes je suis impitoyablement déchirée entre mon significatif "Ô c'est beau" que je répète à tout-va lorsque je suis dans le Gers et un affreux et déprimant "Pffffff, elle est trop moche ma photo.".

Alors, j'évite les photos de vignoble, et quand j'en fais, c'est parce que j'ai derrière un sujet qui me permet de tout mettre en valeur. Bon, il faut dire aussi que je n'avais jamais pris le temps de flâner dans les vignes ou près des vignes.  Il faut une première fois à tout.

J'ai donc décidé un beau jour d'Octobre 2015 que je photographirai les vignes un peu mieux que d'habitude... et quoi de mieux que le fin fond de l'Armagnac, dans le far far west gersois pour trouver de grands vignobles qui semblent s'éterniser à l'horizon ? Et là, je te le confie (de canard ? ) rien qu'à toi mon cher lecteur, j'étais déterminée à faire des photos correctes des vignes, pas de belles photos artistiques tout ça, ç'aurait été un peu présomptueux de ma part, mais au moins des photos correctes. J'ai fait un premier test pas très loin du Houga, sur  une route bordée de vignes. Je me souviens, il faisait beau. Autant te le dire tout de go, je suis pas totalement satisfaite de toutes mes photos mais je les trouve bien mieux que ce que j'eus pu faire autrefois. Ouais, fallait bien que je ralasse un peu quand même ! Et puis, j'ai évolué. Si tu vas voir les archives du début du blog, tu verras, les photos sont pas très ben cadrées, parfois mal exposées, tu comprendras pourquoi je dis que j'ai évolué…dans le bon sens ! J'ai appris au fil du temps et des conseils à proposer des photos moins laides, plus réfléchies, mais j'ai encore tellement tellement à apprendre avant d'arriver à vous proposer des photos qui soient dignes du nom "photo".

Alors voilà, j'étais donc au bord de la route et je me suis laissée un peu aspirer par les longues lignées d'arbustes à raisin (ouais, j'ai cherché longtemps une façon de dire "vignes" autrement pour ne pas le répéter 32 000 fois dans cet article et j'ai trouvé que ça) et du coup je me suis laissée inspirer aussi, et j'ai procédé à quelques immortalisations. D'abord j'ai essayé de rendre compte de la linéarité de ce que je voyais. J'avais envie de m'y engouffrer mais je n'ai pas eu l'occasion de pouvoir demander au propriétaire du terrain s'il m'y autorisait alors je suis restée "en bordure".

DSCN9591

DSCN9593

DSCN9596

DSCN9598

DSCN9602

DSCN9604

DSCN9615

 

Après ces premiers essais, je  suis retrouvée à Terme d'Armagnac parce que je voulais voir si c'était vrai que, de là, on voyait la brèche de Roland, et c'est vrai, mais j'y reviendrai ultérieument. Et donc, non loin de la tour et l'église, il y avait un petit vignoble fort sympathique. J'ai préféré là, me concentrer sur les détails. Sur les feuilles par exemple.

DSCN9695

DSCN9697

DSCN9700

 

DSCN9701

 

Puis sur les fruits. Ces derniers agonisaient. Mais c'étaient pour les vendanges tardives... pour obtenir ce vin liquoreux qui accompagne vos foies gras à merveille ! 

DSCN9702

DSCN9704

 

Puis sur le cep de vigne. Sa forme varie selon les pieds, il donne à voir des courbes surprenantes parfois. La réunion des trois, raisin, cep, feuilles -on eut dit des robes parfois -, donna lieu à des clichés que j'affectionne particulièrement

DSCN9705J

DSCN9706

 

DSCN9707

DSCN9708

DSCN9709

DSCN9710

DSCN9713

J'étais donc toute heureuse d'avoir enfin réussi à réaliser quelques photos de vignes gersoises qui me plaisent autant et j'étais pour ainsi dire "ivre de vignes", ivre des couleurs, ivre des formes, ivre des courbes... Même pas besoin de vider les bouteilles pour être enivrée par ces paysages gersois !