Le grand 8 en 2 fois 4 à Mirande ou quelque chose comme ça !

Surprise ! Comment ça vous avez eu peur ? Mais non ce n’est que moi ! Bref, Surprise ! Fini les retours vers l’été, on change de saison aujourd’hui et on laisse la place à l’automne… parce que c’est aussi une belle saison ! On remonte donc dans ma machine personnelle à remonter le temps – Doc n’a qu’à bien se tenir – et exit Juillet, exit Août, on part directement à la mi-octobre et plus précisément, vers le 11 Octobre 2015.

Installe-toi confortablement dans ton fauteuil de bureau, prends une grande respiration mon cher lecteur, ma chère lectrice, car je vais te raconter une longue histoire dont la conclusion pourrait être : « Une rando sans sac à dos, c’est comme une Pâtisserie sans pâtisseries, ça craint du boudin ».

Imagine maintenant deux randonneurs amateurs, un tantinet flemmards, un tantinet gourmands, un tantinet tête en l’air qui s’affairent le soir du 10 octobre 2015 à trouver THE rando pour le lendemain. De préférence pas trop loin et autour de Mirande ou Miélan, mais pas plus loin. Une demi-heure de route est bien suffisante ! Visualise donc ces deux charmants randonneurs- pour t'aider un peu, je vais t’avouer immédiatement qu'il s'agit de mon mari et moi, comme ça tu imagineras bien plus vite même si ça casse tout le suspens que j’avais pris la peine de disséminer dans cette fantastique histoire- écumant les circuits de randonnées de Miélan et de Mirande. Entends la douce voix de madame dire « Mais à Mirande, y’a la super pâtisserie là, tu sais avec les Paris-Brest qui déchirent grave? On pourrait aller s’y chercher un pique-nique gourmand » - oui, mon langage est moins recherché lorsque je m’exprime en contexte familier. Vois maintenant monsieur qui se concentre uniquement sur Mirande à l’idée d’y trouver des pâtisseries remplies de chocolat et madame qui sourit.

Ni une ni deux, les voilà donc penchés sur les randonnées autour de Mirande, mais ils sentent bien que leur état de fatigue ne leur fera pas marcher 20 km bien que, s’ils envisagent de manger des tonnes de gâteaux, ça ne leur serait pas superflu. Alors ils choisissent une petite randonnée toute mignonne de 8 km : elle a même une drôle de forme sur le plan, elle s’articule comme le chiffre 8.  

Le lendemain, ces randonneurs feignants, partent tard de la maison, c'est qu'ils s'en fichent de l'heure, c'est l'automne, il ne fera pas un temps de canicule, inutile donc de se lever aux aurores, et puis, ce sont les vacances, pourquoi se presser ? Et puis aux aurores, madame était déjà dehors à flâner, occupée à photographier le lever de soleil, évidemment. Du coup, le départ de la maison est passé de 9h00 à 10h00 puis de 10h00 à 11h00... on appelle ça en terme scientifique l'adaptation procrastino-chronologique des vacanciers aux situations diverses et variées qui viennent perturber leur organisation.

Pendant que monsieur, qui s’était réveillé tard, madame avait préparé un sac à dos de survie, avec de l'eau, des fruits, parce qu'on ne sait jamais (et de la crème solaire parce qu’elle a déjà eu des coups de soleil hors saison et que les coups de soleil ça pique le nez). Elle l'avait posé sur la table du salon et une chose en entraînant une autre, elle n’avait plus fait attention au sac à dos. Elle a mis le chien dans le chenil, elle a demandé gentiment aux chats de sortir, mais comme ceux-ci ne voulaient pas, elle a demandé avec un peu plus de rudesse, puis, désespérée par la non obtempération des félins récalcitrants, a fini par choisir la solution manuelle du "j'attrape le chat par la peau du cou et je le mets dehors moi-même parce que ça va plus vite". Elle a pris son appareil photo pendant monsieur ouvrait le portail. Et pendant ce temps là, le sac à dos de survie est resté bien affalé sur la table du salon.

Les deux joyeux compagnons ont donc pris la route de Mirande, jusqu'à ladite pâtisserie, s'émerveillant de l'étal appétissant qui s'offrait à leurs papilles : ils ont choisi chacun un sandwich, un dessert et se sont promis de revenir juste après la randonnée pour en choisir quelques autres, car le soir ils auraient très certainement besoin de recharger les batteries en sucre, gras et autre éléments caloriques. Ils retournent à la voiture et madame, consciencieuse, propose à monsieur de mettre leurs achats dans le sac à dos. Mais où était donc ce foutu sac ? Agacée par la situation, elle demanda à son mari où il avait mis le sac à dos, ce à quoi, il lui répondu "Quel sac à dos ?". Ce à quoi elle lui répondit "Celui que je t'ai demandé de prendre en partant". Mais Monsieur avait aussi été perturbé par la sortie rocambolesque des chats. Bref, aucun des deux n'avaient donc pensé à prendre le fameux sac à dos, qui lui, profitait de la journée bien allongé sur une table.

Madame n'aimant pas la situation, s'emporta et voulut tout annuler ! C’est vrai quoi ! Comment porter les provisions sans sac à dos alors qu'on va marcher plusieurs kilomètres ? Tant pis, ils n'avaient qu'à directement pique-niquer au lac de Mirande, et puis la randonnée, ils la feraient une autre fois. Finalement, monsieur, courageux, trouva un sac plastique (une pooooche ! ) assez grand dans la voiture pour porter leur repas. Madame retrouva le sourire et lui dit "Dis tu vas acheter de l'eau ?". Monsieur a dû se dire à ce moment là qu'il avait épousé la femme la plus pénible de l'univers... Oups…

Voilà, commen, vers 11h45 et des brouettes commença cette randonnée, un peu sur les chapeaux de roue et même sans sac à dos , et finalement l'affaire était quand même dans le sac. Et moi, j'étais rassurée même si ça m'embêtait que mon cher et tendre ait à porter un sac de course à bout de bras, mais comme il disait, une fois que nous aurions mangé, ça serait bien plus léger ! Nous avons donc rejoint le point de départ qui se trouve au niveau du parking de la base de loisir et nous pûmes admirer la fabuleuse église de Mirande dépassant des arbres aux teintes automnales.

 

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Puis nous avons remonté la départementale que nous indiquait notre plan pour rejoindre une route parallèle somme toute un peu cabossée par le temps mais qui allait nous mener vers un petit coin de campagne absolument charmant. Je te résume l'affaire : des arbres, des ballots, des couleurs, du soleil, un petit chemin attractif, une croquignolette guérite...le tout baignant dans les petites touches de couleurs apportées par l'automne. C'était bien beau !

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Et comme il faut toujours que le Gers fasse des siennes pour nous en mettre plein la vue - et on ne s'en plaindra pas le moins du monde - nous bénéficions d'une vue splendide sur la jolie Mirande. J'étais captivée. Tu sais captivée ? Comme quand tu regardes quelque chose à la télévision et que rien n'y personne n'arrive à t'en décrocher. Moi j'étais captivée par ce paysage, les yeux fixes et tout ça c'est tellement mieux que de regarder la télévision ! Hey, allez éteignez vos petits écrans, et filer vous promener dans le coin de campagne le plus proche !

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Après ce moment de contemplation nous avons pénétré un fouilli de verdure dans lequel se dessinait un chemin tapissé de feuilles. Mon porteur de vivres a tendu l'oreille. Alors j'ai arrêté de marcher. Je l'ai copié, et j'ai aussi tendu l'oreille. Un oiseau chantait. On a fini par le trouver dans les feuillages et branchages cette petite canaille de rouge-gorge a qui il n'a pas été facile de tirer le portrait !

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Après cette rencontre agréable, nous avons laissé la bête à plus à son chant et avons amorcé une montée un peu raide (voire très raide) qui menait jusqu'à la départementale du départ. J'ai en chemin retrouvé la ville et j'en ai profiter pour plonger mon regard sur le paysage tout en reprenant ma respiration.

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 Sortis de là, nous avons longé la départementale donc, pour rejoindre un croisement qui était le croisement central du 8 du plan de la rando et nous avons pris la route vers la gauche pour amorcer notre première boucle du 8. Là aussi le paysage époustouflait, un bruant zizi nous accompagnait en chantant.

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Et moi ? J'étais intriguée par les câbles. Disons-le, les câbles, les poteaux, je n'aime pas trop ça sur les photos, mais je ne sais pas pourquoi, là, je les ai trouvés fort esthétiques. Un moment d'égarement ? Une crise d'hypoglycémie ? 13h approchait, sans doute avais-je faim !

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Nous avons très vite tourné à droite pour nous diriger sur un chemin herbeux d'où le panorama était tout aussi exquis et petit cadeau du jour : les Pyrénées, à peine visibles, avec les premières neiges !

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Nous avons longé la piste de l'aérodrome afin de la contourner plus bas, et sommes descendus au milieu des champs. Et ma foi, c'était tout aussi joli ici avec comme stars toujours des arbres !

 

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J'ai beaucoup aimé les sillons agricoles qui se succédaient et qui donnaient une impression d'infini.

 

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Et j'avais bigrement FAIM ! Un petit coin sous les arbres et nous voilà bien installés pour dévorer le pique-nique et s'en mettre plein la panse ! Un drône de l'aérodrome nous surveillait de près. Et juste après le repas, je me suis laissé allée à quelques minutes de bronzette admirant l'arbre coloré qui prenait lui aussi le soleil. Vu de dessous, ça n'a pas tout à fait la même tête, un arbre, mais c'est tout aussi beau !

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Après l'effort, le réconfort, après le réconfort, l'effort... c'était reparti pour randonner. Le ventre plein, donc pas forcément avec légèreté ! Les chemins étaient superbes, le temps étaient superbes, nous étions superbes, c'était une journée superbe !

 

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Nous sommes passés à côté d'un champ de panneaux solaires puis avons croisé quelques vignes où le raisin était fort appétissant. Comme nous ne sommes pas des larrons, nous n'y avons pas touché, et de toutes manières, nous n'avions plus faim du tout !

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Des arbres, des vaches, des bottes de foin, tout ça était vraiment beau mais nous commencions à sentir la fatigue... pourtant nous n'avions même pas marché 4 kilomètres et surtout nous avions un peu trop mangé ! Mais oui, mais ce dessert au chocolat était tellement, tellement, tellement délicieux !

 

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Arrivés en haut d'une côte qui m'a paru pénible parce que j'étais vraiment lourde, on a décidé d'un commun accord avec nous même, de ne pas faire l'autre boucle et de la garder pour plus tard et de plutôt en profiter pour flâner autour du lac.

 

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Du coup, direction le lac, sans autre discussion, avec un peu d'ombre, des canards, de l'eau des reflets et une table et ses bancs qui furent les bienvenus pour nous poser.

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Et puis ? Et puis on est retourné à la voiture. Et puis avec la voiture on est retourné à la pâtisserie. Oui, lecteurs, on le sait, c'est MAL de manger trop de pâtisserie, surtout quand on est déjà bien lourdauds, mais c'était pas pour tout de suite, c'était pour anticiper le dessert du soir et du lendemain. Et puis, on ne vient pas souvent. 

Par contre nous étions bien décidé à terminer la randonnée, nous sommes donc revenus trois jours plus tard, un après-midi pour terminer ce grand 8 en 2 fois 4 kilomètres (maintenant, tu comprends le titre !). On a un peu fait du freestyle pour le départ et avons suivi le chemin de Saint-Exupéry. J'ai convoité des ballots, un palmier et la lumière au bout de la route. Détail important : cette fois-ci, on avait notre sac à dos !

 

 

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Je me suis amusée d'une cloture toute de bois vêtue et d'une merveilleuse toile d'araignée - et pourtant, moi les araignées, je ne les aime pas du tout !.

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J'ai retrouvé Mirande avec plaisir derrière moi !

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Et quand nous avons rejoint la départementale principale, nouvelles jolies rencontres avec deux biches en train de se régaler dans une prairie aux herbes immenses. Voyez, y'a pas que nous qui sommes gourmands !

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Nous avons bifurqué sur la droite, ébahis encore une fois par ce que nous voyions et nous nous sommes engouffrés dans un chemin mystérieux frayé parmis une haie paysagère pour commencer et un petit bois.

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Tu entends ? Tu l'entends ? Dis ? Tu l'entends le bruit léger du craquement des brindilles et des feuilles sous nos pas ? Tu l'entends le silence prenant de la forêt, dis tu le sens le petit air frais qui caresse ton visage ? Tu les sens les odeurs de lichens, de mousse, d'écorce, de feuilles... Je kiffais. Et même, je surkiffais l'ambiance. 

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Après ce moment de grâce sur le chemin forestier, terminé sur un chemin herbeau, retour sur le bitume. J'ai bravé le danger, j'ai sauté par dessus un fossé pour aller au milieu d'un champ en friche : j'avais un but, voir Mirande au soleil ! Je n'ai pas été déçue du voyage.

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En chemin nous avons croisé de beaux légumes de saison. Si quelqu'un veut m'acheter l'une de ces photos 1 million d'euros (à l'instar de la photo de pomme de terre achetée au même prix), qu'il n'hésite pas. 500 000 ? 100 000 ? 10 000 ? 1000 ? Non ? 100 ? Quoi 10 ? 1 euro ? Comment ça tu veux pas acheter ma photo de cucurbitacée gersoise ? 

 

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Et puis au bout de la route, nous avons retrouvé le lac, la ville, l'église... la fin du périple approchait !

 

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Le temps de croiser un arbre rouge, un rouge-queue, un banc et quelques feuilles rougies par l'automne, nous étions déjà arrivés à la voiture.

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Je te laisse deviner ce que nous, avérés, certifiés, tamponés, labellisés gourmands, avons bien pu aller faire ensuite..

 

Posté par wawaa à 19:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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