... ou originalement superbe ! Choisissez ! Bon, allez, ça y est... je recommence avec les orchidées sauvages. C'est que nous sommes le 6 février et que dans moins d'un mois, la floraison va commencer dans le Gers. J'imagine déjà mes futures escapades dans les prairies sauvages à l'affût de l'orchidée sauvage du moment. Ah, quel plaisir en repensant aux heures passées au milieu des prairies sauvages, dans le calme de la nature, à respirer l'air pur et observer les petites fleurs ! Quel plaisir à l'idée de réitérer, de repartir à nouveau, de revoir mes chères orchidées ! Je pourrais déblatérer longuement sur la joie que m'apporte la chasse à l'orchidée sauvage, et comme j'ai déjà bien souvent déblatéré sur le sujet, je vais en venir au sujet principal de cet article. Cet ophrys, je l'ai découvert le 12 avril 2014, alors que nous refaisions, mon mari et moi, la randonnée du chemin des orchidées à Simorre. Je vous avais raconté la randonnée dans son intégralité ICI et j'avais aussi promis de parler de l'ophrys de Gascogne ultérieurement, plus en détails. Ce "ultérieurement" fut un peu long, je le conçois, mais mieux vaut tard que jamais ! Et quoi de mieux qu'une orchidée dont je n'avais jamais fait le portrait pour commencer la "pré-saison" des orchidées 2015 qui pour le moment tentent sûrement de résister à la neige et le froid ?

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Comme tous les ophrys,c'est une fleur à l'allure étrange, imitant l'insecte, avec quelques airs que je qualifierais d'extraterrestres ! On la connait bien depuis 1969, année où on a marché sur la Lune, astre sur lequel l'ophrys de Gascogne ne poussait pas, mais surtout année où, une fois bien découverte dans le Gers, on a pris soin de la décrire. 

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J'ai feuilleté longuement mon guide, avant d'être sûre que c'était bien un ophrys de Gascogne. C'est qu'il ressemble à ses cousins ophrys bruns et ophrys silloné. Finalement, après une longue observation, j'ai décrété qu'il s'agissait de l'ophrys de Gascogne, notamment parce que ses bords latéraux sont rabattus et ses couleurs plutôt vives !

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Pour le trouver,  il faut explorer les prairies calcaires, plutôt sèches, souvent à proximité de chênes pubuscents et ne rechigne pas, contrairement à ses acolytes ophrys, à fleurir dans des zones exposées au Nord. Dans le Gers, ce taxon est surtout localisé en Astarac. Et on le trouve dans une grande prairie sauvage pentue, quand on randonne sur le chemin des orchidées de Simorre. J'ai d'ailleurs parfaitement repéré l'endroit ! 

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On ne la croise pas facilement, cette orchidée ! Et sa rareté la rend encore plus précieuse ! Personnellement, je la trouve originale, superbe, avec un potentiel comique incontestable. Elle a un drôle de minois, une tronche étrange, un aspect surprenant. En latin, on l'appelle Ophrys Vasconica... elle est finalement l'emblème orchidesque de la Gascogne !

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Ce fut donc, une fort agréable découverte, surtout que, secrètement, je rêvais d'enfin la trouver lors de mes pérégrinations botaniques !