28 décembre 2012

Le lendemain de l'apocalypse : le paradis des Pyrénées.

Certains croyaient qu'on allait tous être foutus. Que la terre allait disparaître, l'apocalypse détruisant avec elle l'humanité tout entière. Le lendemain de l'apocalypse annoncée, j'ai bien cru que tout était vrai quand j'ai mis le nez dehors. Tout était si beau : était-ce donc ça le paradis ? Cette vue imprenable sur mes Pyrénées, et ma campagne environnante ? Non, l'apocalypse n'avait pas eu lieu, ils avaient un peu trop extrapolé ceux qui avaient cru à la prédiction maya, ceux qui pensaient avoir su l'interpréter. Je n'avais jamais été aussi vivante que ce jour-là, à me balader à 8h du matin sur le petit chemin derrière la maison en fredonnant des airs de gospel : mon préféré dans ces cas là est sans doute "Oh oh freedom, oh oh freedom, oh oh freedom over me". Car c'est toujours sur ce chemin que commence mon sentiment de liberté. Tout était intact, bien à sa place, rien n'avait changé, je me rendais juste un peu plus compte de la préciosité de ces choses, de ces endroits, de ce monde et surtout de mon département, de mon Gers qui m'offrait depuis deux jours déjà, un panorama paradisiaque sur les Pyrénées. Alors que voulez-vous, cette vue sur les montagnes, la silhouette des arbres dénudés, ce ciel matinal teinté de rose, mauve et autres nuances, c'était à en frémir de bonheur. 


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Mon cher arbre était lui aussi bien droit sur son tronc étendant toujours ses ramifications de manières aléatoires mais tellement artistique. Lui aussi, admirait les montages et j'ose espérais que le pic qui lui fait face l'admirait en retour. L'un et l'autre se complètent si bien. Le bonheur c'est si simple parfois.

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Les cimes les plus pointues me paraissaient plus douces, sans doute du fait que le ciel me donnait un sentiment de bien-être. Pas un bruit, sauf peut-être quelques oiseaux, quelques animaux dans les feuillages.

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La vieille grange aussi prenait les allures d'un poème. Elle qui encadrait à merveille ce paysage montagnards blanchi par la neige hivernale. 

 

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Une idée me traversa l'esprit. Je rentrai comme une furie à la maison en disant "Quelqu'un peut-il me conduire au point culminant du Gers ?". N'ayant pas ma voiture et l'interdiction médicale de conduire, il me fallait un généreux chauffeur. Mon père n'hésita pas, il a mis sa veste en deux temps trois mouvements. Une pause sur la route, vers Mont d'Astarac, histoire d'admirer le paradis sur terre. Et puis en avant vers le Mont Blanc gersois.

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J'aime l'appeler le Mont Blanc gersois parce que c'est le point culminant du Gers. Avec ses 377 m, il n'est pas forcément impressionnant mais la vue y est extraordinaire. Autant vous dire que je me suis régalée les quelques minutes passées là-haut. Le Pic du midi du Bigorre d'un peu plus près, d'un peu plus haut, les autres montages dont je retiendrai un jour le nom, les paysages colorés, le manteau neigeux et moi si humble devant tant de force et de beauté.

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Difficile de quitter l'endroit. La petite chapelle Saint-Roch a bien de la chance de se trouver perchée là. Mais rentrer était aussi une bonne idée car j'allais pouvoir aller flâner à nouveau sur le chemin derrière la maison.

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Sur le chemin du retour, j'ai passé mon temps la bouche ouverte à regarder par la vitre, à dire que c'est beau. C'est vrai c'est beau. C'est magnifique, c'est superbe, c'est splendide, c'est mirifique, c'est étonnant, c'est hallucinant, c'est extra, c'est passionnant, c'est sublime, c'est incroyable, ce ne sont pas les mots qui manquent. A peine sortie de la voiture, je repars derrière la maison, MON pic me fascine toujours autant, la luminosité a déjà changé.

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Sur les cimes, la lumières se bat avec les nuages. Il y a des nuances enivrantes. Je regarde, je regarde, je regarde encore : je suis fascinée, comme à mon habitude.

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Je m'étonne de voir ces masses rocheuses et enneigées surgir de ces paysages champêtres : l'inattendu est au rendez-vous. Tout ça est finalement assez unique, et c'est moi, moi seule qui suis à ce moment là spectatrice : égoïstement je profite de ces instants.

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Je rentre à la maison, ravie, évidemment. Et dans l'après-midi, je repars au même endroit découvrant des montagnes un peu plus discrètes et pourtant pas moins belles. Il est 16h, le soleil commence à se coucher, c'est que les jours sont courts en ce moment !

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Depuis 8 ans, il m'a été souvent donné de voir les Pyrénées, de les admirer, mais je crois que j'avais rarement eu l'occasion de pouvoir les observer toute la journée... 

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Le bonheur c'est aussi prendre le temps d'apprécier ce qui nous entoure. Voilà ce que m'ont raconté les montagnes ce jour-là.

 

Posté par wawaa à 08:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur Le lendemain de l'apocalypse : le paradis des Pyrénées.

  • de belles horizons chez toi... les miennes sont tellement plates qu'il m'est difficile de me les imaginer comme fond de jardin !

    Posté par mamou, 28 décembre 2012 à 15:54 | | Répondre
  • J'adore l'ambiance rosie du matin!

    Posté par Eva, 02 janvier 2013 à 09:31 | | Répondre
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