Voici, pour introduire ce concours, la rediffusion d'une interview déjà parue sur ce blog l'an dernier. Les mots de Sylvie Riba, il n'y avait que ça de vrai pour accompagner le lot qu'elle offrira au gagnant de ce concours aujourd'hui culinaire !

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« Mon métier m’a permis de faire de sacrées rencontres ! »



Toi et la cuisine, ça a commencé comment ? Parle-nous de ton métier ? 

« La cuisine et moi ? Bouhhh, combien de pages m’accordes-tu ?Je dirais que cela commence tout d’abord par des souvenirs culinaires et olfactifs de plats familiaux : la soupe dans un toupin sur le coin de la cuisinière à bois, qui mijote la matinée, réalisée avec les légumes ramassés le matin même dans le jardin, les poules au pot, les daubes, les salmis de palombes et ris de veau, les volailles rôties (rhooo, le poulet rôti de ma tatie, la dinde farcie que fait ma maman), les beignets,  les millassons, le riz au lait chocolaté, les babas au rhum, les frangipanes et saint honorés d’un célèbre pâtissier du coin, Daugé à Aire sur Adour, car bien que dans ces desserts cités, je ne mangeais que du millasson, j’ai encore en mémoire les repas de famille qui se terminaient immanquablement par ces sacro-saints desserts.  Quand je rentrais chez mes grands parents paternels et que le parfum de la soupe de légumes nous chatouillait les narines, ou bien quand nous rentrions de la messe le dimanche matin et que l’odeur des sauces réalisées par mon grand père maternel nous enveloppait jusqu’à l’heure de la dégustation, ces souvenirs font partis de mon univers culinaire et ont orienté je suppose ma façon de cuisiner.

Ensuite, les dures réalités de la vie m’ont peut être mis une cuillère en bois dans la main, qui sait ? Ma maman partant travailler avec des horaires peu faciles, je me souviens que je prenais ses livres de cuisine pour faire des recettes, et ma sœur faisait les desserts. Mes premières recettes un peu originales, je m’en souviens encore : le chou fleur à la polonaise, et le pilaf de moules à l’orientale…D’ailleurs, avec ma sœur, nous avons pu dénicher les livres de cuisine et de desserts qui nous ont appris pas mal de choses. Quant à mon métier, c’est une découverte totale, une rencontre, un coup de foudre !

Pour résumer : internet/ un assistant culinaire/ devenir grand-mère/  un forum/ un pseudo/ une belle amitié avec un autre pseudo/ un nouveau blog / la découverte de mon premier FLEXIPAN®/ / la perte d’un emploi/une découverte culinaire/ et ma rencontre avec l’univers de l’atelier culinaire, une autre façon d’aborder la vente à domicile, un métier que je n’aurais voulu faire pour rien au monde, et pourtant, donc une ouverture d’esprit, et là… Je suis tombée dans le toupin ! Quand j’enfile mon tablier Guy Demarle, j’entre en scène, j’ai le trac quelques secondes, et puis je me lance dans l’atelier et je deviens animatrice, libérée de mes complexes, j’exerce mon métier, ma passion.

Depuis j’ai changé d’assistant culinaire, de forum, mais pas de pseudo et encore moins de métier, et j’aime toujours autant les toupins à l’ancienne que mon matériel de cuisine que je présente lors de mes ateliers. 

 

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 Crédit photos : Sylvie Riba

Et grâce à ce métier, je peux partager ma passion de la cuisine, faire des rencontres fabuleuses, transmettre mes astuces et aussi apprendre, faire partie d’une société française et dynamique, qui allie tradition et modernité,  et en vivre ! Pas mal non ? »

 

Ton blog/site fourmille de bonnes recettes. Qu'est-ce qui t'as donné envie de bloguer et d'où vient ce joli nom de « Quand ma plume chatouille mes cocottes » ?

« Je blogue depuis plus de 5 ans, un premier blog ouvert sur MSN, un blog plus personnel, ouvert à mes amis, où je maniais plus mes maux et mes mots qu’autre chose. Puis un ami informaticien me propose de basculer vers un site, connaissant ma curiosité informatique, et j’ai découvert un autre univers. Lorsqu’il a fallu baptiser mon site, car il s’agit d’un site et non pas d’un blog (ce n’est pas la même maintenance !!!), j’étais à court d’idée, et j’ai sollicité quelques « copinautes » d’un forum dédié à la cuisine, notamment la merveilleuse blogueuse Ottoki, en demandant que figurent les mots « plume » et « cocottes », plume pour l’écriture et aussi la plume d’oiseau qui n’est jamais loin de moi quand je suis chez moi (oui, un doudou plume à 41 ans, ça craint, mais j’assume !) et les cocottes, pour mes cocottes en fonte et culinaires, sans qui je me sentirais démunie en cuisine. Je n’avais jamais touché un moule FLEXIPAN® à ce moment là. Quand Ottoki m’a soumis « Quand ma plume chatouille mes cocottes », cela m’a tellement fait rire, que ça a fait tilt : mon blog était alors officiel.



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C’est grâce à ce blog que ma passion pour la boulange est née, en rencontrant virtuellement des blogueuses qui ont été des sources d’inspirations incroyables, aujourd’hui encore. Puis c’est aussi à cette époque que j’ai reçu mon premier moule souple, que j’ai été conquise et convaincue d’avoir dans les mains un véritable objet professionnel, et aussi à cette époque que j’ai un peu délaissé ma plume d’écriture pour me consacrer à ce que j’aimais : la cuisine. »

 

Il y a aussi dans ton blog des articles qui racontent tes balades gersoises. Pourquoi ? Et quel est ton endroit fétiche dans le Gers ?

 

« Je suis contente que tu me poses cette question ! Mon métier (on y revient !) m’a permis de faire de sacrées rencontres, notamment la tienne ! En découvrant Gersicotti Gersicotta, j’ai été stupéfaite de découvrir le Gers, j’ai mesuré mes lacunes, j’ai eu envie de le voir autrement. Tu m’as permis de rencontrer Monique, blogueuse amoureuse du Gers et de son beau village, et puis aussi Hélène, notre libellule. Et que dire de la découverte de la palmeraie du Sarthou …

Mais il y a eu NOTRE rencontre cet été, après la fête de l’auberge de Bardigues, et notre visite de Larressingle et Fourcès, et je peux t’avouer que je ne regarde plus les vieilles pierres de la même façon, je traque visuellement les fenêtres à meneaux et les octaèdres, et cela , où que j’aille. Etre passée depuis tant d’année devant l’église de Luppé Violles sans m’arrêter, avoir traversé Manciet sans même imaginer ce lavoir… J’aimerai prendre le temps de faire découvrir « mon » coin du Gers… mais je manque de temps, mon blog s’impatiente, trépigne… Je sais déjà où t’amener lorsque nous nous baladerons ensemble…

Quant à mon endroit fétiche, les deux premières images qui me viennent, c’est quand j’ouvre le volet de ma cuisine et que je vois le plan d’eau (une mare !) avec le bois derrière, ou quand j’immortalise l’arrivée du soleil à l’horizon servant d’écrin à un chêne majestueux dans un champs voisin… »

 

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 Crédit photos : Sylvie Riba


Si je te dis gastronomie gersoise, tu me réponds …

 

« La cuisine du canard !

… Et la cuisine du cochon !

Parce que tout cela me renvoie à des repas de famille, des repas de voisins, les dépiquages et les « pèle porcs »,  la convivialité, le partage, l’entraide, les grandes tablées, la joie, et comme autour de ces tables, il ne reste  pratiquement plus que des souvenirs, j’avoue, ce genre de gastronomie me laisse nostalgique. Tout tend tellement vers une uniformisation des choses, une aseptisation des traditions tant et si bien qu’elles ne pourront perdurer, qui pourra encore trouver normal de laver les canards gras au savon de Marseille, peler les boyaux des cochons avec les osiers, et souffler dedans pour traquer le moindre trou qui ferait éclater le boudin dans la chaudière, regarder les anciennes remuer le boudin ensanglanté dans le « pasterot » en bois, graisser les croustades avec la plume d’oie, nettoyer la vieille poêle d’un âge incertain ave une page du journal… Le modernisme je n’ai rien contre, je ne sais pas si je me fais comprendre, mais  je me languis de ces fêtes épicuriennes autour du canard ou du cochon, où les gosses ne pouvaient comprendre les anciens qui parlaient patois. »

 

Le mot de la fin (ou de la faim) ?

« Merci de m’avoir prêté ta plume, j’ai été bien bavarde, merci de m’avoir donné envie de faire un millasson pour le goûter, un  salmis de palombes pour les prochaines fêtes, merci d’être toi, et cette belle personne que tu es, merci pour ta passionnante aventure gersoise sur Gersicotti Gersicotta, et j’ajouterai qu’il ne peut y avoir de mot fin entre nous.

Et pour conclure :

Je t’attends pour déguster un pastis landais, avant d’aller enquêter chez le pâtissier gascon pour démêler ou emmêler cette future célèbre histoire de la croustade qui se voulait pastis, quand ce n’est pas la tourtière qui s’en mêle, pour des mêlées au centre du terrain, et pour terminer cette histoire sans faim au centre d’une table pour une 3ème mi-temps. »

 

 

Merci à Sylvie Riba pour cette interview passionnante qui nous a fait voyager avec ses souvenirs gastronomiques ! Rendez-vous sur SON SITE pour une promenade bien gourmande !

 

Et à l'occasion du concours des 4 ans de ce blog, Sylvie Riba vous offre un super moule FLEXIPAN® et son livre de recettes : le tout pour faire d'extraordinaires petits fours ! L'été approche et ce ne sont que de belles idées pour les apéros en famille et entre amis.

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Comment gagner ce cadeau gourmand ? Il vous suffit de répondre aux 2 questions suivantes :

-Quelle est la recette de Sylvie Riba alias Mamy2yumi qui vous met le plus l'eau à la bouche ? (indice)

- Quand Sylvie Riba a-t-elle commencé son aventure Guy Demarle ? (indice)

 

 

Vous avez jusqu'au samedi 16 Juin 2012 23h59 pour participer. Le gagnant sera tiré au sort parmi les commentaires ayant donné des réponses correctes. Et à demain pour un tout nouveau concours !