16 mai 2011

Déclic : le marathon photo auscitain 2011, épisode 1

 

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Fin Mars ma maman m'a envoyé un message dans lequel un lien me redirigeait vers un article de la Dépêche annonçant que le 14 Mai se déroulerait, à Auch, un concours photographique. Il s'agissait d'un marathon photo dans les rues de la ville soumis à plusieurs thèmes avec un temps imparti pour chacun d'eux. Je trouvais l'idée géniale et je nous y ai inscrits, Denis et Moi, comme équipe de photographes amateurs parce que, même si je ne suis pas une professionnelle de la photo, j'avais envie de tenter l'expérience et surtout j'étais extrêmement curieuse de savoir comment cela allait se dérouler et quels pouvaient bien être les thèmes proposés.

Ce concours, intitulé « Déclic » était organisé ce samedi donc, par l'association IMAJ' qui oeuvre à se faire rencontrer, s'exprimer les jeunes artistes et mettre en avant leurs projets. Soutenue par la communauté de Communes du Grands Auch, ils aident les jeunes notamment avec le BIJ' soit le Bureau Information Jeunesse (qu'on prononce bije , parce que moi, je prononçais à l'acronyme « Béhiji » et une auscitaine s'est bien moqué de moi !), l'espace IMAJ' MULTIMEDIA aussi appelé CYBER-BASE GRAND AUCH qui permet d'avoir accès aux nouvelles technologies et notamment à la bureautique, l'informatique, internet et et qui propose des ateliers, stages, de l'aide bienvenue quand on n'a pas la possibilité d'avoir tout ça à la maison ou quand tout simplement on n'a aucune base en la matière, et enfin l'espace IMAJ' MUSIQUE ou CRI'ART où des musiciens peuvent répéter, apprendre, enregistrer et être accompagnés … et ces listes sont non exhaustives !

 

Bref, autant de bonnes raisons d'aller à la rencontre de l'association mais aussi de participer au concours. J'ai attendu avec grande impatience ce jour parce qu'il signait un retour bien que court dans le Gers, et je commençais à entrer dans une période de grand manque. Revenir pour un marathon photo, je trouvais l'idée très excitante ! Arrivé la veille chez mes parents, il faisait un temps superbe ! Les prévisions météorologiques prévoyaient de la pluie battante mais je n'y croyais pas, c'est bien connu que la météo se trompe souvent.

 

Samedi matin, en partant vers Auch j'étais inquiète. De gros nuages gris et de la pluie, de la pluie, de la pluie … Quelle poisse ! J'avais peur que ce soit annulé pour la simple et bonne raison que courir dans la ville sous la pluie c'était risqué : les gens allaient se choper la crève, abimer leur matériel ou glisser sur les trottoirs, je ne sais quoi d'autre. J'avoue que ça m'a un peu miné le moral sur le coup parce qu'en plus, n'étant pas non plus pro au niveau de la photographie, je me savais peu douée pour mettre en valeur quelque chose par temps gris. Certes, comme je dis toujours, ça peut donner un côté ténébreux intéressant, mais pourquoi ce jour-là ?

 

Arrivé au BIJ' vers 9h40, je suis un peu intimidée par tous les gens présents dans le petit espace où sont proposés boissons chaudes et gâteaux. Je me fais discrète et un tantinet associable... oui, c'est inexplicable, mais je pense que la pluie m'effrayait, j'avais peu que le concours soit annulé et que la journée ne soit pas comme je l'imaginais... 

 

Mais le concours était maintenu, et on nous a même dit que le soleil était prévu quand même. Séance photo de l'assemblée. La présidente et un autre membre de l'association nous ont présenté les lieux et rappelé le règlement succinctement car sur un panneau video, le compte à rebours tournait … et à 10h00 pétante s'est affiché le premier thème alors que nous devions encore faire une autre photo de groupe pour la Dépêche.

 

Ce premier thème ? Certaines personnes ont dit « évidemment ! », « c'était attendu ! », « c'était logique ! ». Je n'y avais moi, personnellement, même pas pensé. Je n'avais même pas su imaginé les thèmes qui pourraient être proposés puisque j'étais curieuse de les découvrir... En même temps, c'est la première fois que je participais à ce type de « concours ». Le premier thème ? « L'Art dans la ville ».

 

Le thème ouvrait les portes à énormément de choses et donc paraissait « facile » à beaucoup surtout quand on sait qu'Auch est une ville d'Art et d'histoire … Mais le règlement stipulait bien que le jury se préoccuperait de l'originalité, de la créativité des clichés. Bref il ne suffisait pas de proposait une superbe photo de la cathédrale, d'une statue, ou d'autre élément de l'art dans la ville. C'est là que commençait mon désespoir, toujours à cause de la pluie.

 

Denis lui était toujours aussi enjoué. Mais moi, ça n'allait pas. Que prendre en photo et comment ? Et comment faire avec ce temps trop gris à mon goût ? Nous marchons et je lui dis « il nous faut absolument un parapluie... un parapluie coloré. ». Je ne lui explique rien de plus, réfléchissant à mon idée tout en marchant. Je vois passer dans la rue des gens avec de magnifiques parapluies de toutes les couleurs. J'en veux un pareil. Nous commençons donc le marathon photo... par une séance de shopping et lèche-vitrine. Entrant dans les boutiques pour quémander un parapluie. Soit c'est trop onéreux soit il n'y en a plus. En passant sur le pont de la Treille, nous apercevons, sur le mur d'un batiments, des toiles enfantines, celles qui avaient été réalisées par les enfants en 2008 sur le thème du cirque, à l'occasion de l'exposition « Auch, la ville amie des enfants » . J'avais beaucoup aimé cette exposition colorée qui avait envahie le pont de la Treille ! Du coup, nous nous sommes détournés quelques secondes de l'objectif parapluie pour tenter le cliché. Un premier puis un second... Mais ce n'était pas pour moi très créatif que de faire « un copié-collé  photographique », si c'était joli, ça ne collait pas avec le but du concours qui primait la créativité sur la technique et Denis était bien d'accord sur le fait. Il fallait réfléchir et penser et ça c'était pas gagné.

 

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Nous avons tenté une ou deux autres prises de vue, en incluant de la verdure ou la tour d'Armagnac.

 

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Nous avons repris ensuite notre quête de ce fameux parapluie. Nous finissons par entrer dans le petit supermarché près du pont de la Treille, et je trouve exactement le parapluie que je veux. Une fois ce parapluie trouvé, mes idées sont beaucoup plus claires et j'explique à Denis qu'il y a, au bord du Gers, une sculpture tout à fait surprenante, atypique, que je n'ai jamais trouvé à mon goût, mais qui, sous un certain angle, se trouve dans la ligné de la tour d'Armagnac et de la cathédrale et qu'avec le parapluie, Denis pourrait se lancer dans l'art du cirque... Ce monument a été érigé en souvenir des inondations qui ont ravagés la ville il y a quelques décennies.

 

L'idée était donc de mettre en avant plusieurs « arts » dans la ville : cette sculpture donc, misant sur l'art contemporain, la tour d'Armagnac et la cathédrale misant sur l'art architectural, et Denis, sa pirouette et son parapluie coloré, misant sur l'art du cirque (petit clin d'oeil à Circa !) et l'art pictural aussi de part les couleurs ajouté à ce panorama qui subissait le grisonnant des caprices climatiques. Et donc, quelque part, la pluie devenait un atout, car sans ça, je n'aurais pas songé à faire l'acquisition d'un parapluie coloré pour mettre de la couleur dans mes photos dont je craignais le rendu trop fade. Et les sauts de cabris de Denis dans tout ça, ça a donné quoi?

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Une des photos prises nous paraît correspondre à nos attentes et au thème, mais nous ne devons pas nous arrêter là, nous avons deux heures et donc la possibilité de trouver le lieu, l'endroit, le cliché. Nous devenions pour cette journée de vrais « artistes-explorateurs », ce que nous ne sommes pas forcément dans la vie de tous les jours. Et avec ou sans talent, avec ou sans connaissance en matière de techniques photographiques, nous pouvions nous amuser et laisser libre cours à notre imagination. Nous avons commencé à sentir l'excitation nous envahir, nous avons commencé à pétiller d'idées bonnes ou mauvaises peu importe, nous avons commencé à intéragir, à voir la ville autrement, à visualiser tout son potentiel artistique auquel on ne pense pas forcément quand on la visite ou quand on la cotoie régulièrement. Nous avons ensuite l'idée de le prendre en photo sautant entre les deux pilliers de la sculptures …

 

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« Tu crois qu'une croix en fer forgé ça peut être considéré comme une forme d'art  ? » disais-je à Denis. « Oui ! », c'était évident, mais c'était là une manière de lui amener mon idée. « Qui pourrait songer à photographier une croix en fer forgé en dehors de moi ? », ajoutai-je, pensant quand même à la compétition, qui, même si au fond, nous nous savions bien loin de rivaliser avec les autres, mettait du piquant à la journée ! Je lui disais ça parce que je lui fais souvent des caprices quand on se balade pour prendre en photo les croix en fer forgé que je croise car je les trouve toujours splendides et je les considère véritablement comme des oeuvres d'art ! Direction donc, la place des Carmélites via l'escalier monumental où la statue de d'Artagnan nous interpelle devant le métal jaune de la grue des travaux de rénovation.

 

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Arrivé tout en haut, à l'observatoire du temps, autre oeuvre d'art rappelant les inondations par le texte du déluge, nous croisons d'autres équipes de photographes. Denis me dit «  Et si on photographiait un appareil photo en action ? ». Je m'intéresse à l'un des participant, à genou, concentré, happé par son travail, l'oeil presque ancré dans son objectif...

 

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Il y a trop d'équipes de photographes dans ce secteur et nous ne voulons pas les gêner et « copier » l'idée, même si ce n'était pas « volontaire ». Nous arrivons près de la grande croix de la place des Carmélites. Et là c'est le drame ...la pluie tombe à flot et il faut faire avec... Sauf que je voulais que Denis pose avec le parapluie, je voulais qu'il imite le fameux « penseur »... Mais pour ça, il fallait que je subisse les énormes gouttes d'eau qui nous tombaient sur la tête, tout en protégeant mon appareil photo auquel je tiens ENORMEMENT. Nous improvisons. Je m'abrite sous ma veste polaire et je fais ce que je peux pendant que Denis joue encore les modèles. Je m'agenouille dans l'escalier qui descend derrière la croix pour avoir un angle intéressant. Mais je me dépêche trop parce que je suis trempée et les photos ne nous conviennent pas vraiment.

 

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C'est aussi ça , l'improvisation, c'est tenter des choses, sans forcément avoir des réussites, mais c'est aussi voir si nos idées peuvent être concrétisées, si on peut en tirer quelque chose, c'est persévérer aussi.

 

En nous dirigeant vers la maison Fédel qui abrite l'office du tourisme, nous tombons sur la statue de Du Bartas, cet écrivain, poète gersois du XVI e siècle, perdu au milieu des voitures et scooters … et autour de laquelle nous avons envie de tester notre « imagination ». Tout colle bien avec le thème « l'art dans la ville ». La sculpture, l'écriture, toujours la petite pointe de couleur et de cirque avec le parapluie qui protègera humoristiquement le personnage bien chapeauté, le couvent des carmélites en arrière plan pour l'architecture et la ville avec tous les véhicules qui l'entourent. Nous aimons l'idée et clic ! Deux clichés pris selon l'orientation des couleurs du parapluie, parce que ça nous paraissait important, ce genre de détail.

 

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Nous continuons. Sur la place de la cathédrale, il y a le marché. Les tours sont toujours aussi belles et je découvre avec grand plaisir que la rénovation de la seconde tour est en train de se terminer puisqu'une partie des échafaudages a été enlevée. C'est un régal !

 

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Sur le marché, une très sympathique marchande de croustade nous autorise à photographier cet art culinaire typique de la région. Nous n'oublions pas d'encore placer notre parapluie coloré, parce qu'il nous plait ce parapluie et que je dirai qu'il nous aide dans notre processus de « création ».

 

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Nous estimons à ce stade, avois suffisamment de « clichés » et nous craignons d'en avoir trop et d'avoir du mal à choisir. Surtout que choisir ne peut pas se faire en visionnant les clichés affichés en plein écran d'ordinateur, comme nous l'ont expliqué les organisateurs. Pour des raisons logistiques, c'est beaucoup plus simple pour eux mais surtout ça permet de favoriser « l'idée », « la créativité », à la technique et d'éviter de choisir un cliché par qu'il a de belles couleurs, un beau cadrage mais ne bénéficie pas de la petite touche « créative »... Bref, nous devons choisir, avec l'écran de notre appareil photo.

 

Nous nous posons pour cela dans un petit salon de thé, autour d'un thé caramel vanille et d'un chocolat chaud, notant les numéros des photos que nous préférons... De retour au BIJ', nous donnons notre carte photo aux organisateurs et faisons télécharger les deux photos suivantes :

 

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Elles sont pour nous, celles qui nous ont mis les méninges le plus en actions, celles qui, surtout, nous ont les plus amusés, celles pour lesquelles nous avons le plus rigolé, celle que nous trouvons les plus représentatives de notre interprétation du thème... «L'art dans la ville ». Peut-être sommes-nous peut être trop enfantin, terre à terre ou je ne sais quoi d'autre, mais l'important a été de s'amuser et surtout de s'exprimer à notre façon...

 

 

Suite à ces téléchargements, nous avons découvert le thème suivant qui allait nous demander de réfléchir encore plus … mais ça je vous en parle ultérieurement !



Posté par wawaa à 11:24 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


Commentaires sur Déclic : le marathon photo auscitain 2011, épisode 1

  • Fantastique Sylvie!!! Le saut en parapluie coloré j'aime aussi!! Je croise les doigts pour vous!!!

    Posté par monique coelho, 16 mai 2011 à 11:32 | | Répondre
  • J'aime beaucoup la première. Le côté sobre de la sculpture tranche avec les couleurs vives du parpluie, le ville derrière, très bien.
    Dis donc il est sportif et drôlement sympa ton Denis, bravo vous avez été courageux d'affronter le temps gris de ce samedi.

    Posté par ludivinne, 16 mai 2011 à 14:18 | | Répondre
  • Disons qu'à partir du moment où on a vraiment pris le marathon comme un jeu, on s'est éclaté et on a complètement oublié le problème que pouvait être la pluie ...on l'a même retourné à notre avantage car sans la pluie, pas de parapluie coloré, pas de folie "parapluiesque" !!!

    Posté par wawaa, 16 mai 2011 à 14:33 | | Répondre
  • les maman ont toujours de très bonnes idées ! très sympa l'initiative dans la ville d'Auch ! L'art dans la ville : moi je trouve cela plutôt bien difficile car s'il y a bien un sujet bâteau c'est bien celui-là ! alors bravo pour les sauts de mouflon du modèle qui a mis en mouvement un joli parapluie ! L'appareil photo en action est mon préféré car il met en évidence un art, celui de photographier et au delà des monuments à piéger (question piège !)me semble une bonne idée...moins bâteau ; l'art et l'enfance c'est sympa aussi mais a surement été bien courru ; quant aux crois en fer forgé : je suis une adepte alors dommage de ne pas en avoir vu, faut pas trop se laisser influencer....et continuer sa quête même si elle semble un peu folle...après faut voir au résultat et le numérique c'est si pratique !
    J'aime beaucoup ce challenge !

    Posté par Pat Launac, 17 mai 2011 à 17:21 | | Répondre
  • Oh le parapluie !

    Trop top le parapluie !
    on ne voit que lui et à peine la gazelle qui le brandit.
    T'as vu les croustades dans la vitrine...

    Posté par Roseline, 25 juillet 2011 à 18:34 | | Répondre
  • Que la vendeuse appelait Pastis gascons !! Flûte on n'en sortira jamais

    Posté par wawaa, 25 juillet 2011 à 20:48 | | Répondre
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