Gersicotti ? Gersicotta !

Fabuleuse randonnée Simorraine fleurie d'orchidées !

Cette randonnée portant le doux nom de "Chemin des orchidées" est chère à mon coeur. C'est un peu cette belle promenade qui m'a donné, il y a quatre ans, le goût pour la "chasse aux orchidées". L'intérêt que je leur porte est allé grandissant depuis, mais voilà, sur ce chemin là, il y a quasiment quatre ans, à deux ou trois semaines près, je découvrais trois ou quatre orchidées sauvages en passant. Comme je n'avais pas encore l'oeil entraîné et le radar automatique développé, je n'en avais pas vu énormément. Peu importe, le peu que j'avais croisé a suffi à me convaincre de poursuivre la découverte. Si on m'avait dit à ce moment là que j'y passerais plus tard des heures et des heures, à gambader dans les prairies sauvages, j'aurais, je pense, bien ri ! Si l'on m'avait dit aussi que je ferais des expositions photographiques sur le sujet, j'aurais également bien ri. Soit, je ne sais pas si je pourrai un jour me lasser de cette agréable activité, en tous cas, je sais que je trépigne d'impatience dès le mois de décembre, attendant l'arrivée du mois de Février et des tout premiers spécimens de l'année. Pensez-vous que la saison 2014, je l'ai attendue à peu près ainsi et avec beaucoup d'espoir. 2013 a été une année pleine de nouvelle découverte à ce niveau là, mais je n'ai pas encore rencontré toutes les espèces possibles... alors j'ai encore des "graals" botaniques à conquérir voilà à quoi se résument mes épopées orchidesques. J'avais donc déjà prévu depuis un moment, qu'au printemps 2014, je remettrais ça, coûte que coûte. J'ai choisi mi-avril car lors de cette période est particulièrement florissante.

C'était donc ce samedi 12 Avril. Dix jours auparavant, je regardais déjà les prévisions météorologiques. Beau temps ? Pas beau temps ? Pourra-t-on ou pas y aller ? Devra-t-on annuler ? Décaler d'une semaine ? Il y eut des prévisions de pluie et puis, elles ont disparu au fur et à mesure qu'on approchait de la date fatidique. Au final, la veille, un ciel nuageux était prévu le matin, avec de belles éclaircies l'après-midi. On a pu ! On a pu s'y rendre ! On a pu la faire ! On a pu en profiter ! On a pu !

6h55 le réveil sonne dans cinq minutes mais je n'ai aucune pitié pour mon mari que je réveille sans ménagement. Il m'a pardonnée depuis. L'enthousiasme commence à monter et puis j'ai faim, moi. Il me faut des forces. C'est pas rien seize kilomètres de marche dans les vallons gersois ! Petit déjeuner, préparation des sacs, vêtements de circonstance, vérification de l'appareil photo et de ses quatre batteries pleines et en avant. Départ à 8h10 d'Arrouède et arrivée à 8h35 à Simorre sur la place du foirail. Le temps d'acheter une baguette de pain toute fraîche pour le pique-nique et d'enfiler les chaussures de marche, à 8h45 nous étions au départ de la randonnée. A peine quelques centaines de mètres faits que déjà un orchis pourpre nous accueillait. 

 

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Nous laissions derrière nous Simorre endormie, qui commençait à recevoir de plein fouet les premiers rayons du soleil. L'église toujours aussi belle m'émerveillera toujours. Et puis, un peu plus loin, le vieux pigeonnier semblait nous sourire.

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Point d'orchidée avant un petit moment, mais un chat curieux qui se demandait sûrement ce qu'on pouvait bien lui vouloir ...

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Le temps de bifurquer sur un chemin de pierre, un puits paraissait nous saluer.

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Il ne fallut pas longtemps pour trouver la seconde orchidée sauvage de la balade. Une très belle prairie privée était couverte de hautes herbes virevoltante et au milieu de tout cela, se dressait des tas d'orchis morio.

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Sur les bord du chemin qui nous menait vers un petit bois, nous avions une haie d'honneur : de superbes orchis pourpres !

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Avant d'arriver vers le fameux bois, de grands champs jaunes, vert foncé, des paysages d'exception, agrémentaient agréablement notre balade.

 

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Au sortir du petit bois, après avoir cherché en vain d'autres orchidées, quelques chèvres surgirent des broussailles. J'eus un moment de panique, pensant que ce fût un sanglier car nous avions croisé des chasseurs et entendu le cor quelques minutes plus tôt. Mais les biquettes avaient plus peur que moi, ce qui m'arrangeaient fort !

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Nous avons pris un sentier qui avait toutes les qualités du monde : très boueux, glissant et pentu ! De quoi s'amuser à faire de la luge sur les fesses. Cependant forts de notre sens naturel de l'équilibre, nous avons évité les pirouettes inopinées, et avons très bien réussi cette épreuve angoissante... et disons-le, un peu collante. Mes chaussures me semblaient peser une tonne après cela. Mais le jeu en valait bien la chandelle puisque nous nous sommes retrouvés au milieu des prairies sauvages... Nous avons notamment fait un détour dans une oblongue prairie verdoyante tâcheté de pourpre. De loin, j'avais cru voir de jeunes anacamptis pyramidalis, il fallait donc y aller ! Nous avons suivi le tracé timide d'un animal ou d'un autre randonneur dans l'herbe. Merveille, de chez merveille, la prairie était étincelante, couverte d'orchidées sauvages, dont une que je n'avais encore jamais rencontrée : l'ophrys de Gascogne. Mais avant de trouver cette dernière, nous avons pu découvrir une myriade d'orchis pourpres tous aussi magnifiques les uns que les autres. C'est en les observant qu'on se rend compte que ce ne sont point de simples clones, mais bel et bien des individus uniques : si l'on se penche sur leurs fleurs, on admire des motifs et des formes différentes... Très certainement quelques hybrides avaient dû se glisser dans le lot. Comment ne pas succomber ?

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Et puis mes yeux ont croisé de beaux ophrys bécasses, les premiers de la saison, sans doute, car c'est une espèce très répandue notamment au mois de Mai, du moins, c'est ce que j'ai pu constater lors des années précédentes. 

 

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Et ce fut l'explosion de joie. Je scrutais le sol, faisant attention à ne pas marcher sur les orchidées tellement il y en avait, et tout à coup, j'ai aperçu une inconnue. Du moins une que je n'avais croisée qu'en photographie : l'étincelante ophrys de Gascogne, dont les couleurs varient d'un pied à l'autre. Je ne m'attarde pas aujourd'hui sur cet ophrys, je vous en reparlerai ultérieurement avec beaucoup plus de photographies, car il y en avait des dizaines !

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Nous avons bien trainé une demi heure dans cette folle prairie. A vrai dire, je n'avais absolument pas envie d'en partir ! Mais il nous restait environ treize kilomètres à faire et d'autres orchidées à (re)découvrir ! Dernier tour des orchis pourpres avant de reprendre le sentier de la randonnée.

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Nous avons donc continué notre chemin et avons atteint une bordure de route, près d'un champ de colza. Mais pour continuer il a fallu braver l'extrême, le danger, le périlleux ... admettons, un gué qui si on se loupait, aurait pu tremper nos pieds. Ce fut un peu fastidieux me concernant, car il a fallu marcher sur des bouts d'arbres. Et j'avais cette crainte continuelle de tomber tête première dans l'eau. Même pas peur d'abord ! Que ne ferait-on pas pour les orchidées ?

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S'en est suivi un bon bout de chemin sans voir d'orchidées... ou alors des pourpres ! Nous nous sommes engouffrés dans le bois d'Aguin, mais aucune orchidée en vue ! En revanche, nous avons trouvé la clef géante de cette forêt...

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Au sortir de la forêt encore et toujours de jolis paysages. Quelques orchis pourpres. Une pause déjeuner dans une pelouse sympathique, une petite sieste en regardant les nuages. Et ça repart ! Plus que huit kilomètres... 

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Sur cette seconde moitié de parcours ne nous attendaient pas QUE des orchidées ! Aux abords d'une route terreuse, deux biches mangeaient un peu d'herbe. Nous les avons observées pendant quelques minutes, elles aussi, de temps en temps nous regardaient. Bien sûr, elles ont décampé dès que nous avons repris la marche ...

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Un peu plus loin, d'autres paysages, un vieux moulin, de la verdure, l'église de Tâchoires (je présume) dans le creux du vallon...

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Et puis le retour des orchis pourpres... toujours aussi pimpants !

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Jusqu'à ce que l'on croise sur le rebord d'un fossé, un orchis mâle. Ce n'est que le troisième que je vois en quatre ans de prospection dans le Gers. Alors j'étais encore une fois, bienheureuse !

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J'étais assez impressionnée par la quantité de pissenlits qui envahissait les prés ! Mon mari, rêvait d'avoir un ventilateur géant... je vous laisse deviner pourquoi. Sans doute, les neiges hivernales devaient lui manquer ou alors se rappelait-il ce fameux jeu auquel on joue enfant, en soufflant sur ces grosses sphère blanche pour voir s'envoler les tas de petits flocons...

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Les jambes commençaient à peser lourd. Il nous restait deux petits kilomètres. Il fallait s'armer de courage. Mais les paysages en valait bien la peine !

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Avant de prendre un chemin menant directement à Simorre, nous avons trouvé d'autres orchis morio.

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 Nous sommes arrivés au pieds de l'église à 15h30... cela faisait plus de six heures que nous avions laissé la voiture. Il faisait un temps superbe, nous avions pris des couleurs, nous avions absolument mal partout, mais il nous restait encore un poil d'énergie pour aller chasser l'orchidée ailleurs ... mais ça, je le garde pour une prochaine fois. En attendant, nous avons passé une formidable journée au milieu de la nature, presque seuls au monde, entourés d'orchidées sauvages. La nature offre des moments inoubliables, des moments merveilleux. Ce genre de balade nous rappelle à quel point il est important de la protéger à tous les points de vue !

Pour la petite histoire, comme nous avons continué la prospection après nos seize kilomètres de marche ici ou là, nous sommes rentrés encore plus épuisés... à 20h30 nous dormions comme des masses. C'est bizarre, en fermant les yeux, je voyais des orchidées, étonnant, non ?

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Fin Mars 2014 : des orchidées, des orchidées et des orchidées !

Fin Mars 2014. Le vent souffle, souffle, souffle et les rafales décoiffent. Peu importe. Il fait beau et les orchidées sauvages m'attendent. Ou plutôt, je suis persuadée qu'elles m'attendent. Je pars donc à l'assaut des prairies sauvages astaracaises. Et, après une pause au Lac de l'Astarac, je pars joyeusement vers Lamaguère. Ici, les ophrys de Mars et les ophrys bruns foisonnent. Imaginez donc mon enthousiasme ...

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Et puis les orchis pourpres qui commencent à éclore, doucement, tranquillement ! Il me tarde de revenir deux semaines plus tard.

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Mais mon exploration ne s'arrête pas là ! Je pars vers Hauliès, au pied d'une falaise calcaire. Là poussent des tas d'orchidées sauvages. Et à ce moment là, également, des ophrys !

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Il y a un chemin qui s'aventure sur la falaise, mais je n'ai plus temps de me lancer dans cette découverte ! La prochaine fois !

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De retour à Arrouède, je me dirige vers l'Auberge le traquet. Sur les talus, encore cette année, fleurissent les orchis bouffons. Par chance, j'en trouve à plusieurs stades de floraison !  Quel pied et quels pieds !

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Bref, vivement le 12 Avril, que je reprenne mes explorations !

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Champs de colza et surf sur le lac de l'Astarac...

J'étais partie pour chasser l'orchidée sauvage et en arrivant aux abords du Lac de l'Astarac qui ne peut pas être, en ce moment, plus rempli, j'ai aperçu tout autour de grandes étendues jaunes. C'était comme une découverte. Pourtant chaque année en Mars et Avril, j'aime gambader dans le Gers, à la recherche de ces paysages solaires. Mais là, je n'y pensais plus, je ne m'y attendais pas, obnubilée par les orchidées sauvages, pourtant c'est de saison ! Bien évidemment, une pause s'imposait !

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Le parfum des fleurs n'était pas encore assommant. Il était encore agréable. Alors s'approcher un peu plus de ces vagues jaunes était facile.

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Le temps d'observer un papillon qui tentait de résister au vent ...

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... j'ai pu constaté que le Lac de l'Astarac se transformait en zone de surf. Du vent qui décoiffe, et des poules d'eau à l'aise sur l'eau agitée !

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Au pieds des buissons, à l'abri, des bouquets de pâquerettes ...

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Au-dessus de ma tête, un rapace tournoyant...

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Et avant de reprendre mon expédition vers les orchidées sauvages, un dernier coup d'oeil sur ce grand champ d'où surgissait un bel arbre.

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